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    Economie

    Universités: Le nouveau bachelor est arrivé

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5674 Le 13/01/2020 | Partager
    Il démarre dès la rentrée prochaine
    Cette année servira à mettre en place le nouveau système
    Les avantages déclinés par Saaid Amzazi
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    Ce qui se chuchotait dans les coulisses se confirme officiellement: le nouveau système bachelor sera instauré dans les universités marocaines à partir de la rentrée prochaine (cf. www.leconomiste.com). C’est ce qu’a annoncé Saaid Amzazi, ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, en marge d’une récente conférence maroco-américaine à Marrakech. 

    Pour lui, l’adoption de ce nouveau système, qui prévoit l’obtention d’une licence en 4 ans au lieu de 3 ans actuellement, permettra de s’ouvrir davantage sur les systèmes éducatifs internationaux, notamment ceux des pays anglo-saxons ayant démontré leur efficacité.

    Pour convaincre, il a rappelé que près de 50 universités américaines sont classées parmi les 100 premières dans le monde. Pour lui, le bachelor est le diplôme universitaire le plus répandu et le plus adopté. Il remplace donc le système LMD, en vigueur depuis une vingtaine d’années.

    Une période de transition est prévue pour la mise en œuvre de ce nouveau système. En effet, seuls les étudiants de la première année universitaire 2020-2021 seront concernés par le bachelor. Ceux qui sont en deuxième année poursuivront leurs études selon le système en vigueur.

    En tout cas, le nouveau système sera déployé selon un calendrier précis. Ainsi, après le lancement de la campagne de communication, janvier servira à élaborer les filières types. La soumission des filières pour accréditation doit intervenir avant fin mars prochain et l’ouverture du portail national d’orientation au profit des candidats au bac à la fin du mois de mai prochain.

    A la même date, la liste des filières accréditées dans le bachelor doit être publiée. Les préinscriptions des étudiants seront lancées dès la première semaine de juin. Le mois suivant, les inscriptions des étudiants dans ce cycle seront ouvertes. Le tout sera bouclé le lundi 7 septembre avec la première rentrée universitaire dans le cadre du cycle bachelor.

    Pour Saaid Amzazi, ce nouveau système est «une réponse aux attentes de la société et du marché de travail. C’est également un dispositif de promotion des compétences de l’étudiant». En effet, les différents rapports et les recommandations des instances internationales ont tous convergé vers la nécessité d’instaurer un nouveau modèle de formation universitaire, basé sur une architecture pédagogique renouvelée.

    Au cours de son exposé, le ministre a étayé les apports du nouveau système qui consiste à améliorer le rendement interne des établissements à accès ouvert. Ce qui limite les déperditions universitaires, rehausse le taux de diplômation et favorise l’employabilité des étudiants.

    Outre l’amélioration de la maîtrise des langues étrangères, ce système vise à œuvrer au développement personnel et à l’acquisition des compétences en soft skills, sans oublier le renforcement de la culture générale. Autre objectif avancé par le ministre: une meilleure mobilité internationale des étudiants. Ce qui ouvrira le système éducatif marocain sur les standards mondiaux. Dernier objectif, favoriser l’épanouissement et l’autonomie des étudiants en les rendant acteurs de leurs propres apprentissages. Selon l’architecture pédagogique, l’étudiant commence son cycle par «l’année fondatrice».

    Celle-ci permet une transition plus souple pour les étudiants de l’enseignement secondaire à l’enseignement supérieur, note le ministre. Il s’agit aussi d’une «réponse aux exigences de la réussite universitaire et une occasion pour l’étudiant d’optimiser son orientation en confortant ou en révisant ses choix».

    Il est face à un éventail riche de modules diversifiés dont les uns dits disciplinaires visent à renforcer les compétences acquises au lycée, les autres d’ouverture qui permettent de découvrir d’autres champs disciplinaires en confortant ses valeurs et sa culture générale.

    Les modules de study skills permettent aux étudiants de s’adapter aux méthodes de travail universitaire. Ce dispositif est complété par des modules de langues étrangères qui visent à développer les compétences linguistiques de l’étudiant en vue de la certification. La 2e année est un tronc commun, suivi par la spécialisation  en 3e année et l’approfondissement en 4e année. Le tout sera bouclé par le diplôme du bachelor.

    Selon le ministre, les avantages conséquents de ce cycle consistent dans 8 modules tout au long du parcours de formation pour développer la personnalité des étudiants et renforcer leurs compétences sociales et professionnelles. L’enseignement se fait sous forme d’ateliers et via des plateformes dans des Careers centers, sous l’encadrement des enseignants des modules disciplinaires.

    Il est à signaler que les 10 soft skills les plus demandées par les employeurs pour 2020 concernent notamment la résolution des problèmes complexes, la pensée critique, la créativité et l’esprit d’initiative. A cela s’ajoutent la gestion d’équipe, l’esprit d’équipe, l’intelligence émotionnelle, le jugement et la prise de décision, le sens du service, de la négociation et la souplesse cognitive.

    Les limites du système actuel

    Le diagnostic de la situation actuelle révèle de nombreux dysfonctionnements. Ainsi, sur la promotion d’inscrits en première année de licence, à accès ouvert, 16,5% abandonnent leurs études dès la première année (27,1% en sciences) et 13,3% décrochent la licence en 3 ans (9% en sciences, 18% en sciences juridiques, économiques et sociales et 15% en lettres et sciences humaines). 45% obtiennent le diplôme de licence indépendamment du nombre d’années cumulées. La moyenne pour acquérir la licence se situe entre 4,5 et 5 années. A cela s’ajoute la faiblesse du rendement externe du système. Les points noirs pointés ont trait à l’inadéquation de la formation à l’emploi et l’existence de nombreuses filières obsolètes. Ce qui fait dire au ministre que «le taux de chômage des lauréats des établissements à accès ouvert est de 25%».

                                                                        

    Positionnement linguistique

    «Les langues étrangères sont un outil indispensable à l’employabilité de l’étudiant et à sa mobilité internationale», affirme haut et fort le ministre de l’Education nationale.
    Sur la liste figurent le français, l’anglais et l’espagnol. L’enseignement se fera par des plateformes dans des centres universitaires des langues, sous l’encadrement des enseignants spécialisés. En tout cas, l’obtention du diplôme bachelor, toutes filières confondues, est conditionnée par l’acquisition par l’étudiant d’une certification B2 en langues.

                                                                        

    Stage social

    L’étudiant est tenu de faire preuve d’autres capacités. Cela peut s'effectuer par un travail personnel obligatoire et propice à l’engagement social. Ainsi, dans le cadre des modules «civic skills», l’étudiant doit mener un stage sur le terrain, d’une durée minimale de 30 heures, dont il choisit la thématique et le lieu d’intervention. Il a le choix entre une association, une institution publique ou privée agréée par l’université ou l’initiation d’un projet personnel à caractère social. Sur la liste également, les activités bénévoles, les actions humanitaires, l’intervention d’urgence, l’environnement, la culture, le sport,…

    Mohamed CHAOUI

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