×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Politique

    Remaniement: Divisions de la majorité et compétences rares

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5574 Le 15/08/2019 | Partager
    Le chef du gouvernement affaibli par les divisions au sein de son parti
    Les négociations s’annoncent difficiles avec les autres composantes de la majorité
    Le choix des nouvelles compétences, un challenge décisif
    el_othmani_074.jpg

    Saâdeddine El Othmani, qui devra bientôt rencontrer les patrons des autres partis de la majorité, semble fragilisé par les sorties de son prédécesseur, qui n’hésite pas à attaquer régulièrement certains des principaux alliés de la coalition gouvernementale (Ph. Bziouat)

    Saâdeddine El Othmani dispose de quelques semaines pour soumettre au Roi des propositions de nouveaux profils qui devront rejoindre son équipe. Le Souverain a fixé la prochaine rentrée comme délai pour finaliser ce chantier. Pour l’instant, le chef du gouvernement semble encore traîner les pieds.

    Des réunions avec les autres patrons des partis de la majorité sont prévues la semaine prochaine. Certains d’entre eux, notamment Mohand Laensar, SG du MP, a appelé, il y a quelques jours, à accélérer la cadence. Ceci est d’autant plus important que la tâche s’annonce ardue. Le long feuilleton des tractations après les élections de 2016 est encore dans les esprits. El Othmani devra certainement faire face à une série de difficultés pour boucler ce dossier.

    Les orientations royales sont on ne peut plus claires: l’objectif de ce remaniement est d’insuffler un sang neuf, particulièrement en compétences pointues pour accompagner la mise en œuvre du nouveau modèle de développement et la refonte des stratégies sectorielles.

    Le chef du gouvernement en est conscient. C’est ce qui ressort de la note de cadrage du projet de loi de finances 2020. El Othmani a promis que son équipe va «poursuivre son action avec davantage de rigueur et de responsabilité en matière de gestion de la chose publique», en plus de «l’amélioration de l’efficacité des institutions».

    Face à l’ampleur des attentes, le patron du PJD risque de faire face à de nombreuses contraintes. Il s’agit notamment d’aboutir à un consensus avec les autres partis de la majorité sur les ministres ou secrétaires d’Etat qui devront quitter le navire, et surtout assurer un bon casting des nouveaux profils qui devront rejoindre l’exécutif.

    Une mission délicate vu les frictions ayant marqué les relations du PJD avec les autres formations de la majorité. La fragilité de la cohésion de la coalition gouvernementale est un secret de polichinelle. En témoignent notamment les tensions récurrentes entre le parti d’El Othmani et l’un des principaux partis de la majorité, le RNI. Ce dernier est connu pour être l’un des grands pourvoyeurs en compétences au sein de l’exécutif.

    En face, le patron du PJD devra d’abord faire face aux tiraillements dans sa propre formation. En atteste, par exemple, la position des parlementaires Pjdistes à l’occasion du vote de la loi-cadre sur l’enseignement. Plusieurs observateurs estiment qu’il risque d’être fragilisé par les guerres intestines de son parti.

    D’autant que son prédécesseur, Abdelilah Benkirane, semble vouloir lui tenir la dragée haute. L’ex-chef du gouvernement continue de jouer au trouble-fête, notamment en soutenant une initiative de coalition contre «la francisation de l’enseignement», suite à l’adoption de la loi-cadre.

    L’ex-SG du PJD continue d’avoir des soutiens au sein du parti, lui permettant de peser, officieusement, dans les prochaines négociations relatives au remaniement ministériel. Une situation qui risque de mettre El Othmani mal à l’aise lors des discussions avec les autres membres de la majorité, dont certains ont été attaqués frontalement par Benkirane.

    Au-delà des considérations politiciennes, les tractations pour le remplacement de certains ministres devront prendre en compte les exigences du nouveau cahier des charges du gouvernement. La révision de l’architecture gouvernementale devra répondre aux impératifs de cohérence, d’efficacité et d’accélération des réformes.

    Dans ce contexte précis, la compétence et la méritocratie devront être les maîtres mots, contrairement aux arbitrages politiciens ayant marqué traditionnellement ce type de négociations.

    Le Parlement s’y met aussi

    En plus des chantiers pris en charge par le gouvernement, le Parlement s’inscrit également dans la logique de la nouvelle feuille de route royale. La Chambre des représentants a publié un communiqué traçant les prochains chantiers visant le renforcement de la rigueur et de l’efficacité des institutions. Cela devra passer par des réformes internes, portant notamment sur la mise en place d’un mécanisme de contrôle de l’application des lois adoptées par le Parlement. S’y ajoute l’engagement de  «moderniser la production législative en vue d’être en phase avec les nouveaux chantiers». Le modèle des questions orales hebdomadaires sera également révisé pour rompre avec la monotonie qui caractérise ces séances.

    M.A.M.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc