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    Rabat, ville lumière: Des milliards à l'eau?

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5610 Le 09/10/2019 | Partager
    9 milliards de DH pour redorer le blason de la ville, mais pas de gestion des équipements
    Résultat: terrains de sport, jardins, mobiliers urbains en nette dégradation
    Raison invoquée: l'éternel manque de budget... jamais la compétence!
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    Le parc Al Kamra constitue l’exemple de site dont les équipements sont sérieusement dégradés par manque de maintenance régulière (Ph. NEA)

    Avec le programme Rabat, ville lumière (2014-2018) qui a nécessité un investissement de plus de 9 milliards de DH, le paysage urbain de la capitale du Royaume a complètement changé de visage avec à la clé plusieurs dizaines de projets d’infrastructures et d’équipements de proximité réalisés.

    Toutefois, une fois livrés, ces projets ne font aujourd'hui l'objet d'aucune gestion professionnelle pour en assurer la maintenance et la sauvegarde. Un problème qui se pose  sérieusement au niveau des équipements de proximité particulièrement les terrains de sport, les jardins et l’immobilier urbain.

    «Grâce à “Rabat, ville lumière”, la capitale s'est vue dotée d’une centaine de terrains de sport de proximité dont près de 50% dédiés au football, le reste aux diverses disciplines sportives», rappelle une source de la Société Rabat Animation et développement à laquelle on a confié la gestion de ces sites. Néanmoins, près d'une quinzaine de terrains de foot, en l'absence de maintenance régulière, se dégradent progressivement.

    «Le niveau de dégradation est très avancé pour certains sites comme ceux situés au niveau de la corniche et dans les quartiers de Yakoub Al Mansour et Youssoufia», selon notre source.

    Celle-ci rappelle que la mission de la Société Rabat Animation se limite seulement aux tâches de gardiennage et le petit entretien ainsi que la gestion de ces terrains par l’intermédiaire d’opérateurs privés. Nous ne disposons ni de budget ni de compétences en mesure d’assurer la rénovation des tapis en gazon et le grillage de clôture des terrains dégradés.

    «Les recettes dégagées par l’exploitation de ces stades restent limitées ne permettant pas de réaliser les travaux de rénovation», explique notre source. En plus de manque de moyens, il faut aussi signaler l’absence d’une gestion professionnelle de ces stades.
    Un abandon dont sont également victimes certains jardins de proximité. C’est le cas du parc Al Kamra dont les équipements sont sérieusement détériorés. A cela s’ajoute un gaspillage en eau d’arrosage à cause de fuites restées sans réparation pour de longues durées. C'est quasiment la même facture d'eau qui est réglée, mais à cause de la négligence et pas du tout pour l'arrosage. Un comble, pour Rabat, qui prétend être une «ville verte».

    Toujours dans le même registre, il faut signaler la dégradation que subit une partie de l’immobilier urbain mis en place dans le cadre du programme Rabat, ville lumière. L’exemple le plus flagrant reste l’endommagement de la majorité des barrières de protection des piétons aménagées au niveau de l’avenue Hassan 2 et la corniche. Pour cette dernière, il est urgent de s’attaquer à l’éradication d’une mini-décharge qui prend forme côté mer le long d’un ravin situé en face du quartier Al Ahbasse.

    De notre correspondant permanent, Noureddine EL AISSI

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