×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Le transport maritime navigue à vue

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5627 Le 01/11/2019 | Partager
    Incertitude, taxes douanières, tensions géopolitiques…
    L’industrie mise sur des car­burants plus propres
    Technologie, changement climatique… le secteur doit se repenser

    Le commerce maritime mondial a perdu de son dynamisme en 2018. Et ce, en raison de l’incertitude accrue (cas du Brexit…) et de la montée des ten­sions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Les volumes dans le secteur n’ont augmenté que de 2,7% l’an der­nier, en baisse par rapport au taux de 4,1% enregistré en 2017.

    L’impact seul des taxes douanières réciproques que se sont imposées les grandes puissances est estimé à environ 2% du volume du commerce mondial. Ces indicateurs ont été publiés dans le nouveau rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) sur le transport maritime. La progression de la fréquentation des ports a également marqué le pas, à 4,7% en 2018 contre 6,7% un an plus tôt. Le segment des conteneurs étant le plus touché.

    «Ce ralentissement de la croissance du commerce maritime est le résultat de plusieurs tendances, notamment un sys­tème commercial multilatéral affaibli et un protectionnisme croissant», a indi­qué le Secrétaire général de la Cnuced, Mukhisa Kituyi. Tout en ajoutant que les politiques nationales peuvent avoir un impact négatif sur le secteur.

    Le commerce maritime a été bou­leversé aussi par les tensions géopoli­tiques. La région du Golfe et du détroit d’Ormuz, par où transite un tiers du pétrole acheminé par voie maritime sur la planète, se trouvait au coeur des tensions, sur fond de bras de fer entre l’Iran et les Etats-Unis.

    Un autre fac­teur: à compter de janvier 2020, tous les navires devront se conformer à une nouvelle réglementation visant à réduire les émissions de dioxyde de soufre. Le secteur devrait se préparer à une hausse attendue des coûts du car­burant. Les économistes de la Cnuced s’attendent à ce que le commerce ma­ritime international se développe à un taux de croissance annuel moyen de 3,4% entre 2019 et 2024. Ceci grâce notamment aux bonnes performances des cargaisons conteneurisées, en vrac solide et de gaz.

    Malgré les revers, une étape a été franchie: le volume total des échanges maritimes a atteint 11 milliards de tonnes. L’industrie a également connu une belle lancée avec les perspectives du gaz naturel liquéfié (GNL). Cela s’explique par l’intensification de la pression pour promouvoir des sources d’énergie plus propres.

    D’autres fac­teurs tels que les bouleversements technologiques et le changement cli­matique sont en jeu et redéfinissent le secteur. Celui-ci demeure de plus en plus façonné par la nouvelle struc­ture de la demande et des échanges, la régionalisation croissante des chaînes d’approvisionnement et le rééquilibrage de l’économie chinoise.

    Face à ces évolutions, le secteur maritime a adopté un programme accé­léré de durabilité environnementale. Le tout avec une prise de conscience de l’impact du réchauffement planétaire et la nécessité d’accélérer la transition énergétique. Selon la Cnuced, une nouvelle norme est en préparation. Elle devra avoir des effets sur la demande et l’offre, tout en instaurant des cadres réglementaires.

    Le facteur Tanger Med

    tanger-med-027.jpg

    Port-Saïd (Egypte) et Tanger Med (Maroc) sont les principaux ports africains de la région méditerranéenne. Tanger Med améliore constamment sa position dans le classement de la connectivité maritime (Indice Cnuced). Les deux ports fournissent de vastes services de transbordement, bénéficiant de leur position géographique et d’importants investissements du secteur privé.
    Ce constat a été relaté dans le classement annuel du Forum économique mondial (WEF) sur la compétitivité. Sur le volet des infrastructures et des équipements de base, le Maroc est classé 53e. Il continue d’être récompensé pour ses efforts et occupe de bonnes notes par rapport à la qualité des infrastructures routières, ferroviaires et portuaires. Le port de Tanger Med ou encore le projet de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Tanger et Casablanca lui permettent de bien se positionner.
    Avec le lancement du port Tanger Med II, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour le secteur portuaire marocain. Tanger Med II a nécessité plus de 26 milliards de DH d’investissements, dont la moitié des fonds publics. Ce qui lui permet de devenir le premier port d’Afrique et de figurer dans le top 50 des terminaux mondiaux (cf. notre édition N° 5546 du 01/07/2019).

    Fatim-Zahra TOHRY

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc