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    Tourisme Meknès mise sur son «legs historique»

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5680 Le 21/01/2020 | Partager
    L’apport de la promotion médiatique vivement sollicité
    Un week-end presse au profit d’une centaine de journalistes
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    Un éductour spécial presse a été organisé conjointement par le Conseil préfectoral de Meknès et la Fédération internationale des journalistes et écrivains du tourisme, afin de faire découvrir la capitale ismaélienne autrement. Une ville impériale, au passé glorieux et étincelant... Le «Versailles du Maroc» (Ph. YSA)

    Conscients du rôle des médias dans la promotion de leur destination, les professionnels du tourisme de Meknès se sont associés à la Fijet (Fédération internationale des journalistes et écrivains du tourisme) pour booster leur destination.

    En effet, les deux partenaires ont  convié une centaine de journalistes marocains et étrangers à un week-end de presse. Le but est de leur faire découvrir «le Versailles du Maroc», une destination impériale qui a une histoire millénaire, indique Adil Terrab, président du Conseil préfectoral de Meknès (CPT). Pour lui, «d’importantes chaînes de TV, comme Arte et France 2, s’intéressent désormais au renouveau de la cité ismaïlienne, son legs historique, ainsi que son patrimoine universel». 

     
    Pour rappel, le célèbre conteur Stéphane Bern lui avait consacré, en 2017, une émission sur France 2. L’animateur qui a fait toutes les dynasties du monde est resté fasciné devant «le royaume de Moulay Ismaïl (1645-1727), fondateur du Maroc moderne». «Un sultan au règne étincelant souvent comparé à celui de Louis XIV, dont il est le contemporain. Il accède au trône presque par accident, après la mort de ses deux demi-frères. Il n’a que 27 ans... et son règne durera cinquante-cinq ans», confiait Bern à L’Economiste.

    Et de raconter: «Moulay Ismaïl est le sultan de tous les excès: ses 500 concubines lui donneront pas moins de 700 enfants. Moulay Ismaïl demandera même la main de la princesse de Conti, l’une des filles naturelles de Louis XIV, qui inspirera le personnage d’Angélique - «marquise des Anges» - et le célèbre épisode d’«Angélique et le Sultan»».  Et c’est justement ces «Secrets d’histoire» qui ont été présentés aux journalistes, lors des «Media impact days», tenus du 17 au 19 juillet.

    C’était une occasion pour les journalistes marocains et étrangers de découvrir les multiples facettes de Meknès et errer dans sa médina, visiter le site archéologique de Volubilis, et se ressourcer de la magie divine à Moulay Idriss Zerhoun. La principale recommandation étant de préserver le cachet authentique de la vieille médina de Meknès et veiller à sa valorisation et sa promotion comme «destination culturelle et d’un grand mérite».

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    800 millions de DH sont consacrés à la réhabilitation de la médina de Meknès. Il faut, toutefois, lutter en parallèle contre les maux qui guettent le tourisme comme le manque d’animation, l’envahissement des places historiques par les marchands ambulants (comme à Lahdim), les fous et les vagabonds… des images qui nuisent à la destination (Ph. YSA)

    Les responsables du CPT perçoivent les travaux menés actuellement avec «beaucoup de fierté» (cf. notre édition N° 5273). Ils ont été lancés, en octobre 2018, à l’initiative du Roi, pour un budget de 800 millions de DH pour la réhabilitation de son patrimoine.

    Concrètement, ce projet vise la valorisation des monuments historiques, l’amélioration de l’accessibilité ainsi que le renforcement de l’attractivité touristique de la ville. Signalons que les études pour la réalisation de ces projets ont été entamées. Et les premiers chantiers sont déjà lancés. Toutefois, ces projets n’auraient pas d’impacts perceptibles si l’on ne lutte pas contre les maux qui guettent l’activité touristique à Meknès

    . A commencer par les marchands ambulants qui squattent la place historique de Lahdim, ou encore l’envahissement des rues par les fous et vagabonds. «Aussi, il faut rapidement lancer la restauration de la médersa Bouinaniya, autre site à grande charge historique», estime-t-on.

    L’autre chantier d’une grande importance est celui de l’animation de la ville. Celle-ci devrait être à l’image d’une cité berceau du malhoun, et des troupes de Aissaoua. Pour ce dernier volet, une réflexion sur l’inscription de ces musiques traditionnelles au patrimoine immatériel de l’Unesco est vivement recommandée, à l’instar de celle menée pour les Gnaouas d’Essaouira.

    Réouverture du mausolée Moulay Ismaïl

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    Les professionnels du tourisme réclament la réouverture du mausolée Moulay Ismaïl. Réhabilité et fin prêt depuis plus de 2 ans, ce site n’est toujours pas ouvert à la visite. «Ce qui prive Meknès de raconter l’histoire de son fondateur», déplore-t-on. Pourtant, ce site pourrait drainer des milliers de visiteurs. Il faut juste que le ministère des Habous acte sa réouverture. En attendant, les opérations de restauration se poursuivent en mobilisant davantage le patrimoine culturel de Meknès et consolidant son attractivité touristique. En effet, le patrimoine historique matériel et immatériel de la cité ismaïlienne, son arrière-pays, ses multiples sites, dont celui de Volubilis, et sa richesse culturelle ainsi que sa civilisation millénaire… sont autant d’atouts qui peuvent hisser le produit culturel de la destination. Comparable aux produits culturels de Florence et Cordoue, l’offre de la capitale ismaïlienne peut se positionner sur les mêmes objectifs que ceux des villes mondiales. Meknès devrait au moins doubler ses nuitées d’ici 2023 (230.000 nuitées en 2019). «Elle devrait surtout garder son cachet authentique et lutter contre le tourisme de masse», conseillent les professionnels.

    De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

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