×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Banques: Les taux bas inquiètent

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5626 Le 31/10/2019 | Partager
    Les yeux rivés sur les résultats
    La BCE interpellée

    A quel point, les taux bas impactent-ils les banques françaises (plusieurs de leurs filiales sont basées au Maroc)? C’est le sujet qui inquiète les analystes avant la publication trimestrielle du secteur cette semaine. Pour eux, cette pression agit sur différents niveaux. L'environnement de taux bas continue de peser sur la rentabilité des grands groupes français comme européens.

    Pour le premier cas, «les marges du secteur sont plus touchées que d’autres en raison des particularités des modèles de tarification et de financement…», comme a tenu à le préciser Patrick Montagner, premier secrétaire général adjoint de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

    Du côté des coûts, les banques françaises sont confrontées à des «exigences renforcées de fonds propres et d’autres priorités sur leur sécurité qui les poussent à investir fortement pour se protéger contre les attaques informatiques», a ajouté Montagner en s’adressant à la presse française. Il a tenu à assurer que les responsables demeurent attentifs notamment aux changements de modèles d’activités et aux pressions sur les marges.

    Le constat serait le même dans le secteur de l’assurance. Au premier trimestre 2019, nombreux sont ceux qui ont pu être surpris par la nouvelle vigueur de la baisse des taux. L'Autorité recommande d'ailleurs «aux compagnies actives sur le marché de l'assurance-vie de continuer à mettre une partie des résultats en réserve». Le but est de garantir des «rendements confortables aux assurés, sur fond de résurgence des risques liés aux incertitudes macroéconomiques».

    Nonobstant ces difficultés, la finance française a affiché une bonne santé l'an passé. Que ce soit du côté de la rentabilité que du respect des exigences de solvabilité des banques et des assurances. «Signe de bonne qualité des crédits, le taux de créances douteuses des groupes bancaires français est inférieur à ceux de leurs pairs européens, tant pour leur clientèle de ménage que pour les entreprises», détaille l'ACPR.

    Du point de vue de la solidité financière des établissements français, le ratio de fonds propres durs est ressorti à 14,4%, soit légèrement moins élevé que la moyenne en zone euro (14,6%) et dans l'UE (14,7%). Quant à l'assurance, le ratio de solvabilité moyen s'est établi à 240%, à quelques encablures de la moyenne de 242% mesurée pour l'ensemble de l’Union.

    Dans un contexte de multiplication des incertitudes géopolitiques, de stagnation de l'inflation et de tensions commerciales, la Banque centrale européenne (BCE, où Mario Draghi a passé le relais à Christine Lagarde) a ainsi reporté l'arrêt de ses interventions anti-crise et s'apprête à relancer ses rachats de dettes.

    Principale conséquence, la remontée des taux. Attendue de longue date par le secteur, elle n'est plus à l'ordre du jour et certains évoluent même en territoire négatif. Ce qui rend encore plus difficile la situation des banques.

    Ailleurs

    banque-ue-026.jpg

    En Europe, le contexte est difficile à la suite d'une série mitigée de résultats trimestriels. Le secteur continue les suppressions d’emplois (cf. notre édition N°5613 du 14/10/2019). Par exemple, la suisse UBS a vu ses bénéfices fondre de 16%, la nordique Nordea est passée dans le rouge, de même que la britannique RBS, particulièrement fragilisée par les incertitudes liées au Brexit. Certaines banques européennes abordent le problème par les revenus et d'autres par les coûts. «Les faibles revenus générés dans l'environnement actuel révèlent d'autant plus cette situation et incitent les banques à s'y attaquer de manière plus décisive…», avaient relevé dans une étude récente les analystes de l'agence Standard and Poor's Global Ratings. Pour compenser la baisse des taux, un certain nombre de banques ont choisi de mettre les bouchées doubles sur le plan commercial, notamment en augmentant sensiblement le volume des prêts. De l'autre côté de l'Atlantique, les grandes banques américaines ont publié ces derniers jours un bulletin de santé trimestriel plus contrasté. Le niveau élevé de leurs bénéfices ne levant pas toutes les interrogations sur une possible récession de l'économie, menacée par les tensions commerciales et géopolitiques.

    F. Z. T.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc