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    Politique

    Amazigh: Le projet de loi quittera bientôt le Parlement

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5565 Le 26/07/2019 | Partager
    Il devra être soumis au vote en plénière, en 2e lecture, avant la fin de la session
    Détail des changements prévus par la nouvelle réglementation
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    Après des années en stand-by, les projets de loi sur l’officialisation de la langue amazighe et sur le Conseil national des langues, devront finalement achever le processus d’adoption, avant d’être publiés au Bulletin officiel (Ph. Bziouat)

    Dernière ligne droite pour les deux projets de loi organiques sur l’officialisation de l’amazigh et sur le Conseil national des langues. Ces deux textes, en stand-by depuis quelques années, quitteront bientôt le Parlement.

    Prévus par la Constitution de 2011, ils devront être très prochainement soumis au vote en séance plénière dans le cadre de la 2e lecture. Jeudi 25 juillet, ils ont été validés par la Commission de la culture et de l’enseignement de la Chambre des représentants.

    L’adoption du premier projet, portant sur le caractère officiel de la langue amazighe, est intervenue après un bras de fer qui a duré plusieurs mois. Finalement, les points de désaccord ont été résolus. Finalement, c’est le tifinagh qui a été adopté pour l’écriture du tamazigh. Un débat tendu avait marqué l’examen des dispositions relatives à cette question au niveau des deux Chambres.

    Certains proposaient l’utilisation des caractères arabes ou latins pour l’écriture de cette langue officielle. Ce texte a également prévu l’intégration de la langue amazighe dans l’enseignement et sa généralisation dans tous les cycles et sur tout le territoire national.

    En vertu de ce projet, plusieurs documents officiels et administratifs devront intégrer cette langue. Cela concerne notamment la CIN, le passeport, le permis de conduire, les attestations administratives, l’acte de mariage… La langue amazighe fera également son entrée dans les tribunaux. Elle pourra être utilisée par les justiciables durant les procédures d’investigation et de plaidoirie.

    Au niveau législatif, le Parlement devra prévoir un service d’interprétariat instantané durant ses travaux. Les projets de loi et de décrets devront également être publiés en amazigh. Une mesure qui sera introduite de façon progressive.

    D’autres mesures sont également prévues, comme l’obligation pour les administrations et autres instances publiques d’introduire la langue amazighe, au même titre que l’arabe, dans les enseignes accrochées à leurs façades. Certains ministères et administrations ont déjà franchi le pas il y a quelques années, avant l’adoption de ce texte. Durant la période d’implémentation du nouveau dispositif, le Conseil national des langues et de la culture marocaine sera appelé à assurer un appui technique au profit des institutions concernées.

    Le projet de loi organique relatif à cette instance a été également adopté en Commission à la Chambre des représentants. Il sera chargé de la protection et du développement des deux langues officielles, ainsi que des expressions culturelles marocaines, comme cela est prévu par la Constitution.

    M.A.M.

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