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    Economie

    Le Médiateur charge les administrations

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5647 Le 04/12/2019 | Partager
    Les usagers ne ressentent pas l’impact des réformes sur leur vécu quotidien
    Le nombre de plaintes en hausse
    L’Intérieur, les Finances et l’Education nationale en tête des départements concernés par ces doléances

    9.865 plaintes ont été reçues par le Médiateur du Royaume en 2018. C’est ce qu’a souligné Mohamed Benalilou lors de la présentation du rapport de cette institution au Forum de la MAP, hier à Rabat. Le nombre de doléances, en hausse de 5,19% par rapport à l’année précédente, traduit le faible impact des réformes menées au niveau de l’administration sur le vécu des usagers.

    «Cela montre également les préoccupations relatives à la lenteur du rythme des transformations en cours au niveau des administrations», a-t-il expliqué. D’où l’importance, selon Benalilou, d’accélérer les réformes et de réaliser des évaluations de leur impact sur la relation avec les citoyens. Pour le Médiateur du Royaume, la rupture avec certaines pratiques malsaines et la moralisation des services publics doivent être au centre des efforts de mise à niveau.

    Dans le détail, le Médiateur du Royaume a reformulé la même remarque que les années précédentes concernant la nature des plaintes reçues. Sur un total de 9.865 doléances, seules 25% s’inscrivent dans le cadre des attributions de cette institution. Ce qui traduit le manque de compréhension de la nature de cette instance et de son rôle de médiation.

    Le ministère de la Justice et celui de l’Intérieur arrivent en tête des départements concernés par les plaintes qui ne répondent pas au cahier des charges du Médiateur. Pour ce qui est des doléances qui répondent aux critères d’éligibilité, les personnes physiques arrivent en tête des plaignants, avec 80,3%, suivies des groupes de personnes ayant des problèmes collectifs, avec 7%.

    Curieusement, les personnes morales s’adressent rarement au Médiateur, a noté Benalilou. En termes de répartition par sexe, les femmes représentent 25% des plaignants. Néanmoins, la majorité de leurs doléances sont relatives à la défense des droits de leurs conjoints, frères ou enfants.

    Pour ce qui est des départements ayant concentré le plus grand nombre de plaintes, le rapport d’activité 2018 montre la persistance des mêmes secteurs que les années précédentes. En tête du podium, le ministère de l’Intérieur, avec 834 doléances, soit 30% du total. Mais il faut dire que ce nombre est en recul de 21,02% par rapport à l’année précédente.

    Le département de l’Economie et des Finances arrive en 2e position, avec 501 plaintes, suivi du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, avec 305 dossiers. Les collectivités territoriales occupent la 4e position, avec 267 plaintes.

    En termes de répartition régionale, 4 régions accaparent l’essentiel des doléances. Curieusement, les deux zones qui arrivent en tête interpellent le gouvernement, dans la mesure où il ne s’agit pas de centres administratifs, comme l’a souligné le Médiateur du Royaume. Il s’agit de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et de Fès-Meknès, avec respectivement 17,8% et 15,5%. Les régions de Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra arrivent en 3e et 4e position, avec respectivement 12,8% et 11,4%.

    Sur l’ensemble des plaintes reçues par le Médiateur en 2018, plus de 60% ont un caractère administratif. Les dossiers liés à des problèmes financiers ou fonciers occupent la 2e et 3e position, avec respectivement 15,6% et 14,8%.

    Les doléances en hausse

    • 9.865 plaintes reçues par le Médiateur en 2018
    • 72% de ce total ne s’inscrit pas dans les attributions de cette institution
    • 60% des plaintes ont un caractère administratif
    • 480 dossiers ont été réglés de façon définitive par l’administration.

    Faible réactivité

    C’est l’un des principaux écueils pointés par Mohamed Benalilou. Le manque de réactivité de certaines administrations plombe les efforts menés par le Médiateur et risque de creuser davantage le déficit de confiance des citoyens vis-à-vis des institutions. En 2018, sur le cumul des plaintes adressées aux administrations, soit 2.110 dossiers, seules 480 ont été réglées de façon définitive. Parallèlement, 826 doléances sont en cours d’examen au niveau de ces administrations et 50 sont en cours de résolution. S’y ajoute un nombre important de dossiers dont le traitement a été différé à 2019 à cause de l’absence de la réponse des départements concernés.

    M.A.M.

     

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