×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Santé: Le groupe ODM acquiert sa 10e clinique

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5562 Le 23/07/2019 | Partager
    La clinique Badr vient d’intégrer son portefeuille
    Partenariat exclusif avec le Centre Léon Bérard à Lyon
    Des visées en Afrique subsaharienne et en Egypte
    mohamed_elmandjra_062.jpg

     Mohamed Elmandjra a passé une grande partie de sa carrière dans le milieu de la santé en commençant à General Electric où il a dirigé le marketing Europe pour les activités imagerie par résonance magnétique (IRM). Il occupera ensuite plu­sieurs postes dont vice-président marketing chez ADAC (spé­cialisé en médecine nucléaire). En mars 2008, il est nommé DG de Méditel qu’il quitte en mai 2013 pour créer Blue Mango Capital, une entité d’investissements dans la haute technologie et la santé. En 2014, il fonde le groupe Oncologie et Diagnostic du Maroc (ODM) qu’il dirige (Ph. ME)

    Le groupe Oncologie et Diagnos­tic du Maroc (ODM) vient de ren­forcer son réseau d’établissements hospitaliers en se portant acquéreur de la clinique Badr de Casablanca. Aujourd’hui à la tête de 10 unités, le groupe renforce son leadership dans la santé au Maroc. Interview avec Moha­med Elmandjra, PDG d’ODM.

    - L’Economiste: Quelle est la valeur ajoutée des prestations offertes par le groupe ODM?
     - Mohamed Elmandjra:
    La valeur ajoutée du groupe se situe à plusieurs ni­veaux. D’abord pour les médecins, nous prenons en main la gestion administra­tive et financière, ce qui leur permet de se concentrer sur leur vocation première qui est de soigner. Ensuite, pour les employés, nous structurons leur situation, les faisons bénéficier de formations et leur donnons des perspectives au-delà des entités spéci­fiques où ils travaillent. Nous engageons également des investissements pour la mise à niveau des structures et l’achat d’équipements. Enfin, il y a une prise en charge globale du patient: d’abord à tra­vers la prise en charge médicale qui peut se faire entre différentes entités selon la technicité offerte par celles-ci et admi­nistrative à travers le réseau ODM sans imposer au patient des démarches sup­plémentaires.

    - A combien s’élèveront les investis­sements opérés jusqu’ici?
     - L’investissement global dépasse les 500 millions de DH. C’est important certes, mais d’un point de vue sectoriel et besoins du marché, cela reste une fraction des investissements requis pour servir le patient marocain avec une offre de soins adéquate. Nous avons réussi à attirer des investissements étrangers, mais les fonda­mentaux du secteur devraient normalement en attirer beaucoup plus. Le problème est qu’il n’y a aucune mesure incitative pour ce secteur qui n’est même pas traité équi­tablement sur le plan économique.

    - Qu’en est-il des partenariats à l’étranger? (Assistance médicale, pa­thologies lourdes, interventions chirur­gicales lourdes…)
    - La taille de notre groupe nous per­met d’approcher les grands groupes inter­nationaux pour développer des partena­riats. C’est ainsi que nous avons signé un partenariat exclusif avec le Centre
     Léon Bérard à Lyon, un des plus importants pôles de cancérolo­gie en Europe, qui nous donne accès à des consultations de deu­xième avis et même des prises en charge prioritaires pour les patients qui le souhaitent. Nous sommes également en discus­sion avec d’autres groupes au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

    - Sur quoi porte la vision du groupe?
    - La vision du groupe est de faire une vraie différence dans la prise en charge du patient au Maroc. Nous voulons offrir des soins de qualité aux normes in­ternationales et à des conditions accessibles aussi bien géographi­quement qu’économiquement. Il est inconcevable que le Maroc soit si développé au niveau de ses infrastructures et dans des secteurs comme la logistique, les télécoms, les banques et assu­rances et qu’une activité aussi fondamentale que la santé reste à la traîne. Il faut pousser pour une véritable coopération entre le public et le privé avec pour objectif commun de servir ce besoin énorme, à savoir soigner le citoyen chez lui dans son pays et avec une offre de soins de qualité.…

    - Avez-vous des ambitions sur les marchés africain et arabe?
    - Nous avons des projets en cours en Afrique subsaharienne que nous es­pérons pouvoir annoncer très prochai­nement. Nous regardons aussi l’Egypte où les soins en oncologie en particulier sont faibles. Les autres pays arabes ont une configuration différente et nous ne pensons pas pouvoir ajouter de la valeur. Ceci étant, nous restons surtout focalisés sur le Maroc où les besoins restent très importants.

     Le portefeuille ODM

    Le groupe ODM est présent à Casablanca, Marrakech, Rabat, Oujda et Fès et regroupe 10 unités comprenant 3 unités d’oncologie et diagnostic, 2 unités d’oncologie médicale, 3 centres d’imagerie dédiés, un laboratoire d’anatomopathologie et maintenant une clinique multidisciplinaire. Par­mi les institutions du groupe figurent également le centre de traitement Al Kindy, radiologie Anoual, clinique Badr, clinique spécialisée Menara à Marrakech et le laboratoire Moulay Idriss, entre autres. Nous avons plus de 400 collaborateurs ainsi que 55 médecins dédiés et plus de 100 autres médecins partenaires. En 2018, nous avons servi plus de 60.000 patients dans nos centres.

    Propos recueillis par  Aziza EL AFFAS

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc