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    Maghreb Steel: Le laminé a chaud!

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5644 Le 29/11/2019 | Partager
    Exploration de nouveaux marchés pour élargir l’usage de l’acier
    Automobile, infrastructures, bâtiment, énergie...
    L’entreprise négocie un contrat avec Renault

    L’unique producteur d’acier plat au Maroc est un acteur-clé du secteur sidérurgique national. Il exploite deux sites de production entre Casablanca et Mohammedia: Tit Mellil et Bled Solb. Le mercredi 27 novembre, l’opérateur a ouvert les portes de son unité de Bled Solb, précisement sa ligne de production de bobines laminées à chaud.

    La construction du complexe de laminage à chaud de Bled Solb a été décidée en 2007, pour un investissement de 5 milliards de DH. Il a été mis en service entre 2010 et 2012. «On met 4 à 5 ans pour construire un complexe de cette taille», précise le management. La différence avec la tôle forte, un autre produit, réside dans l’épaisseur et l’utilisation.

    Les mêmes bobines laminées à chaud peuvent être vendues à des clients ou envoyées au site de Tit Mellil pour du laminage, à froid, afin d’obtenir des tôles pouvant atteindre 0,2 mm d’épaisseur. En y déposant une couche de zinc, un anti-corrosif, l’on obtient du galvanisé ou de la peinture pour faire du prélaqué ou encore des panneaux sandwich (de la mousse recouverte de part et d’autre par une feuille de pré-laqué).

    Ce dernier produit a des caractéristiques d’isolant phonique et thermique. Il est utilisé dans le bâtiment ou pour la fabrication des chambres froides. Les utilisations possibles de l’acier vont de l’industrie aux infrastructures, en passant par les structures métalliques, l’énergie (supports de Noor I, II et III), l’agriculture ou encore la fabrication des bouteilles à gaz.

    La signature d’un protocole d’accord a débouché, en 2015, à une optimisation des process de production de Maghreb Steel. Sur le plan opérationnel, les standards de sécurité ont été relevés, avec la mise en place d’un plan de transformation dédié.

    Une nouvelle démarche qualité et R&D a été instaurée pour le développement de nouveaux produits et l’exploration de nouveaux marchés afin d’élargir l’usage de l’acier, notamment l’automobile, secteur dans lequel l’opérateur a obtenu de précieuses certifications. Très réglementée, l’entrée dans le secteur de l’automobile nécessite des homologations. Un process qui peut facilement s’étaler sur 2 ans.

    Avec Renault, la phase d’homologation a duré à peu près un an et demi, ponctuée d’audits réguliers. Le fabricant de tôles, homologué fournisseur d’acier LAC et LAF par Renault, est également en cours d’homologation chez PSA.

    Dans l’automobile, cette phase prend du temps pour plusieurs raisons: «Les constructeurs veulent s’appuyer sur des fournisseurs solides. Ils signent des contrats de 6 mois à 1 an et veulent avoir 0 stock, surtout pas de rupture. La spécificité du deal avec les constructeurs est qu’ils achètent au fil de l’eau. Ce qui change avec nos clients classiques», explique Hatim Senhaji, DG de Maghreb Steel.

    Le dirigeant surveille de manière assidue ses indicateurs de qualité: taux de réclamation, mais aussi le taux de retour et de dérogation. «Les réclamations touchent moins de 0,1% de nos livraisons», précise le dirigeant. L’entreprise a réuni la presse, il y a moins de 4 mois, pour expliquer ses indicateurs financiers.

    L’automobile occupe une part relativement faible dans le chiffre d’affaires de l’industriel, mais sur un horizon de 5 à 10 ans, l’acier plat pourrait représenter une part plus importante des ventes. Chez un groupe comme ArcelorMittal, il représente environ 25 à 30% du chiffre d’affaires. A fin 2018, l’industriel a réalisé 3,1 milliards de DH de chiffre d’affaires, sur un marché assez fluctuant.

    «Contrairement à d’autres industries, nous sommes très impactés par les prix, qui peuvent être divisés ou multiplié par deux en une année», explique Hatim Senhaji, qui nourrit l’espoir de l’arrivée d’un troisième constructeur automobile. Le dirigeant de Maghreb Steel annonce que des discussions sont en cours avec Renault pour un nouveau contrat de fourniture d’acier: «Aujourd’hui, nous n’avons pas de contrat qui court avec Renault».

    Un marché mondial en surcapacité

    La consommation d’acier du Maroc varie entre 35.000 et 40.000 tonnes/an, contre une capacité de production qui dépasse largement la demande locale. Le seul site de Bled Solb réalise 1 million de tonnes de capacité pour l’aciérie électrique, 500.000 tonnes pour la tôle forte et 1 million de tonnes pour les bobines. D’où les problèmes structurels du groupe. Lorsque l’investissement a été réalisé, avant 2007, les dirigeants avaient planifié d’exporter la moitié de la production. Sauf que l’entreprise a commencé à déchanter avec la multiplication des mesures de protection tarifaires et douanières sur la plupart des marchés mondiaux. Et pour cause: Le marché mondial est en surcapacité. La production mondiale atteint 1,9 milliard de tonnes d’acier. D’où le recours aux mesures de protection. L’entreprise exporte tout de même le quart de sa production. Comme toutes les aciéries, elle doit compter sur un marché local solide ainsi que l’export. L’entreprise, qui revendique entre 70 et 80% de parts de marché au Maroc, est à la recherche de nouveaux débouchés.

    M.Ko.

     

     

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