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    Société

    Dispositif anti-dopage: Comment ça marche?

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5572 Le 08/08/2019 | Partager
    Un programme de contrôle avec des actions ciblées ou aléatoires
    Les athlètes peuvent bénéficier d’autorisations en cas de besoins thérapeutiques
    Le décret d’application publié au BO
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    Le nouveau dispositif anti-dopage ambitionne de durcir la traque contre ces pratiques très présentes dans les compétitions de haut niveau sur le plan mondial, ayant touché certains athlètes marocains, contrôlés positifs. La nouvelle réglementation est en phase avec les exigences de l’Agence mondiale en charge de ce dossier (Ph. Bziouat)

    Le dispositif de lutte anti-dopage commence à prendre forme. Le décret d’application de la loi mise en place il y a 2 ans, vient d’être publié dans la dernière édition du Bulletin officiel. Ce texte, composé d’une soixantaine d’articles, détermine les modalités de mise en œuvre de différentes dispositions de la loi.

    En tête, la composition de la nouvelle Agence marocaine de lutte anti-dopage. Ses membres seront proposés par le secrétaire général du gouvernement, le ministre de la santé, l’Ordre national des pharmaciens, l’Ordre national des médecins, le ministre de l’Agriculture, ainsi que le ministre du Sport.

    Au niveau du contrôle, ce décret définit les modalités et les conditions d’intervention de cette Agence. Celle-ci sera tenue de «mettre en place un programme de contrôle intelligent et adapté aux risques d’utilisation de produits dopants par les sportifs». Ce dispositif doit être «efficace en matière de détection et de répression de ces pratiques».

    L’élaboration de ce programme d’action doit prendre en compte les orientations techniques de l’Agence mondiale de lutte anti-dopage. L’évaluation de certains produits bannis doit prendre en considération, particulièrement «l’impact potentiel sur l’amélioration des performances lors de l’exercice d’activités sportives, l’histoire de l’utilisation de produits dopants dans certaines disciplines sportives, les études relatives aux nouvelles tendances en matière de dopage».

    Les résultats des éditions précédentes d’une compétition sportive peuvent également être considérés comme un indicateur décisif pour la répartition des missions de contrôle. L’article 36 met l’accent sur la nécessité de mettre en place un plan de contrôle ciblé, axé sur les certaines catégories de sportifs, notamment ceux relevant des différentes sélections nationales et les athlètes participant aux compétitions olympiques et paralympiques.

    La liste des sportifs concernés doit être actualisée tous les 3 mois, en vertu de l’article 42. Parallèlement au contrôle ciblé, des missions de contrôle aléatoire sont également prévues par l’article 37.

    Ces actions peuvent être menées lors d’une compétition ou hors compétition et sont réalisées sans notification préalable. Le dépistage peut être réalisé sur la base d’échantillons sanguins ou urinaires. L’analyse est réalisée par des laboratoires, en conformité avec les exigences de l’Agence mondiale de lutte anti-dopage. Les échantillons doivent être préservés pour la réalisation d’analyses supplémentaires le cas échéant.

    Le déploiement de ce dispositif passe par le renforcement des capacités des équipes mises à la disposition de cette Agence. Les agents chargés de la prise des échantillons doivent être formés en conformité avec les missions dont ils sont chargés. Ils ne doivent pas être dans une situation de conflit d’intérêts, comme cela est prévu par l’article 45.

    L’Agence ou ses agents doivent informer les sportifs contrôlés de l’obligation de la prise des échantillons, dans le respect de ses droits définis dans l’article 48, notamment la possibilité d’avoir des informations détaillées sur la procédure de contrôle ou de demander un délai avant sa réalisation.

    D’autres dispositions de ce décret déterminent les cas dans lesquels des sportifs peuvent disposer d’autorisations pour l’utilisation de certains produits bannis à des fins thérapeutiques. Cela concerne notamment les traitements relatifs à des maladies chroniques ou à des situations pouvant mettre la vie de l’athlète en danger.

    Ces autorisations peuvent également être accordés si l’utilisation de ces produits n’a pas d’impact sur l’amélioration des performances sportives ou en cas d’absence d’un traitement alternatif.

    Sanctions

    Une série de sanctions est prévue par la loi anti-dopage. Le décret publié au Bulletin officiel détermine les modalités de leur application. Les décisions disciplinaires seront notifiées au sportif concerné ou au ministre du Sport ou encore aux Agences nationales olympique et paralympique. Un résumé de cette décision est publié par l’Agence marocaine de lutte anti-dopage, au plus tard 20 jours après son adoption. Il devra contenir l’identité du sportif impliqué dans la violation des règles de lutte anti-dopage, ainsi que la nature du produit utilisé et la sanction prise à son encontre. Cette publication doit être faite sur le site de l’Agence pour une durée d’un mois.

    M.A.M.

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