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Syrie: L’offensive turque suscite un tollé international

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5613 Le 14/10/2019 | Partager
Ligue arabe, ONU, Luxembourg… des réunions d’urgence
Ankara rejette toute critique, l’UE n’accepte pas le chantage

ONU, UE, Ligue arabe… la situation en Syrie est très préoccupante. Réunis en urgence au Caire, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont condamné les opérations de la Turquie sur le territoire syrien. Ils ont réclamé des mesures urgentes qui comprendraient des actions diplomatiques et économiques ainsi qu’une coopération militaire. 

Ankara rejette toute critique. Pour ses dirigeants, «l’offensive turque vise la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG), qualifiée de terroriste». Les ministres des Affaires étrangères irakien et libanais ont eux appelé au retour de la Syrie au sein de l’organisation panarabe. Damas y a été suspendue en 2011 quelques mois après le début du conflit.

Vendredi dernier, des discussions ont eu lieu à l’ONU sur un texte américain. Celui-ci vise à demander à la Turquie de revenir à la diplomatie. Le projet réclame également que toutes les parties protègent les civils et permettent un accès humanitaire durable. Il met en garde contre une reconstitution de l’organisation terroriste Etat islamique (EI) et souligne qu’un retour des réfugiés en Syrie ne peut se faire qu’en sécurité et sur une base volontaire. Plusieurs diplomates ont souligné que son adoption dépendait de la Russie.

L’UE affiche son impuissance après l’assaut turc. Aucun accord ne se dessine pour des sanctions, ont reconnu les représentants des Etats membres. Ce sera le principal sujet des discussions des ministres des Affaires étrangères aujourd’hui lundi à Luxembourg. Devant l’escalade de la violence, les dirigeants européens avaient mis en garde contre des conséquences humanitaires désastreuses et une résurgence du terrorisme.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est membre de l’Otan, persiste et signe. Il a menacé de permettre à des millions de réfugiés syriens de gagner l’Europe si ses dirigeants continuent de critiquer une offensive «considérée comme nécessaire pour la sécurité de la Turquie». Bruxelles n’acceptera pas le chantage.

«Ankara doit comprendre que notre principale préoccupation est que ses actions puissent conduire à une autre catastrophe humanitaire, ce qui serait inacceptable», a averti le président du Conseil de l’UE, Donald Tusk, lors d’une visite à Chypre.

La crise syrienne sera débattue au Conseil européen organisé les 17 et 18 octobre à Bruxelles. En attendant, plusieurs pays dont la France et l’Allemagne ont suspendu les exportations vers la Turquie de matériels de guerre susceptibles d’être employés en Syrie où les combats continuent de faire rage.

F. Z. T.

 

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