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    Chada TV: Comment faire la télé autrement

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5559 Le 18/07/2019 | Partager
    Positionnement, cahier des charges, grille, audience, coeur de cible...
    Divertissement, culture, musique, entertainment...
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    Rachid Hayeg, PDG du groupe Chada: «Même s’il  représente une partie infime, l’événementiel devra drainer des recettes via des partenariats, des lancements de produits, des soirées brandées, des festivals, des capsules...» (Ph. Jarfi)

    Nouvel entrant dans le paysage audiovisuel marocain. Chada TV vient d’obtenir la licence de la Haca pour diffuser via satellite (Nilesat) à partir du Maroc. La Haute autorité de la Communication audiovisuelle a organisé, début juillet, la cérémonie de signature du cahier des charges de la nouvelle chaîne. Pour rappel, Chada TV a été lancée en octobre 2017. Au début, la chaîne diffusait à partir de la Jordanie. Mais à partir de mai 2018, la diffusion se faisait depuis Dubaï.

    «Ce qui était techniquement assez compliqué», admet le management. La nouvelle licence a été octroyée après un processus complexe qui a duré 9 mois. Le processus a porté sur l’ensemble des éléments (caractéristiques techniques, business plan, grille des programmes, ressources humaines, positionnement de la chaîne, partie éditoriale, la composante financière...). Avant l’obtention de l’accord, le management de la chaîne a fait une audition en présence de ses équipes. Depuis, des ajustements ont été apportés sur le business plan. A partir de là, la Haca a notifié l’accord.

    Pour Rachid Hayeg, PDG du groupe Chada, société éditrice de Chada TV et Radio Chada, «il y a un cahier des charges assez strict avec des spécificités sur la partie Standard liée à un média audiovisuel, la composante déontologique (liberté d’expression, lutte contre la discrimination, le racisme, le respect de l’autre, les droits de l’enfant...), les engagements sur la production nationale (promotion de la chanson marocaine notamment) ou encore la partie qui régule la publicité et le parrainage».

    30 millions de DH en 5 ans

    Aujourd’hui, il faut dire que le nouveau statut de la chaîne implique de nombreux changements. Certes, vis-à-vis du téléspectateur il n’y a pas de changement, le contenu reste le même. Mais vis-à-vis des annonceurs et du marché, il y a un grand changement.

    «C’est très important vis-à-vis du marché si l’on décide par exemple une ouverture du capital de la chaîne. Ce qui n’est pas exclu», tient à préciser le PDG Rachid Hayeg. Le capital social est de 9 millions de DH. Pour la 1re année, l’investissement est de 13 millions de DH. Il devra monter à 40 millions de DH dans 3 à 5 ans, annonce Rachid Hayeg.

    L’entreprise a déjà établi un business plan sur 5 ans. Pour la première année d’exercice en tant que chaîne satellitaire marocaine, le management table sur un chiffre d’affaires de l’ordre de 16 millions de DH en 2019 avant de monter à 19 millions en 2020. L’objectif est de monter à 30 millions de DH dès la 5e année.

    Le positionnement de Chada TV en fait une chaîne satellitaire privée axée sur le divertissement culturel, l’entertainment, l’art et la musique ou encore les news People. Le tout sur fond d’un ton jeune, positif et résolument moderne. Le coeur de cible de l’audience est dans la CSP A, B Plus, B et C.

    La tranche d’âge va de 15 à 45 ans. Bien entendu, la télé parie sur le digital qui fédère des followers essentiellement jeunes. Le modèle économique repose sur 100% des revenus qui proviennent des recettes publicitaires et du parrainage via l’événementiel.  «Malgré qu’il représente une partie infime, l’événementiel devra drainer des recettes via des partenariats commerciaux, des lancements de produits, des soirées brandées (brand content), des festivals, des capsules... que la chaîne prévoit de diffuser. Nous allons faire du contenu à la télé comme ce que l’on fait déjà avec le digital», confie le PDG.

    Par rapport à l’étroitesse du marché publicitaire et à la rude concurrence, le management ne se fait pas de souci. Comment une télé privée, qui plus est une PME, peut se frayer une place dans un marché aussi restreint sur le plan publicitaire? «Il y a de la place pour tout le monde. Nous allons créer un nouveau marché, avec de la publicité de proximité, les PME... Notre ambition est de prendre 5% de parts de marché. C’est réaliste». Et d’ajouter: «Nous sommes producteurs à la base. Nous allons offrir des packages, produire des spots, des capsules... et diffuser».

    Plus encore, sur l’offensive des chaînes satellitaires du Moyen-Orient (Qatar, Emirats, Liban ou encore l’Egypte), là encore le PDG se veut serein et confiant: «Les chaînes étrangères ne nous font pas peur, car la valeur ajoutée réside dans la proximité de notre contenu marocain et le storytelling, le vécu d’artistes, le positionnement de la thématique musicale... De plus, il n’y a pas une seule chaîne marocaine thématique dédiée à ce type de concept avec une identité marocaine et une tonalité légère et positive».

    Toute la différence est là. Chada TV a même l’ambition de capter l’audience des Marocains qui suivent LBC, MBC, Rotana... D’autant plus qu’il y a un contenu People qui commence à se développer au Maroc, avec les stars, les chanteurs, les comédiens...

    Sur la programmation et le financement de la grille, Chada TV est pour le moment à 100% de production interne. L’entreprise ne sous-traite pas encore de productions externes. La priorité est à l’optimisation des moyens et des coûts via des budgets maîtrisés. Mais, à l’avenir rien n’exclut le recours à la production externe.

    Pour l’heure, la tendance est à la synergie des équipes radio & TV du groupe (animateurs, rédaction, commerciaux... ) pour l’optimisation des coûts et la maîtrise des charges. La chaîne dispose aussi de studios, décors et animateurs dédiés. Elle compte un effectif de 35 personnes (animateurs, techniciens, réalisateurs...). La chaîne programme chaque soir un prime-time à 21 heures.

    Amin RBOUB

     

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