×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Economie

    Enquête L’Economiste-Sunergia/Propreté des villes: Casablanca, mauvais élève!

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5662 Le 25/12/2019 | Partager
    A peine un tiers des habitants «satisfaits»
    Marrakech, Tanger et Rabat s’en tirent beaucoup mieux
    Un taux de satisfaction global de 56%

    C’est un constat sans appel. La propreté n’est pas le point fort des villes marocaines. Pourtant, les résultats d’une enquête, réalisée récemment par le cabinet Sunergia, prouvent bien le contraire.

    Sur un échantillon d’un millier, le tiers des enquêtés (31,5%) se disent «très satisfaits» de la propreté de leur ville. Si on les cumule avec les «plutôt satisfaits» (25%), cela donne un taux de satisfaction global de 56%. Un résultat qui peut en surprendre plus d’un, mais qui est explicable.

    En effet, certaines villes s’en tirent mieux que d’autres, tirant les valeurs globales vers le haut. Plusieurs villes ou régions se distinguent du lot par le fort taux de satisfaction de leur population. C’est le cas notamment de Marrakech-Safi, l’une des régions ayant enregistré le plus fort taux de satisfaction (71%), suivie par Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (68%) et Rabat-Salé-Kénitra (58%).

    Les provinces du Sud affichent un taux de satisfaction frôlant les 100%. C’est le cas de Dakhla-Oued Eddahab (100%) et Laâyoune-Sakia El Hamra (92%). Mais la taille de leur échantillon est peu significative (10 personnes pour Dakhla et 18 à Laâyoune). Pour leurs parts, les régions d’Agadir Souss-Massa (68%), Fès-Meknès (59%), l’Oriental (58%) s’en tirent plutôt bien.

    region-proprete-062.jpg

    Les provinces du Sud arrivent en tête en termes de satisfaction des habitants de la propreté de leurs villes, suivies par le Nord

    Mais la pire région de toutes est bien évidemment Casa-Settat, qui a le taux de satisfaction le plus faible 33%. Rien d’étonnant, puisque la capitale économique est en fait le mauvais élève de la classe (voir aussi encadré). Fès a déjà introduit le tri sélectif et lancé son usine de tri et de valorisation des déchets.

    Rabat, avec sa décharge contrôlée Oum Azza, s’en sort plutôt mieux et Marrakech vient de se doter d’un centre de tri et de valorisation des déchets ménagers et assimilés, le plus grand de son genre au niveau national. Si plusieurs régions tirent leur épingle du jeu, plus on va vers le centre, plus le taux d’insatisfaction augmente. Il atteint ainsi 46% au centre du pays, contre 29% au Nord-Est et 20% au Sud.

    Quant au profile-type de l’insatisfait, selon l’enquête, il se décline comme suit: il s’agit d’un homme, urbain, âgé de 24 à 44 ans, de catégorie socioprofessionnelle A/B, habitant au centre. En effet, la proportion des insatisfaits est plus grande chez les hommes (36%) que chez les femmes (31%). Les urbains sont également plus insatisfaits (40%) que les ruraux (24%). Alors que les catégories socio-professionnelles A, B et C sont majoritairement insatisfaites (81%).

    Les plus âgés (65 et plus) semblent les moins sensibles à ce problème de gestion des ordures et du nettoiement. En effet, 37% de cette catégorie se disent très satisfaits de la qualité des services de propreté.

    proprete-villes-062.jpg

    Le profile-type de l’insatisfait se décline comme suit: il s’agit d’un homme, urbain, âgé de 24 à 44 ans, de catégorie socioprofessionnelle A/B, habitant au centre

    Fiche technique

    L’enquête L’Economiste-Sunergia Etudes rentre dans le cadre du concours My Market Insights (Vague 6) du groupe Sunergia. La méthodologie repose sur l’enquête téléphonique sur système CATI. L’enquête a été réalisée lors de la rentrée des vacances estivales, sur la période allant du 5 septembre au 31 octobre 2019. Au total, 6.257 personnes ont été contactées dont 1.000 entretiens réalisés. L’échantillon compte 1.000 personnes interrogées de façon aléatoire, soit une marge d’erreur de +/-3,1%. La structure de l’échantillon a été redressée de façon à appliquer exactement la structure de la population marocaine issue du recensement (RGPH 2014) du Haut-Commissariat au plan (HCP). La réalisation a été confiée aux équipes de Marketphone, filiale du groupe Sunergia à Casablanca.  Cinq critères de quotas ont été appliqués: sexe, âge, milieu d’habitation, région et CSP.
    Les sondés sont à 49% des hommes (490) et à 51% des femmes (510). 60% des répondants vivent en milieu urbain contre 40% en milieu rural. Les catégories socioprofessionnelles relèvent des CSP suivantes: A et B (13%), D et E (31%) ou encore C (56%). Toutes les grandes régions y sont représentées.

    Aziza EL AFFAS

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc