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    Régions

    Rapport de la Cour des comptes/Oriental: La Radeo sur la sellette

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5594 Le 17/09/2019 | Partager
    De gros bugs d'alimentation en eau potable depuis le bar­rage Machraâ Hammadi
    146 pannes entre 2007 et 2017 soit 527 jours d’arrêt, pas de contrôle préventif
    La Régie assure avoir créé une entité pour l’entretien des équipements hydrauliques
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    Le renouvellement du réseau est nécessaire pour pallier les pertes d’eau qui demeurent élevées au niveau de certains secteurs (Ph. AK)

    22 missions de contrôle pour la Cour régionale des comptes dans l’Orien­tal en 2018. Des opérations qui ont passé au crible la Régie autonome de distribu­tion de l’eau et de l’électricité d’Oujda (RADEO) et 21 communes et qui ont permis de révéler l'état des lieux. Les observations concernant la Régie se sont focalisées sur la situation financière, l’ali­mentation en eau potable et l’amélioration du rendement du réseau de distribution d’eau potable.

    Ce ne sont pas moins de 8 cas qui ont été pointés par les enquêteurs. Ils portent principalement sur la capa­cité de production, les pannes affectant la conduite d’adduction à partir du bar­rage de Machraâ Hammadi, la faiblesse du rendement et les insuffisances dans la sectorisation du réseau de distribution.

    De son côté la situation financière a connu une régression de certains indicateurs financiers. Un résultat financier négatif sur la période 2011-2017, avec un déficit de 7,14 millions de DH en 2017. Constat nuancé par la Radeo qui explique que tous les déficits comptables sont justifiés via un retraitement spécifique des indicateurs financiers.

    Les inspecteurs de Jettou pointent du doigt aussi le rendement du réseau de distribution d’eau, inférieur à la moyenne nationale. Dans sa réponse, la Régie rap­porte qu’elle a lancé des actions ciblées pour surmonter les facteurs exogènes liés à la densité par habitant et par kilomètre et au faible indice linéaire de consommation. Ce qui a permis au rendement d’atteindre 69% en 2017 au lieu des 53% en 2009. Aussi, les pertes d’eau ont enregistré une baisse passant de 21 m3/km/j en 2009 à 11,22 m3/km/j en 2017.

    Sur le même sujet, la Cour des comptes note que le réseau de distribution d’eau potable dans la ville d’Oujda est réparti en 48 secteurs hydrauliques, d’une longueur de plus de 60 km par secteur, ce qui rend le contrôle des pertes d’eau difficile. Idem pour le protocole de comptage et le calcul des indicateurs de performance qui ne sont pas formalisés.

    Néanmoins les indices sui­vis par la Régie sont des indicateurs stan­dards proposés dans le cadre des schémas directeurs. Pour y remédier, la Régie a réa­lisé cinq nouveaux secteurs hydrauliques depuis 2012. Elle dispose aussi d’autres moyens de contrôle via un système de comptage mobile pour les sous-secteurs.

    Quant à l’évaluation du système d’ali­mentation en eau potable d’Oujda, elle dégage des besoins futurs en eau potable et montre que la capacité de production connaîtra une baisse de 27% à l’horizon 2020. Dans la même logique, la Cour des comptes a soulevé l’inefficacité des actions menées pour assurer la conti­nuité d’alimentation à partir du barrage Machraâ Hammadi.

    La conduite d’ame­née d’eau a connu 146 pannes entre 2007 et 2017 soit 527 jours d’arrêt. En consé­quence, la Cour des comptes préconise la réalisation de travaux de dédoublement de cette conduite par l’ONEE dans les plus brefs délais. Le cas échéant, l’alimenta­tion en eau potable risque de connaître de fortes perturbations.

    Il est également question, dans ce rap­port, du retard observé dans la mise en oeuvre du contrôle préventif et d’entretien sur certains équipements hydrauliques. A ce titre, la Régie rappelle qu’elle a créé une entité dédiée à l’entretien des équipe­ments hydrauliques.

    Il a ainsi été procédé au renouvellement de 104 km de conduites et 16.420 branchements dans le cadre du projet d’amélioration du rendement du réseau d’eau potable d’Oujda et du pro­gramme d’entretien préventifs des équi­pements du réseau. Comme elle a mis en place un programme de renouvellement de ses forages qui connaissent une baisse dans la productivité pour maintenir la capacité de production.

    La télégestion mise en cause

    LA Régie a dépensé des montants importants pour la mise en place d’un système de télégestion pour le suivi des indicateurs d’exploitation du réseau (6,7 millions DH) et d’un système d’information géographique (2,25 millions DH). Toutefois ce système n’est pas pleinement opérationnel et les travaux de sa réalisation demeurent en cours. Certaines zones et secteurs hydrauliques ainsi que les différents équipements n’y sont pas encore intégrés, notamment les compteurs des abonnés et les compteurs situés à l’entrée et à la sortie des secteurs hydrauliques. Ce à quoi la Radeo répond en avançant qu’elle opère selon une démarche progressive. «La mise en place d’un système d’information géographique et de télégestion est tributaire d’équipements spécifiques pour qu’ils soient compatibles», souligne-t-elle dans sa réponse.

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

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