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    Economie

    Rentrée scolaire: Les éditeurs pas encore prêts

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5582 Le 30/08/2019 | Partager
    Plusieurs livres du primaire totalement révisés
    Ils ne seraient disponibles que vers fin septembre
    Les bons à tirer n’ayant pas été signés à temps

    Certains livres scolaires ne seront pas disponibles à la rentrée prévue jeudi 5 septembre. «Plusieurs manuels ont fait l’objet d’une refonte totale. Il s’agit des livres d’arabe, de français, des sciences naturelles et des mathématiques des 3e et 4e années de l’enseignement primaire. Les manuels des 1re et 2e années n’ont subi que des modifications partielles», explique Ahmed Filali Anssari, président de l’Association marocaine des éditeurs.

    La rédaction, la refonte ou la suppression de certains chapitres dans les livres concernés ayant nécessité plusieurs va-et-vient entre les éditeurs et le ministère de l’Education, les bons à tirer n’ont été signés que vers fin juillet, début août.

    Par conséquent, les livres ne seraient livrés aux librairies que vers la fin du mois de septembre. Un délai attribué au fait que ces livres seront imprimés à l’étranger en raison de la réactivité des imprimeurs européens. L’impression au Maroc de plusieurs centaines de milliers d’exemplaires aurait nécessité plusieurs mois et renverrait à des délais inconcevables.

    Les éditeurs assurent que les prix publics de vente resteront inchangés. D’ailleurs, ces derniers sont fixés par le ministère de l’Education nationale et n’ont aucun ajustement depuis 17 ans pour certains titres. «Cela fait plusieurs années que nous demandons la révision des prix de vente, sans succès», signale l’Association des éditeurs.

    Le problème de la disponibilité des livres scolaires est récurrent. Chaque rentrée est l’occasion de revoir les manuels mais pour les éditeurs, si les bons à tirer ne sont pas remis vers le mois de janvier, il est impossible d’imprimer les manuels dans les délais.

    La mise en œuvre de la charte de l’éducation en 1999 a débouché sur la suppression du livre unique. Depuis 2002, le ministère homologue jusqu’à 7 manuels par niveau. Ils sont proposés aux élèves soit par les académies, soit par les écoles.

    Le nombre d’ouvrages scolaires utilisés chaque année s’élève à une quinzaine de millions, dont 30% réédités chaque année sur un financement du budget général. Le montant s’élève à près de 350 millions de DH dédiés à l’opération 1 million de cartables, qui touche en réalité 4,36 millions d’élèves et qui est déployée par le ministère de l’Intérieur dans le cadre de l’INDH.

    Les 70% restants sont financés par les ménages. Il s’agit des livres utilisés dans l’enseignement privé. Les éditeurs soulignent que, dans le public, les 4 livres des principales matières (arabe, mathématiques, éveil artistique et activités scientifiques) coûtent 42 DH, contre plus de 300 DH pour le privé.

    Les chiffres de l’éducation

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    Les livres au programme de l’enseignement privé coûtent jusqu’à 10 fois plus cher que ceux du public

    • 7.798 écoles primaires
    2.018 collèges
    1.233 lycées
    Environ 15 millions de livres par an
    • 4,36 millions de cartables
    • 2,1 élèves bénéficiaires de Tayssir
    • 1,44 million de bénéficiaires des internats et cantines scolaires

                                                                                        

    Ce que dit la nouvelle loi sur l’enseignement

    Jusqu’à présent, le ministère de l’Education manquait de visibilité par rapport au contenu des livres scolaires et au rythme de leur actualisation. Les éditeurs affirment que la durée de vie d’un manuel ne devrait pas dépasser 3 à 5 ans. Une prescription qui est loin d’être respectée puisque certains livres n’ont pas changé depuis plus de 10 ans. Ce qui ne manque pas d’impacter la qualité de l’enseignement.

    Le chantier de la révision des manuels a été retardé par le blocage qu’avait connu le projet de loi-cadre relative à l’enseignement, la formation et la recherche scientifique, qui devait porter la vision stratégique du système éducatif au cours de la période 2015-2030.

    La publication de la loi-cadre sur l’enseignement au dernier Bulletin officiel mettra fin au flou qui a toujours entouré la conception du contenu des livres scolaires. Du moins c’est ce qu’espèrent les éditeurs. En tout cas, l’article 28 de la loi-cadre relative à l’enseignement prévoit la création auprès du ministère d’une commission permanente chargée de veiller à la révision et l’actualisation des curricula, des programmes de formation et de la recherche scientifique. Ladite commission devra définir un cadre conceptuel pour l’élaboration des contenus des manuels.

    Pour cela, elle est appelée à coordonner avec l’ensemble des intervenants dans le domaine de l’éducation, de la formation professionnelle et de la recherche scientifique, anticiper les besoins des apprenants, diversifier les approches pédagogiques…

    Il est attendu que la commission fixe une fréquence régulière pour la révision et l’actualisation des manuels scolaires en s’appuyant sur l’évaluation, l’accréditation et la certification. Le système d’évaluation devra au préalable être validé par le Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique.

    L’objectif étant de faire en sorte que les programmes d’enseignement soient conformes aux besoins aux niveaux local et régional. La loi sur l’éducation prévoit également l’obligation pour le ministère de tutelle de se concerter avec l’ensemble des acteurs pédagogiques, des économistes, des sociologues et des experts.

     

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