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    Economie

    Université d’été de la CGEM: Charte d’investissement, l’ultime projet

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5593 Le 16/09/2019 | Partager
    Transmission, internationalisation, labellisation des PME…
    48 versions et un projet final en relecture au SGG
    La pratique sur le terrain, seul indicateur
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    Moulay Hafid Elalamy: «Le Maroc est aujourd’hui reconnu comme étant un pays qui protège son économie quand elle est agressée» (Ph. F. Alnasser)

    Pour avoir participé à la première édition de l’Université d’été de la CGEM, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie et du Commerce, était attendu sur les promesses faites l’an dernier. Mais cette fois-ci, c’est devant 2.500 personnes (contre 700 l’année dernière) représentant le gouvernement, le monde des affaires, l’administration qu’il était invité à dresser son bilan.

    Le ministre était surtout interrogé sur l’état d’avancement du projet de charte d’investissement dont la publication se fait attendre depuis plusieurs années. Elalamy a révélé que le projet de texte en est à sa 48e version. Ce qui indique que de profonds changements ont été introduits et que plusieurs départements ont été mis à contribution, en particulier les Finances et l’Intérieur.

    Aujourd’hui, le texte est en dernière lecture au SGG. Une ultime réunion est prévue avec le SGG au cours de cette semaine avant l’examen du projet de texte en Conseil de gouvernement, puis en Conseil des ministres et son introduction dans le circuit d’adoption avant la fin de l’année.

    «Je voudrais saluer ici l’effort qui a été réalisé par un de mes secrétaires d’Etat ici présent, Othman El Ferdaous, qui a fait un travail remarquable. Nous arrivons maintenant à la fin du processus», déclare le ministre.

    ■ Une réponse au problème de la transmission d’entreprises
    Le projet de charte d’investissement prévoit un dispositif pour faciliter la transmission des entreprises d’une génération à une autre ou d’un propriétaire à un salarié, processus qui a toujours posé problème jusqu’à présent. Un régime fiscal sera institué pour favoriser la transmission d’entreprises aux descendants ou aux salariés ayant au moins dix ans d’ancienneté dans la structure. «Vous voyez ce que je ne veux pas dire», glisse malicieusement le ministre.

    ■ Réduire la concentration des investissements sur l’axe Casa-Tanger
    Les investissements sont excessivement concentrés sur les mêmes villes, à savoir Tanger, Casablanca, Marrakech, Kénitra. Ce qui pénalise les autres régions du pays et ne permet pas leur développement. Le projet de charte propose un mécanisme d’accompagnement au profit des entreprises qui souhaitent s’implanter dans les territoires les moins favorisés. Une mesure similaire avait déjà été introduite dans la loi de finances 2018 en faveur des exportateurs. Elle consiste à subventionner les frais de transport entre les usines et les ports.

    ■ Exonération des droits d’enregistrement
    L’exonération des droits d’enregistrement sera étendue aux terrains destinés à la réalisation des projets d’investissement. Ce qui ne risque pas d’être d’une grande portée puisque ce n’est pas ce genre de charges qui bloque l’investissement. La mesure a déjà été mise en œuvre en faveur des projets de construction d’unités hôtelières.

    ■ Commerce électronique responsable
    Moulay Hafid Elalamy a rappelé son coup de gueule d’il y a quelques mois contre certains géants du «commerce électronique sauvage» et confirmé qu’il ne le renie pas. «Le commerce électronique est inéluctable. Nous allons y arriver de toute façon. J’ai eu une longue discussion avec le directeur de l’OMC et lui ai confié que si l’on pratique le commerce électronique de façon sauvage, plusieurs pays disparaîtront de la carte.
    Il y aura des milliards de pauvres additionnels. Il faudra donc l’exercer avec un peu d’intelligence». Le ministère de l’Industrie promet de créer une plateforme utilisée par des PME exerçant un commerce électronique «responsable».

    Soutien à l’internationalisation des PME

    Il arrive que des PME développent des produits de qualité et compétitifs, mais peinent à se projeter à l’export. Le projet de charte a intégré un mécanisme permettant à ces entreprises de recruter des jeunes pour des missions à l’étranger à des fins de prospection.  
    Les entreprises qui souhaitent s’internationaliser en propre ou à travers une franchise pourront bénéficier d’une aide spécifique. Le dispositif permettant à des entreprises du secteur automobile d’entreprendre des actions groupées sur les marchés extérieurs, en disposant de «magasins avancés» et qui a fait ses preuves,  sera étendu à d’autres activités. La labellisation des PME à fort potentiel (ce qui reste à déterminer) est également à l’ordre du jour. Elles bénéficieront de l’exonération fiscale et sociale pendant cinq ans.

                                                                                

    ALE Maroc-Turquie: Halte aux abus turcs

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    Rik, le caricaturiste de L’Economiste, a croqué les différents intervenants de l’Université d’été de la CGEM (Ph. F. Alnasser)

    L’accord de libre-échange entre le Maroc et la Turquie, signé en 2004 et entré en vigueur en 2006, s’est avéré désavantageux pour le Royaume. «Nous avons constaté qu’il y avait des abus en termes d’exportations massives. Nous avons pris au niveau du département du Commerce extérieur, des Finances et de la Douane d’arrêter de subir un combat total avec nos partenaires turcs, parce que nous considérons que c’est de la concurrence déloyale», a déclaré Moulay Hafid Elamay. Le ministre a rappelé qu’il allait défendre bec et ongles les entreprises marocaines contre les agressions qui ne sont pas «fair», entendre par là les cas de transgression des règles de l’OMC ou du libre-échange. Mais quand il s’agit d’entreprises peu compétitives sur le plan technique ou commercial, «on n’y peut rien». Le Maroc veillera toujours à respecter les règles de l’OMC, mais dans les deux sens, a conclu le ministre.

    Hassan EL ARIF

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