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    Régions

    Oujda «humanise» son CHU

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5597 Le 20/09/2019 | Partager
    Des fresques murales pour égayer les patients, principalement les enfants
    Fruit d’une collaboration entre le Centre hospitalier et associations artistiques
    2 résidences d’artistes dans les services pédiatriques et psychiatriques pour bientôt
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     Au-delà de l’aspect artistique et ornemental de ces créations, l’accent est mis sur la dimension citoyenne et humaine (Ph A.K)

    Le mariage de l’art et de la thérapie n’est pas seulement un mariage de raison. Il est pluridimensionnel et stimule les zones affectives des patients et de leurs accompagnateurs. La réservation d’espaces artistiques au sein des centres hospitaliers est de plus en plus conseillée pour humaniser ces structures médicales.

    C’est ce que vient de concrétiser un groupe de jeunes artistes au sein du CHU Mohammed VI d’Oujda en réalisant des fresques murales. Ainsi le service de pédiatrie (qui a accueilli 3.654 enfants malades jusqu’à juillet 2018) s’est transformé en atelier de peinture et déclencheur de curiosités.

    La réalisation d’espaces dédiés à la création ou au balbutiement artistique, au sein des hôpitaux pour enfants, malades chroniques, personnes qui souffrent de troubles, exclus sociaux et adolescents sont des outils d’accompagnement efficaces pour alléger les souffrances et proposer de nouvelles alternatives thérapeutiques, explique Abdelkarim Daoudi, directeur du CHU Mohammed VI.

    Toutefois, de telles opérations ne peuvent se concrétiser sans l’engagement d’artistes auprès des services médicaux. C’est ce qu’a fait le collectif Tzouri, constitué essentiellement de jeunes de la région, qui ont déjà réalisé deux fresques monumentales au sein du CHU. Ce lieu visité par des milliers de personnes quotidiennement devient ainsi le théâtre d’une exposition inédite.

    Les jeunes artistes El Alami Mohamed, Miri Oussama, Tarhdid Mohammed, Naouya Mohamed et Mohamed Moumou ont œuvré avec enthousiasme et énergie pour concrétiser ce projet ambitieux, généreux et humain.

    Dans le même élan, deux résidences d’artistes sont prévues dans le même cadre au sein des services pédiatriques et psychiatriques avec deux artistes altruistes: El Yazid Kherbache et Hamid Jarbaoui, le premier est connu pour la diversité de son œuvre alors que le second est artiste thérapeute, venu de France pour généraliser la culture de l’art au service des personnes en situations difficiles.  L’ensemble de ces initiatives sont le fruit d’une collaboration avec l’association «réseau d’art A 48» dans le cadre de la 7e édition du festival «Orienta».

    «Une édition qui consacrera l’œuvre du géographe, cartographe, égyptologue et voyageur musulman, natif de la ville de Sebta: Charif Al Idrissi», confie à L’Economiste Azzedine Abdelouhabi, président du réseau d’art A 48. Lors de la 7e édition d’Orienta qui sera organisée du 10 octobre au 30 novembre 2019, Oujda se transformera en territoire à découvrir. Elle sera découpée en 7 provinces culturelles et artistiques, en référence au découpage opéré par Charif Al Idrissi dans son Atlas. Le CHU d’Oujda en fera partie.

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

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