×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    BAM baisse la réserve obligatoire

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5600 Le 25/09/2019 | Partager
    Le taux passe à 2% contre 4% auparavant
    Théoriquement, c’est 11 milliards de DH injectés dans l’économie
    La croissance ralentira à 2,7% et l’inflation restera faible
    deficit_budgetaire_00.jpg

    Hors privatisation, le déficit budgétaire devrait atteindre 4% du PIB contre 3,7% l’année dernière

    Ceux qui s’attendaient à ce que la banque centrale opte pour une politique expansionniste risquent d’être déçus. Bank Al-Maghrib maintient certes sa politique monétaire «accommodante» et garde le taux directeur inchangé: 2,25%, un taux en vigueur depuis mars 2016. Son Conseil, réuni hier mardi 24 septembre, a néanmoins réduit la réserve monétaire de 4 à 2%.

    Une mesure qui  devrait libérer 11 milliards de DH sur le marché monétaire afin de financer les besoins de l’économie. L’institution précise qu’elle a au préalable analysé l’évolution de la conjoncture économique ainsi que les projections macro-économiques pour les huit prochains trimestres. 

    La détente de 2 points des réserves financières que les banques doivent déposer auprès de Bank Al-Maghrib devrait, en principe, stimuler  la distribution du crédit et peut-être la croissance. Le besoin de liquidité bancaire a atteint  95,5 milliards de DH en moyenne hebdomadaire en août dernier. Il devrait selon la banque centrale,  s’établir à 77,6 milliards au terme de 2019 avant d’atteindre 96 milliards à fin 2020.

    Le crédit bancaire au secteur non financier en hausse de 3,7% à fin juillet et 3,1% pour les entreprises privées, devrait terminer l’année sur une progression de 3,7% avant de passer à 4,7% en 2020. Encore une fois faut-il que la confiance soit de retour puisque jusque-là la politique des taux d’intérêt bas n’a pas produit l’impact escompté!

    2,7% de croissance en 2019

    A l’exception de l’ajustement de la réserve obligatoire, qui devrait probablement réjouir les banques, la réunion du Conseil s’est terminée sur une note moins optimiste.  La croissance ralentira à 2,7% en 2019 contre 3% l’année dernière.

    La valeur ajoutée de l’activité non agricole devrait progresser de 3,6% contre 2,6% en 2018. En revanche, la valeur ajoutée agricole baisserait de 4,7% en raison de la mauvaise campagne agricole. La récolte céréalière ne devrait pas dépasser 52 millions de quintaux, selon les projections du ministère de l’Agriculture.

    Pour 2020, la Banque prévoit une amélioration de la croissance à 3,8%. Un niveau insuffisant pour absorber  le stock de chômage et les arrivées sur le marché de l’emploi alors même que le contenu en emploi de la croissance reste faible.

    BAM prévoit la stabilité du rythme des activités non agricoles à 3,6% et l’augmentation de la valeur ajoutée agricole de 6,3% mais sous l’hypothèse d’une production céréalière de 80 millions de quintaux.  Une chose est sûre, la croissance reste structurellement faible avec une volatilité liée à la pluviométrie et aux performances du secteur primaire.

    Cette année, le déficit budgétaire devrait se creuser davantage. Hors privatisation, il devrait atteindre 4% du PIB. A fin août, les dépenses globales ont augmenté de 5,4% alors que l’accroissement des recettes ne dépasse pas 3,4%. Mais si l’effort de maîtrise des dépenses et de mobilisation des recettes se maintient, le déficit budgétaire pourrait s’alléger et s’établir à 3,8% l’année prochaine.

    La Banque centrale anticipe une faible inflation, 0,4% sur l’ensemble de l’année avant son accélération à 1,2% en 2020. Elle s’attend, par ailleurs, à l’allégement du déficit du compte courant: de 5,5% du PIB en 2018 à 5,1% en 2019 avant d’atteindre 3,6% en 2020. Le tout  sous réserve de l’entrée de 2 milliards de DH en 2019 et de 1,8 milliard en 2020 de dons des pays du Conseil de Coopération du Golfe.

    Les exportations augmenteraient de 3,9% et devraient connaître une amélioration importante l’année prochaine sous l’effet d’un rebond des ventes automobiles avec l’entrée en production de l’usine PSA. En parallèle, les importations vont ralentir en raison de la baisse attendue de la facture énergétique et du rythme d’acquisition des biens d’équipement. Les recettes voyage et les transferts MRE devraient rester sur un trend haussier.

    Les recettes des IDE qui ont connu une nette reprise en 2018 (4,1% du PIB) devraient se contracter à 3,5% du PIB en 2019. Les deux sorties du Trésor (prévues cette année et en 2020) à l’international devraient porter les réserves internationales à 239 milliards de DH à fin 2019 et à 234,5 milliards en 2020. Ce qui assurerait un peu plus de 5 mois d’importations de biens et services.

    Au récent colloque sur les Finances publiques (Voir L’Economiste du lundi 23 septembre), les responsables du ministère des finances ont assuré que l’émission d’un milliard de dollars ou d’euros était toujours d’actualité. Reste le passage à l’acte!

    Khadija MASMOUDI

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc