×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Régions

    Casablanca: La mise à niveau démarre au Prince Mly Abdellah

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5665 Le 30/12/2019 | Partager
    Sur fond de polémique sur l'arrachage des arbres et la sculpture de Sijilmassi
    Les travaux se poursuivent tout au long de 2020
    prince-mly-abdellah-065.jpg

    Maquette de ce que sera la rue piétonne et la Place 16 Novembre (devant l’Institut Goethe) à la fin des travaux (Source: Casa Aménagement)

    La réhabilitation de la rue piétonne Prince Moulay Abdellah a démarré depuis quelques semaines (cf. édition du 5 novembre 2019). Sauf que le chantier, mené par la SDL Casa-Aménagement, suscite d’ores et déjà des remous auprès des Casablancais. D’aucuns déplorent l’arrachage d’arbres agrémentant l’ex-rue Blaise Pascal (conçue par Jean-François Zevaco).

    ali-bouftass-065.jpg

    Ali Bouftass, président de l’association «Assafaa» des commerçants, des professions libérales et des services, suit de près les travaux de réhabilitation de la rue Prince Moulay Abdellah, où lui et des membres de sa famille gèrent  plusieurs échoppes (Ph. L’Economiste)

    D’autres s’inquiètent pour la fameuse sculpture qui agrémente la Place du 16 Novembre (en face de l’Institut Goethe), qui serait menacée de destruction! «Il n’en est rien», rassure Ali Bouftass, président de l’association «Assafaa» des commerçants, des professions libérales et des services du centre-ville et impliqué dans le suivi des travaux.

    Selon Bouftass, la célèbre fontaine rose de Sijilmassi restera sur place, d’ailleurs elle figure sur les maquettes, dont L’Economiste détient copie. En fait, c’est son support qui sera détruit pour la mettre à même le sol au milieu d’une fontaine sèche, explique-t-il.

    L’objectif du projet est la réhabilitation, la mise à niveau et le réaménagement de l’avenue Prince Mly Abdellah, la Place 16 Novembre et les ruelles  avoisinantes menant à la place des Nations-Unies. C’est l’entreprise «Vias» qui a été retenue pour effectuer ces travaux, comprenant entre autres le réaménagement des allées piétonnes, la mise en place de l’assainissement pluvial, l’éclairage public, le mobilier urbain, la Fontainerie ou encore la signalisation horizontale et verticale.

    sculpture-rose-de-sijilmassi-065.jpg

    La sculpture rose de Sijilmassi restera sur place, mais la fontaine sera détruite. Elle sera remplacée par une fontaine sèche (Ph. F. Alnasser)

    La restauration de cette rue, qui nécessitera une enveloppe de 21,8 millions de DH, devrait durer une année. Une période durant laquelle les 200 commerces qui ont pignon sur rue vont devoir prendre leur mal en patience. Leur chiffre d’affaires risque de fondre comme neige au soleil en raison de l’accessibilité limitée du site durant les travaux.

    Au programme: revêtement du sol avec du granit, éclairage suspendu (pour éviter le vol des lignes électriques), nouveau mobilier urbain, installation de caméras de surveillance… Le but étant de dissuader les marchands ambulants récidivistes.

    Les travaux visent aussi à retrouver l’esprit d’aménagement initial, libérer l’espace public pour les piétons et redonner un sentiment de sécurité. La Place du 16 Novembre, pour sa part, sera également piétonne, ainsi que les ruelles donnant sur la place des Nations-Unies et Bd Mohammed V.

    prince-moulay-abdellah-065.jpg

    Certains arbres sont arrachés, mais d’autres vont rester conformément au plan de réhabilitation retenu (Ph. F. Alnasser)

    L’objectif est de réduire la circulation et réguler le stationnement des taxis. Ces derniers portent d’ailleurs préjudice aux commerces et habitants du quartier. Dès 17h, les usagers se mettent en files d’attente interminables pour attendre les taxis qui desservent les 4 coins de la capitale économique, occasionnant une gêne énorme à la circulation  et des désagréments en plein centre-ville.

    Vendeurs ambulants, SDF, problèmes de stationnement, de circulation, de sécurité, taxis blancs… Autant de sources de nuisance ayant déjà impacté l’activité dans cette rue commerçante, qui a connu ses heures de gloire dans les années 70 et 80.

    Aziza EL AFFAS

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc