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    Casablanca Qui va payer l’ardoise salée de m’dina bus?

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5642 Le 27/11/2019 | Partager
    Des créances en souffrance chez des dizaines de fournisseurs
    Les revendeurs de pièces de rechange les plus touchés
    Plusieurs millions de DH à recouvrer
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    Pour assurer la maintenance du parc fortement dégradé, Alsa, le nouveau délégataire de transport public par bus à Casablanca, demande un effort supplémentaire aux fournisseurs de pièces de rechange, ayant déjà cumulé plusieurs dizaines de millions de DH de créances en souffrance avec m’dina bus (Ph. L’Economiste)

    Le départ de m’dina bus fait beaucoup de mécontents à Casablanca. L’ancien délégataire du service de transport public par bus a laissé non seulement des bus déglingués, des usagers en colère, mais aussi des fournisseurs sur la paille.

    Plusieurs dizaines d’entreprises et de fournisseurs, tous secteurs confondus (pièces de rechange, carburant, assurance…), seraient lésés par la débâcle de m’dina bus. «Du jour au lendemain, l’on se retrouve sans interlocuteur, abandonnés à notre sort», déplore Mohamed El Housni, président du Gipam (Groupement interprofessionnel de l’automobile au Maroc).

    Ce dernier s’exprime au nom de 8 entreprises, membres du Gipam, dont les créances en souffrance s’élèvent à plus de 25 millions de DH. Une quarantaine d’entreprises seraient concernées (uniquement dans l’activité de fourniture de pièces de rechange), sans compter d’autres secteurs comme la distribution de carburant, les assurances… Le nombre global de créanciers pourrait atteindre facilement une soixantaine d’entreprises, estime une source bien informée. 

    Les plus vulnérables seront obligées de mettre la clé sous le paillasson. Cette même source estime le montant global à plus de 60 millions de DH dus dans le secteur de fourniture de pièces de rechange, 20 millions de DH dans la distribution de carburant et autant pour les assurances.

    Cette descente aux enfers est d’autant plus pénible que, du jour au lendemain, personne ne veut plus écouter les créanciers. «Aujourd’hui, nous n’avons plus d’interlocuteur. Nous ne savons plus à qui s’adresser, m’dina bus n’existe plus et Alsa s’en lave les mains», poursuit le président du Gipam. Le nouveau délégataire demanderait même aux fournisseurs de continuer à «se sacrifier» afin d’approvisionner l’ancien parc en pièces de rechange, en attendant l’arrivée des nouveaux bus promis.

    D’ici là, la situation est de plus en plus critique pour ceux qui sont obligés d’emprunter chaque jour ce moyen de transport. Ils devront se contenter du parc de matériel roulant vétuste hérité du précédent délégataire ne comptant à ce jour que quelque 200 bus dans un état fortement détérioré. Un parc provisoire de 400 bus d’occasion est commandé par Alsa pour assurer le service de transition.

    Les premiers bus sont déjà réceptionnés à Casablanca en attendant leur mise en circulation d’ici janvier 2020.  La 2e phase contractualisée concerne la période 2021-2025 moyennant une flotte de 700 nouveaux bus écologiques. 350 bus seront ainsi financés principalement par le Fonds d’appui aux réformes de transport (FART) et 350 par Alsa Al Baida selon ses engagements contractuels.

    Aziza EL AFFAS

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