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    Economie

    PLF 2020: L’administration au régime

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5565 Le 26/07/2019 | Partager
    Le ministre des Finances révèle les grandes lignes au Parlement
    Nouvelles pistes pour renforcer les ressources
    Les hypothèses du projet de loi de finances

    Mohamed Benchaâboun s’est prêté, pour la première fois, à l’exercice de la présentation de l’exécution de la loi de finances en cours lors du conseil de gouvernement de jeudi dernier. Le ministre a par la suite enchaîné avec un exposé devant les commissions des finances des deux Chambres du Parlement.

    A cette occasion, il a dévoilé les grandes lignes du PLF de 2020 et présenté les principales évolutions du cadre macroéconomique et des évolutions attendues du contexte international et ce, sur la période 2020-2022.

    Pour L’Economiste, Mohamed Benchaâboun a planté le décor: «J’ai mis en exergue les défis et les mesures à prendre en matière d’optimisation des dépenses de fonctionnement, d’accélération de la mise en œuvre de la réforme des retraites, de la nécessité de repenser les modalités de gestion des investissements publics via l’affermissement de leur efficacité et le recours aux mécanismes innovants de financement».

    Il tient également à la rationalisation de la création des postes budgétaires, en recommandant d’explorer toutes les possibilités offertes à travers le redéploiement des fonctionnaires pour couvrir les déficits enregistrés dans les domaines spatial et sectoriel. 

    L’administration passera au régime en surveillant les déplacements à l’étranger, l’aménagement et l’équipement des sièges, les réceptions, les colloques, les études, l’achat et la location de voitures. Le ministère préconise la poursuite de la réforme de la compensation avec la mise en œuvre des mécanismes de ciblage et de soutien social. Dans ce même élan, il est question de prévoir la généralisation progressive du registre social unifié.

    Par ailleurs, Mohamed Benchaâboun explore de nouvelles pistes pour renforcer les ressources. Selon lui, «l’exigence se fait de plus en plus pressante pour disposer de ressources additionnelles qui seraient issues, notamment, de la gestion active des domaines de l’Etat et de la mise en œuvre de la réforme des établissements et entreprises publics. L’effort de l’élargissement de l’assiette fiscale, conformément aux recommandations des assises de la fiscalité, est également préconisé».

    En tout cas, les hypothèses de base pour le PLF de 2020 tablent sur une récolte céréalière moyenne de 70 millions de quintaux et un prix du butane à 350 dollars la tonne. Ces données seront affinées en septembre prochain sur la base des perspectives de la croissance mondiale et de la programmation budgétaire triennale, conformément aux dispositions prévues par la loi organique des finances.

    Pour l’année prochaine, le gouvernement vise un taux de croissance de 3,7% dans la perspective d’atteindre 4% à l’horizon 2022. Il est à préciser que l’économie marocaine a enregistré un taux de 2,8% au cours du premier semestre de cette année au lieu de 3,5% prévu en 2018, en raison des réalisations de l’activité agricole de 3,2%. Il s’agit d’un ralentissement en comparaison avec 4% de l’année dernière. A noter que le PIB non agricole continue d’augmenter en raison des performances de la pêche, de l’énergie, des mines et des services.

    En outre, le gouvernement compte contenir le déficit budgétaire à 3% comme une moyenne annuelle. A fin juin, il était en amélioration de près de 4,5 milliards de DH par rapport à son niveau de juin 2018 et «ce grâce au bon comportement des recettes fiscales qui ont progressé de 3%, aux ressources de la privatisation et à une certaine maîtrise des dépenses dont la progression a été limitée à 3%», indique Mohamed Benchaâboun.

    En outre, l’augmentation des recettes fiscales a été portée par l’impôt sur le revenu qui a progressé de 1,2 milliard de DH ou 5,6% et les recettes au titre de la solidarité avec un montant de plus de 1,9 milliard de DH.

    Côté dépenses, celles du personnel se sont accrues de 1,2 milliard de DH ou 2,3% tandis que les dépenses d’investissement ont légèrement progressé par rapport au premier semestre 2018 en se situant à 32,5 milliards de DH, en augmentation de 1,5%.
    Le ministre a également énuméré quelques actions importantes entreprises ces derniers mois. Il s’agit notamment du remboursement et de la non-reconstitution d’arriérés de la TVA, de la réduction progressive des délais de paiement de la commande publique et de l’assainissement en cours de la situation financière de certains établissements publics.

    De même, afin d’améliorer l’accès au financement de la PME, plusieurs actions ont porté sur la réforme du système national de garantie, l’octroi de nouvelles possibilités de financement aux associations du microcrédit ainsi que l’amélioration de l’accès au financement qu’autorise le nouveau cadre légal relatif aux sûretés mobilières.

    M.C.

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