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    Fès: El Azami défend son bilan

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5670 Le 07/01/2020 | Partager
    Gouvernance, SDL, services délégués… le maire rassure
    «Pré-campagne ou tentative de reconquête?» s’interroge-t-on
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    L’une des plus fortes déclarations de Driss El Azami El Idrissi, maire PJD de Fès, est celle relative «à la lutte contre l’anarchie au niveau de la gouvernance locale». «Finis l’extorsion et le clientélisme… les autorisations communales sont désormais délivrées selon les lois en vigueur», martèle-t-il (Ph. L’Economiste)

    Si certains ne respirent pas l’optimisme dans l’action de Driss El Azami El Idrissi à la tête du conseil communal de Fès, lui défend son action et promet de mener la ville à bon port. C’est ce qui ressort, en effet, de la 6e édition des «portes ouvertes» du PJD, organisées dernièrement en présence de Saâdeddine El Othmani, SG du parti de la lampe et par ailleurs chef de gouvernement. 

    L’occasion pour les dirigeants du parti au pouvoir de «défendre leurs choix stratégiques, écouter les citoyens, et répondre aux doléances et critiques constructives», explique le maire de Fès. Et d’ajouter: «La gouvernance de la ville se fait dans le respect des lois en vigueur, l’homogénéité avec les différentes institutions de l’Etat, et selon les normes».

    Résultats, selon El Azami, «les investisseurs reviennent notamment dans les secteurs du tourisme, artisanat et offshoring». Pour le premier volet, le taux d’occupation affiché par les établissements touristiques classés est de 44%, alors que la moyenne nationale est de 40%.

    «Cette performance est due essentiellement aux projets de restauration de la médina (d’une enveloppe de 2 milliards de DH), devenue aujourd’hui un bijou, grâce à l’initiative de SM le Roi, mais aussi grâce aux efforts des responsables sécuritaires qui permettent aux touristes de visiter la ville en toute quiétude», reconnaît le président du Conseil de la ville.

    «S’agissant de l’artisanat, les exportations des 5 premiers mois de l’année en cours ont dépassé les 27 millions de DH, soit le CA réalisé durant toute l’année 2018», affirme-t-il. En ce qui concerne l’offshoring, la première tranche du parc FèsShore est saturée (plus de 2.000 emplois créés) et MedZ a déjà lancé la réalisation de la 2e tranche. Sur un autre registre, celui des services délégués, El Azami a rassuré quant à la création des Sociétés de développement local (SDL) de l’éclairage public et des parkings.

    «Certes, ce dossier a pris du temps, mais ceci nous a permis d’étudier les différentes clauses, de manière très pointue, afin de faire de cette nouvelle expérience un modèle irréprochable», argue le maire, ajoutant qu’il «veillera sur l’économie d’énergie en matière d’éclairage public». En outre, le projet d’aménagement du boulevard Mohammed V se poursuit. «Nous enregistrons un petit contretemps dû à certains équipements non encore livrés», dit El Azami. 

    Pour ce qui est de la SDL des parkings, «il y aura une gestion intelligente, des contraventions pour les mauvais payeurs, sans le recours aux sabots», rassure-t-il. En attendant, la mairie maintiendra des réunions régulières avec les délégataires afin d’améliorer constamment les prestations.

    À ce titre, une rencontre avec les dirigeants de City Bus, société délégataire du transport public, est prévue les 25 et 26 janvier 2020 au niveau du ministère de l’Intérieur. «Le but étant de répondre aux exigences des usagers du transport public et d’assurer le suivi des opérations prévues par le cahier des charges», explique le responsable de la ville.

    Pour ce qui est du ramassage des ordures, le groupe «Ozone Environnement et Services» répond aux attentes. «Il faut lutter fermement contre les actes de vandalisme que subit le matériel de cette société... Sachez que la dégradation des biens publics est payée par le citoyen», souligne l’ancien ministre du Budget. Sa mairie a, par ailleurs, mené une opération de libération du domaine public appelant les propriétaires des cafés à se conformer à la limitation et payer les taxes d’exploitation des terrasses.

    Sur un autre registre, El Azami préconise «la révision de la fiscalité des collectivités afin de fructifier les recettes et assurer le développement escompté, grâce aussi à l’appui du gouvernement». Car, selon lui, la taxe sur les terrains non bâtis (TNB) n’est pas une recette pérenne surtout que les réserves foncières se rétrécissent en continu.

    Même son de cloche auprès de Houssine El Abbadi, président PJD du conseil préfectoral de Fès, pour qui «son bureau a honoré tous ses engagements et réalisé un excédent de 15 millions de DH». «Cette enveloppe sera investie dans des projets de pistes, réfection d’écoles et autres chantiers menés dans les différentes communes avoisinantes», conclut El Abbadi.

    Lutter contre l’anarchie

    Lors de cette 6e édition des portes ouvertes du PJD, Driss El Azami El Idrissi «a mis en garde quant au retour à l’anarchie dans la gouvernance locale après avoir restauré la confiance, lutté contre l’extorsion, et rétabli l’Etat de droit». Pour le maire en exercice depuis 4 ans, «la ville de Fès a pris son chemin de légitimité». Ainsi, les autorisations délivrées par sa commune «sont accordées selon les normes et sans aucune contrepartie». Son cheval de bataille est «la lutte contre l’anarchie, la mauvaise gouvernance et le clientélisme». De cette manière, «on restaurerait la confiance et encouragerait les investissements privés», souligne-t-il. En tout cas, nombre d’observateurs voient dans sa nouvelle sortie «une pré-campagne si ce n’est une tentative de reconquête des personnes insatisfaites du mode de gouvernance du PJD». Signalons enfin que des dizaines d’individus ont tenté de perturber le déroulement du meeting présidé par El Othmani, le 29 décembre, au complexe El Houria. Tentative avortée après la fermeture des portes dudit complexe et l’intervention des forces de l’ordre.

    De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

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