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    Economie

    Chômage: Une baisse en trompe-l’oeil

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5573 Le 09/08/2019 | Partager
    Les jeunes, les femmes et les diplômés sont à des niveaux dépassant 20% dans les villes
    La baisse du taux à 8,5% cache une autre réalité: les découragés qui quittent le marché du travail
    Nouveau recul du taux d’activité et d’emploi
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    70,2% sont à la recherche d’un emploi depuis une année ou plus. Les statistiques du Haut commissariat au plan relèvent aussi que 22,9% des chômeurs se sont retrouvés dans cette situation suite au licenciement ou à l’arrêt de l’activité de l’entreprise

    La baisse du taux de chômage de 0,6 point pour s’établir à 8,5% aurait pu être une bonne nouvelle dans un contexte marqué par une croissance de 2,6% du PIB. Sauf qu’elle s’accompagne d’un recul du taux d’activité et de l’emploi.

    Découragées, plusieurs personnes ne se présentent plus sur le marché du travail et ne figurent donc plus dans les statistiques en tant que chercheurs d’emploi. Une situation qui dure depuis plusieurs mois, voire quelques années. Dans le milieu urbain, le taux a reculé de 1,2 point, passant à 12,4%, et il a progressé de 0,3 point dans le rural, s’établissant ainsi à 3,3%.

    Durant ce trimestre, la population en âge d’activité (15 ans et plus) s’est accrue à un rythme plus important (+1,6%) que celui de la population active (-0,6%). Le taux d’activité a cédé un point s’établissant ainsi à 46%. Dans le milieu urbain, il a diminué à 40,9% (-0,7 point) et à 55,3% en milieu rural (-1,4 point).

    L’écart des taux d’activité entre les deux sexes atteint 47 points! Seule une femme sur quatre environ en âge de travailler participe au marché de l’emploi! Or, les coûts associés aux écarts entre hommes et femmes en termes de participation au marché du travail et d’entrepreneuriat atteindraient au total 46% du revenu par habitant comparativement à une situation où les femmes auraient le même niveau de participation et d’entrepreneuriat que les hommes! Du moins selon le Fonds monétaire international!

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    20% des diplômés de niveau supérieur sont au chômage, soit les titulaires d’un baccalauréat, les techniciens et les diplômés des grandes écoles, facultés et instituts. Ce taux passe à 26,1% pour les diplômés de la spécialisation professionnelle

    Le taux d’emploi, c’est-à-dire le rapport entre la population active occupée et la population en âge de travailler, a baissé de 0,7 point à 42,1%. Autrement dit, moins de la moitié de la population en âge de travailler contribue actuellement à la création de richesse. Ce taux reste faible comparativement aux pays émergents où il tourne autour de 60%.

    Entre les hommes et les femmes, l’écart des taux d’emploi a atteint 44 points. Au deuxième trimestre, l’économie a créé 7.000 emplois nets. Dans le milieu urbain, les opportunités ont été importantes: 132.000 postes. En revanche, le milieu rural a connu la perte de 125.000 emplois.

    Le secteur des services a assuré 167.000 postes, en particulier dans les activités informelles: 33.000 dans le «commerce de détail hors magasin», 31.000 dans les «services personnels et domestiques», 26.000 dans le «transport, entrepôts et communication» et 22.000 dans la «restauration et hôtellerie».

    L’industrie y compris l’artisanat a créé 43.000 postes d’emploi: 21.000 dans la branche de «textile, bonneterie et habillement» et 9.000 dans «les industries alimentaires et de boissons». Le secteur du BTP est en perte de vitesse avec 27.000 emplois en moins: 15.000 en milieu urbain et 12.000 en milieu rural. L’agriculture, forêt et pêche a également perdu des emplois: 176.000 postes dont 170.000 en milieu rural.

    Le chômage touche toujours les mêmes catégories: les femmes, les jeunes et les diplômés. Si au niveau national, le taux de chômage des femmes atteint 11,3%, dans les villes, il est à 19,9%. Pour les 15-24 ans, il s’accentue à 22,3% et atteint 38,1% dans les villes.

    Les jeunes âgés de 25-34 ans ne sont pas mieux lotis: 14% au niveau national et 19,8% au niveau urbain. Les diplômés sont également à des niveaux de chômage dépassant la moyenne nationale de plusieurs points: 15,1%. Il atteint 20% parmi les détenteurs d’un diplôme de niveau supérieur, soit les titulaires d’un baccalauréat, les techniciens et les diplômés des grandes écoles, facultés et instituts.

    Le taux est de 12,3% parmi les personnes ayant un diplôme de niveau moyen (qualification professionnelle, enseignement primaire, secondaire, etc.). Les diplômés de la spécialisation professionnelle et les lauréats des facultés battent les records avec respectivement 26,1% et 22,3% de taux de chômage.

    Khadija MASMOUDI

     

     

     

     

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