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    International

    France-Chine: Contrats de 15 milliards de dollars signés

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5632 Le 12/11/2019 | Partager
    Energie, environnement, alimentaire et aéronautique, les secteurs concernés
    Deux mémorandums et un accord pour renforcer les synergies entre les entreprises
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    La France et la Chine veulent dépasser les tensions commerciales et scellent plusieurs accords et contrats stratégiques (Ph. AFP)

    La toute récente visite du président français en Chine s’est révélée  riche en affaires pour Paris. Plusieurs accords portant aussi bien sur les échanges commerciaux que des projets de développement.   

    «De source officielle chinoise, ces accords portent sur un montant de 15,1 milliards de dollars (13,6 milliards d'euros), mais... l'Élysée se refuse pour l'instant à confirmer le montant et la teneur des deals», indique l’AFP. Des drones au foie gras, en passant par le nucléaire et... la confiture, voici une liste des principaux accords signés lors de la visite en Chine du président français Emmanuel Macron, qui a pris fin en milieu de la semaine dernière. Ce qui est sûr, les contrats signés concernent plusieurs projets stratégiques.

    A commencer par un méga-contrat portant sur la construction d'une usine de recyclage du combustible nucléaire usagé en Chine. Il devrait être signé avant le 31 janvier prochain. En négociations depuis une dizaine d'années, l'accord est évalué à plus de 20 milliards d'euros dont plus de la moitié pour le français Orano (ex-Areva).

    Suez va créer plusieurs co-entreprises avec des partenaires chinois dans l'incinération de déchets dangereux pour un total compris entre 100 et 150 millions d'euros. Dans le pipe également, la coopération entre Engie et Beijing Entreprises Clean Energy pour des investissements dans les énergies nouvelles d'un montant de 1,3 milliard d'euros.

    GTT, filiale d'Engie, va installer un terminal et une aire de stockage de gaz naturel liquéfié à Tianjin (est du pays) ainsi qu'une canalisation sur environ 230 km pour acheminer le gaz jusqu'à Pékin. Le projet qui porte sur un montant de  1 milliard d'euros est en en cours d'examen selon les autorités chinoises.

    De son côté, Total va créer plusieurs co-entreprises avec différents partenaires chinois dans la production de batterie lithium-ion, la distribution de gaz  et de l’énergie solaire. Dans le secteur agroalimentaire, les deux pays vont coopérer en vue de la reconnaissance par la Chine du zonage dans la lutte contre la peste porcine africaine.

    L’objectif est de maintenir les exportations françaises du porc même si l'épizootie touche une de ses régions. «Les deux chefs d'Etat s'accordent à considérer l'établissement d'une feuille de route à cette fin comme prioritaire», selon l'Elysée, relayé par l’AFP. De même, la France obtient 20 agréments à l'export pour des entreprises des filières volaille, bœuf, porc et charcuterie. Dans le même cadre, deux nouvelles  usines de confiture et de compotes seront construites en Chine par Andros d’un coût de 35 millions d’euros. Sans oublier l’extension aux palmipèdes et au foie gras du protocole définissant les conditions sanitaires d'exportation de volailles vers la Chine.

    A noter qu’en  marge de la visite d'Emmanuel Macron, la Chine et l'UE ont signé un accord sur les indications géographiques protégées (IGP) qui certifient l'origine des produits européens entrant sur le marché chinois. Il concerne 100 labels européens dont 26 français, essentiellement des vins, spiritueux et fromages.

    Dans le secteur de l’aéronautique, une commande de 1 milliard d'euros de moteurs d'avions Safran a été également passée par une compagnie aérienne chinoise (Colorful Guizhou Airlines). Et d'autres contrats similaires de près de 3 milliards d'euros «sont en phase finale de négociation», selon l'Elysée.

    Pour faciliter la tâche aux entreprises françaises, deux mémorandums d’entente et un accord ont été signés. Le premier vise à favoriser les synergies entre les entreprises des deux pays dans les avions, hélicoptères, drones et systèmes de contrôle aérien. Alors que le deuxième concerne la coopération industrielle, notamment d’Airbus en Chine. L'avionneur européen dispose déjà d'un site de production d'avions à Tianjin (nord) et d'hélicoptères à Qingdao (est).

    En ce qui concerne les échanges commerciaux, un partenariat stratégique a été scellé entre l'hôtelier français Accor et le géant chinois du commerce électronique Alibaba pour le déploiement du programme de fidélité d'Accor (810 millions d'euros sur cinq ans).

    Quant à l’accord, il porte sur la commercialisation de produits du français Danone par la plateforme chinoise de commerce en ligne CFTEC, pour 272 millions d'euros.

    A.G.

     

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