×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Société

    100 ans d’aviation au Maroc: Les aérodromes, «une espèce» en voie de disparition!

    Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:5601 Le 26/09/2019 | Partager
    marc-eduard-winkel-001.jpg

    Né à Casablanca, Marc Eduard Winkel (en premier plan) est le Marocain le plus Hollandais et le Hollandais le plus Marocain: «Il me tenait à cœur que le Maroc participe aux 100 ans de l’Aéropostale» (Ph.Winkel)

    Le «Marco Polo marocain» passe avec aisance de la darija au néerlandais et de l’anglais à l’espagnol. Marc Eduard Winkel est un citoyen du monde, grand voyageur et pilote. Il est à l’origine de la formation de notre équipage. Ce méditerranéen mène de front ses activités de diplomate et de trader en acier. Il voue aussi son destin au rapprochement des cultures.

    - L’Economiste: Pourquoi participez-vous au centenaire de l’Aéropostale?  
    - Marc Eduard Winkel:
    Je devais le faire un jour et il y a eu finalement un alignement des astres. J’ai eu une proposition pour participer à un autre raid aérien en Afrique. Mais il n’est pas aussi symbolique pour moi que l’Aéropostale. Je n’ai jamais fait de Rallye même si l’aviation est une passion qui remonte à mon enfance. Mes parents avaient fait un voyage en avion de l’aéroport de Tit Mellil à la Côte d’ivoire. C’était le voyage d’une vie.

    - Qu’est-ce qui a été le plus difficile lors de la formation de cet équipage qui représente symboliquement le Maroc?
    - J’ai beaucoup volé avec notre pilote, Didier Cornut. Il restait deux places pour compléter l’équipage. C’est difficile de trouver des personnes passionnées. J’ai donc pensé à Brahim Tahari, le doyen des instructeurs pilotes et historien de l’aviation au Maroc. Il y a certes l’épreuve sportive à laquelle nous ne participons pas. Mais il y a aussi la découverte dans ce rallye. Le Maroc vu du ciel, c’est autre chose. La route côtière d’Agadir offre un panorama extraordinaire. Il me reste à découvrir le sud et c’est l’occasion idéale pour le faire.

    - Que pensez-vous de l’évolution de la pratique de l’aviation au Maroc?
    - Il y avait deux aérodromes à Casablanca dans les années 1970, celui de Tit Mellil et Casa-Anfa. Chacun abritait entre 20 à 30 avions. L’aérodrome de Casa-Anfa n’existe plus. Celui de Tit Mellil compte une dizaine d’avions, et encore, ils appartiennent à l’aéroclub. Les passionnés sont devenus «une espèce» de plus en plus rare. Et les fortunés ne sont pas vraiment intéressés par l’aviation. Peut-être à cause d’une certaine crainte du risque.
    Les excursions en avion étaient une mode à une époque où l’on comptait des pistes d’atterrissage au milieu de nulle part! Petits aérodromes et pistes disparaissent l’un après l’autre. Parc autos, extension urbaine et réseaux routiers ont fini par les engloutir. Ce n’est pas à la limite un problème puisque ces aérodromes sont devenus pratiquement inutilisés.

                                                         

    L’histoire du jour

    La scène se passe dans un petit avion léger. Marc Eduard Winkel et Brahim Tahari sont en route vers Ouarzazate. Ils survolent le Haut-Atlas et se retrouvent face à un rouleau de nuages. «Contourner les cols ou continuer tout droit? Nous plongeons dans la dépression atmosphérique pour gagner du temps», raconte Marc Winkel qui était aux commandes d’un  Socata TB20. L’appareil navigue en mode VFR (virtual flight regulation). Soudain, plus de visibilité. «Les éléments de la nature ont pris le dessus. Notre engin s’élance à plein régime. Paradoxalement, le variomètre indique que notre avion descend», poursuit notre témoin. L’oxygène se raréfie. L’avion décline un peu du côté  gauche. «J’étais ballotté par le vertige et la descente. Mes sens se sont déréglés. Ce jour-là, j’ai eu droit à une leçon suprême de l’aviation», se remémore Marc Winkel. Il ne compte «plus jamais retenter» l’expérience.

    Propos recueillis par Faiçal FAQUIHI

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc