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Dossier Spécial

Crowdfunding: Une alternative au financement bancaire

Par Amin RBOUB | Edition N°:5657 Le 18/12/2019 | Partager
Des levées de fonds dans des délais record
Des plateformes électro­niques pour marketer les pro­jets bancables

La technologie et l’innovation n’ont de limites que celles de l’ima­gination. En effet, les disruptions se multiplient pratiquement dans tous les secteurs d’activité, y compris dans les modalités de financement des projets. C’est le cas aujourd’hui pour le crowd­funding immobilier qui a été lancé en France en 2014. Les tout premiers élé­ments de ce puzzle sont en train de se positionner au Maroc, parallèlement au cadre réglementaire qui a franchi des pas dans le circuit législatif.

Le projet de loi 15-18 sur ce type de financement collaboratif a été approuvé au Parle­ment. Reste donc le circuit du SGG. A l’instar de pays étrangers qui ont adopté ce mode de financement, l’expérience a montré qu’il stimule de nouvelles formes d’investissement, dynamise les plateformes électroniques, le tissu des start-up, les porteurs de projets ou encore l’entrepreneuriat dans toutes ses coutures.

D’ailleurs, le secteur immobi­lier se prête le mieux à ce mode de finan­cement. Les modèles français, anglais, américain... sont un cas d’école en la matière. Dans l’Hexagone, les levées de fonds sont montées en puissance à 700 millions d’euros depuis 2014, avec une croissance de l’ordre de 250 millions d’euros cette année. Le ticket moyen est autour de 800.000 euros pour un volume global de quelque 800 projets financiers.

«Le crowdfunding immobilier est une alternative au financement bancaire classique. Il repose sur la combinaison de deux facteurs: l’essor des nouvelles technologies et un cadre réglementaire adapté... De plus, le ticket d’entrée est accessible au plus grand nombre, y com­pris les particuliers. Il n’y a de limite que dans les plafonds autorisés», explique à L’Economiste Arnaud Romanet-Per­roux, CEO et fondateur de la plateforme digitale française Upstone, qui n’exclut pas de se positionner sur le marché maro­cain une fois la réglementation entrée en vigueur.

C’est dire qu’un nouvel écosys­tème est en train de se mettre en place avec plein d’acteurs qui se positionnent dès 2020. Certains vont se consolider, d’autres pourront disparaître... C’est la loi du marché. En fait, le modèle écono­mique repose sur la combinaison entre une offre de projets viables portés par des promoteurs et des plateformes tech­nologiques qui en étudient le potentiel, analysent le marché et lèvent des fonds auprès d’investisseurs (particuliers, en­treprises, institutionnels, fonds d’inves­tissement...).

La plateforme prélève des commis­sions avec un pourcentage qui varie entre 5 et 10% des montants levés (au cas par cas). L’investisseur ne paie rien sur sa souscription, puisque la facturation de la levée de fonds (via la plateforme) va vers le porteur de projet. «Dans l’immobilier, les projets s’inscrivent dans une maturité de l’investissement plutôt courte et des délais de remboursement entre 6 et 24 mois», tient à préciser Romanet-Perroux.

Une fois le projet vendu, la plateforme propose un rendement sur lequel l’inves­tisseur perçoit l’intégralité des revenus. Bien entendu, le risque zéro n’existe pas. C’est le propre de tout investissement quel qu’il soit. «En échange de revenus élevés, le risque peut être aussi élevé. Et c’est là le rôle de la plateforme de bien expliquer les enjeux du placement, la conjoncture... Il y a donc un risque as­socié à l’environnement, au marché, au pouvoir d’achat...», explique le fondateur d’Upstone.

Communauté Tech...

En France, les plateformes technologiques ont été développées dans le cadre de l’initiative «French Tech». Il s’agit d’un mouvement français de start-up. Un écosystème qui réunit non seulement des start up, mais aussi des investisseurs, des décideurs et autres community builders. Mission: faire de la France l’un des pays les plus attractifs pour les jeunes pousses qui partent à la conquête des marchés internationaux et donner du sens à leur avenir et leur durabilité. Le Maroc a tout intérêt à s’inspirer de ce type d’initiatives, en y apportant ses propres spécificités. La chambre française de commerce (CFCIM) duplique déjà cette initiative avec une communauté labellisée French Tech, à Casablanca. Au total, le dispositif français a déjà labellisé 48 communautés dans le monde, parmi lesquelles figure celle de Casablanca. Présidée par Jérôme Mouthon, la communauté de Casablanca regroupe un Board d’entrepreneurs français et marocains dans la Tech.

A.R.

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