×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Démissions à la CGEM: Mezouar s’explique sans convaincre

    Par Abashi SHAMAMBA Amin RBOUB | Edition N°:5560 Le 19/07/2019 | Partager
    Faïçal Mekouar, Hammad Kassal, Fadel Agoumi... claquent la porte
    Des divergences de fond sur la gouvernance
    cgem_demission_060.jpg

    Les démissions se multiplient à la Confédération patronale. Après Ahmed Rahhou (vice- président en charge de la Compétitivité et de l’environnement des affaires), Hammad Kassal (président de la Commission Financement & Délais de paiement) qui ont ouvert le bal, c’est au tour de Faïçal Mekouar, vice-président général et bras droit du patron des patrons de jeter l’éponge.

    Autre défection et non des moindres, celle d’un salarié de la CGEM. En effet, Fadel Agoumi, le directeur général délégué, vient aussi de claquer la porte mardi dernier. «Il aurait été poussé à démissionner», confie un membre de la confédération. D’autres devraient suivre, annonce-t-on dans les coulisses. A l’origine de ces départs, des raisons multiples et différentes. Et surtout des divergences de fond sur la gouvernance, le mode opératoire, le chevauchement dans les prérogatives, l’ouverture à de nouvelles personnes...

    Jeudi 18 juillet, le patron des patrons a tenu à apporter des éclaircissements par rapport aux défections et à l’emballement de «la machine médiatique». Désormais, il dit qu’il «répondra du tac au tac à ses détracteurs, qui s’épancheraient dans la presse».

    L’air grave, solennel et entouré de trois vice-présidents, Mezouar commence par dérouler les chantiers: les délais de paiement, la formation professionnelle, la fiscalité, ou encore la plateforme commune des priorités définies avec le gouvernement.

    Pour lui, le mode de fonctionnement de la Confédération n’a peut être pas été compris par tout le monde: «Ce mode opératoire  marche dans certains cas et pas dans d’autres. Il requiert beaucoup d’exigences et met de la pression sur les collaborateurs.

    «J’assumerai jusqu’à la fin de mon mandat»

    A un moment, j’ai  procédé à un audit de l’organisation et une évaluation de ce dispositif. Ces audits ont été mal interprétés par certains qui y voyaient une interférence dans leurs prérogatives». Ce qui s’est traduit par des départs. «Je suis étonné par la violence des propos tenus par certains démissionnaires», précise Mezouar. Le patron des patrons tient aussi à rappeler que la CGEM a des règles.

    En clair, il ne faut communiquer que par les voies officielles de la Confédération. «Certains ont estimé qu’ils pouvaient s’en affranchir». Or, poursuit le président: «la communication sur des sujets qui touchent les entreprises et la CGEM ne peut être assurée que par le président himself ou le vice-président général».

    Dans le processus de réajustement du fonctionnement, il y a aussi des résistances et des désaccords, admet le président. Il va sans dire que le départ du vice-président général (Faïçal Mekouar) touche particulièrement Mezouar, qui assure qu’il a «tout fait pour qu’il soit le plus impliqué possible, le plus visible possible...» Certes, «nous n’étions pas d’accord sur tout. Et c’est normal dans la vie d’une organisation. Mais je trouve inélégant de recevoir la démission du vice-président général sans qu’il ne m’en parle. Et puis, la machine médiatique s’est emballée».

    Pourtant les deux hommes étaient inséparables, se parlaient beaucoup... Mezouar estime que rien ne justifie la démission de son binôme. Même s’il reconnaît qu’il n’est pas parfait, le président de la CGEM ne fait aucune autocritique. «Il faut respecter l’institution. Si le problème est Mezouar, c’est autre chose... Est-ce que le fait d’avoir ouvert le patronat à d’autres personnes déplaît à ce point? s’interroge le président. Il va plus loin: «Si l’on pense que pour l’Acte 2 de l’organisation de la CGEM,  il faut organiser un empeachment... Il faut alors le dire». Vraisemblablement, le président de la CGEM ne semble pas mesurer l’ampleur de la situation.

    «J’ai été élu par 80% des membres. J’assumerais mes responsabilités jusqu’à la fin de mon mandat». Voilà une réponse directe à tous ceux qu’il soupçonne de vouloir le pousser à démissionner. Mezouar dit aussi avoir reçu des «appels de soutien de toutes les régions du Maroc». Sur un tout autre registre, le président rend hommage à Fadel Agoumi. En même temps, il révèle qu’il a déjà reçu «trois candidats pour le poste de directeur délégué de la Confédération».

    Le patron des patrons met aussi les points sur les i. «Sur la zone de libre-échange africaine, le patronat n’a exprimé aucune position officielle. La CGEM est pour la Zleca». Une sorte de mise au point faite au responsable de la Commission qui aurait déclaré à la presse que «le patronat était contre».

    Pour lever tout malentendu, Mezouar insiste: «la CGEM est en faveur de l’accord de la zone de libre échange continentale. C’est la position officielle». Que chaque fédération comprenne les enjeux de ce rendez-vous. Au moins une vingtaine de fédérations étaient impliquées dans les échanges préparatoires de l’ALE sur la zone africaine.

    A.S. & A. R.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc