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    Entreprises

    Un nouveau mode opératoire pour ADM

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5562 Le 23/07/2019 | Partager
    Amara appelle à opter pour des financements innovants
    Les indicateurs au vert après la maîtrise de la dette et des risques de change
    Miser sur l’attractivité du produit pour attirer le privé
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    Pour Abdelkader Amara, «le secteur privé a besoin de visibilité, d’un certain nombre de garanties en plus d’un TIR correct» (Ph. Bziouat)

    - L’Economiste: Pourquoi fêter 30 ans de l’ADM sous l’angle des ouvrages d’art?

    - Abdelkader Amara: Le but de cette exposition est de se rapprocher des citoyens utilisateurs de l’autoroute. Dans le génie civil et routier, les ouvrages d’art sont souvent une exception. L’exposition permettra aux citoyens de connaître l’aventure des autoroutes au Maroc à travers les ouvrages d’art. Nous avons plus de 1.800 km, avec plus de 1.000 ouvrages d’art et de nombreux projets dans le pipe. Il ne faut jamais dissocier les autoroutes des routes express. Nous sommes à plus de 3.000 km, ce qui fait de notre pays le premier en Afrique qui aspire d’avoir une place de choix au sein du gotha des pays autoroutiers en Europe.

    - Les problèmes de financement se posent avec acuité
    - Pour l’avenir, nous sommes en train de repenser le modèle avec lequel ADM travaillera dans les années à venir. Deux éléments sont importants. D’abord, il s’agit de soulager les finances de l’Etat, avec des mécanismes de financement innovants et c’est ce que nous sommes en train d’explorer. Ensuite, il ne faut pas freiner cet élan de construction que nous avons initié depuis plusieurs années. Cela est très important pour l’aménagement du territoire. Avant la fin de l’année, nous allons trouver un canevas qui permettra justement au secteur privé de participer. Nous n’aurions pas pu le faire auparavant, parce que nous attendions justement que ADM puisse voir le bout du tunnel dans ses équilibres financiers. Maintenant, l’endettement et les risques de change sont maîtrisés. Pour la deuxième année, les indicateurs sont au vert, ce qui est très important. A cela, s’ajoutent la confiance des bailleurs de fonds et cette ingénierie financière développée par ADM. Avec tous ces atouts, ainsi que la revalorisation de son patrimoine, qui concerne les concessions de l’Etat, la situation des infrastructures,… nous disposerons d’un très bon canevas.

    - S’agit-il du recours au secteur privé pour la construction ou pour les impliquer dans la gestion?
    - Le privé a ses exigences. Il a besoin d’abord de visibilité, d’un certain nombre de garanties en plus d’un TIR correct. Il ne faut pas perdre de vue qu’investir dans les infrastructures est assez nouveau au Maroc. En général, ce que nous avons fait dans le PPA,  Power purchase agreement, concerne l’électricité. Nous sommes en train de réaliser des projets dans le secteur de l’eau, ou bien dans les concessions dans les ports, surtout pour les quais. Maintenant, pour amener le privé à participer à cet effort d’investissement dans les infrastructures, le produit doit être attrayant. C’est ce que nous sommes en train de préparer. Il y a eu des tentatives pour confier la construction de certains axes autoroutiers au secteur privé. L’axe Casablanca-El Jadida a fait l’objet d’un appel à manifestation d’intérêt. Mais le privé a demandé des subventions qui dépassent de loin le coût de sa réalisation par ADM. Même chose pour le tronçon Tétouan-Fnideq.

    Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

     

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