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    USA/Arabie saoudite: Une nouvelle donne

    Par L'Economiste | Edition N°:5562 Le 23/07/2019 | Partager
    Défi: défendre la situation de la région…
    Dans un contexte de fortes tensions avec l’Iran

    C’est une première depuis qu’elles ont quitté l’Arabie saoudite en 2003. Les troupes américaines vont faire leur retour dans ce royaume pétrolier du Golfe dans un contexte de fortes tensions avec l’Iran et de nouveaux incidents dans la région.

    ■ Question de sécurité: «Le Roi Salmane (...) a donné son accord pour accueillir des forces américaines. Et ce, afin d’accroître le niveau mutuel de coopération pour défendre la sécurité de la région et sa stabilité et garantir la paix», a indiqué le ministère de la Défense saoudien. Cela «aura un effet dissuasif supplémentaire et renforcera notre capacité à défendre nos troupes et intérêts dans la région face à des menaces émergentes et crédibles», a indiqué le Centcom, l’état-major interarmées responsable des opérations militaires américaines dans le Golfe. Mais pour Andreas Krieg, professeur au King’s College à Londres cité par l’AFP, ce déploiement fait partie des «démonstrations de force et des efforts des Etats-Unis pour augmenter leurs options militaires en cas de frappe contre l’Iran». Le nombre de troupes américaines n’a pas été dévoilé, mais il s’agirait selon des médias américains de 500 soldats qui seraient stationnés sur la base aérienne Prince Sultan.

    ■ Quel message? Selon des experts, le déploiement annoncé est destiné à renforcer les liens (particulièrement en matière de défense) entre Washington et Riyad, qui ont connu des tensions cette année. L’administration Trump est sous pression au Congrès pour avoir répondu de «façon trop conciliante», selon plusieurs de ses membres, à l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Kashoggi au consulat saoudien à Istanbul en octobre dernier. En visite jeudi dernier sur la base aérienne Prince Sultan, le chef du Centcom, le général Kenneth McKenzie, s’est engagé à assurer la sécurité du transport maritime dans le Golfe. Sa visite est survenue au lendemain du blocage par la Chambre des représentants des États-Unis d’une vente d’armes de 8,1 milliards de dollars au Royaume saoudien et à d’autres alliés. Une décision à laquelle le président Trump devrait probablement opposer son veto.

    ■ La situation s’empire: Washington a accusé l’Iran d’une série d’actes de sabotage ou d’attaques ayant visé depuis mai six navires dans la région stratégique du Golfe, ce que Téhéran nie. La tension est encore montée d’un cran, l’Iran disant avoir confisqué un pétrolier battant pavillon britannique dans le détroit d’Ormuz, après 24h de polémique avec Washington concernant un drone iranien que les Américains disent avoir détruit. Les tensions se sont envenimées depuis le retrait unilatéral américain de l’accord nucléaire de 2015 et le rétablissement des sanctions économiques américaines qui nuisent fortement à l’Iran.

    F. Z. T. avec agences

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