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    Régions

    Béni Mellal-Khénifra: Enfin un Conseil régional du tourisme

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5558 Le 17/07/2019 | Partager
    Après des années de tractations
    Younes Laraqui élu président à l'unanimité
    La promotion de la destination, une priorité
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    Carrefour historique des axes routiers desservant les principales villes impériales du Royaume (Marrakech, Meknès et Fès), la région est bien plus qu’un point de passage et ambitionne de devenir une véritable destination de villégiature (Ph. L'Economiste)

    C’est fait. La région Béni Mellal-Khénifra dispose enfin de son Conseil régional du tourisme (CRT). Un accouchement aux forceps après des années d’efforts et de tractations menées par le délégué du département du Tourisme dans cette région, Abdlfettah Baoudene.

    C’est donc samedi 13 juillet que le CRT a été installé et son premier président élu à l’unanimité. Il s’agit de Younes Laraqui. Un professionnel du secteur et également entrepreneur opérant notamment dans le secteur du BTP. Laraqui le sait: sur son nouveau bureau un grand chantier. Mais qu’à cela ne tienne, il connaît parfaitement le secteur du tourisme et la région puisque lui-même y est considéré comme le plus important opérateur. C'est Lakhtib Lahbil, wali de la région Béni Mellal-Khénifra depuis février dernier, qui a présidé l’ouverture des travaux de la réunion constitutive du CRT.

    Laraqui a annoncé que le bureau exécutif de l’instance qu’il préside désormais sera élu le 29 de ce mois. Il sera  composé d’une dizaine de membres parmi les 20 qui siègent au conseil d’administration. Quatre collèges y seront représentés : le collège des professionnels, le collège des institutionnels, le collège des promoteurs du secteur et le collège de la société civile.

    Une convention de partenariat a déjà été établie entre le Conseil régional de Béni Mellal-Khénifra, les départements de l’Intérieur et du Tourisme, l’Office chérifien des phosphates (OCP) et la Société marocaine de l’ingénierie touristique (SMIT). Sa durée de validité s’étend jusqu’en 2021, dernière année du mandat de l’actuel Conseil régional. En outre, la nouvelle convention abroge le contrat-programme, qui a été le premier du genre, établi il y a plus de quatre ans entre l’ex-région Tadla-Azilal et l’Etat. Il concernait un programme intégré destiné au développement du tourisme rural, de montagne et de nature et qui, malheureusement, n’a jamais été concrétisé.

    Destinée à faire du tourisme un pilier du développement durable dans la région, la convention porte notamment sur la création de circuits touristiques en phase avec les nouvelles tendances en matière de tourisme. Ainsi, ont été retenues les créations d’un «circuit des cimes de l’Atlas» (province de Béni Mellal), d’un autre des «gorges, lacs, rivières et cascades» (province d’Azilal), et de ceux des «sources d’Oum Errabii» (province de Khénifra), du «tourisme et culture» (province de Khouribga) et de «l’agriculture écologique» (province de Fkih Ben Salah).

    Globalement, la convention a pour objectif  le développement de l’animation autour des activités touristiques, la création de centres de loisirs, l’aménagement et la mise à niveau des circuits et infrastructures touristiques. Sans oublier le renforcement de la signalétique destinée à faciliter l’accès aux différents sites touristiques.

    Le montant total de la convention porte sur la somme de 202,50 millions de DH que les parties s’engagent à débourser d’ici 2022, soit une année après la fin du mandat du Conseil régional actuellement en place. Sur ce montant, le Conseil régional va supporter la plus grosse part, soit 128,5 millions de DH, le ministère de l’Intérieur 30,5 millions de DH, et le département du Tourisme 21,5 millions de DH par le biais de la Smit. De son côté, l’OCP apportera 22 millions de DH.

    En outre, le Conseil régional s’engage à mettre à disposition des investisseurs l’assiette foncière nécessaire, à mener les études relatives à la réalisation des différents projets et à établir les cahiers des prescriptions spéciales (CPS).

    La région Béni Mellal-Khénifra compte 3 grands ensembles géographiques distincts: la plaine de Tadla, le piémont (appelé aussi Dir) et la montagne entre le Haut Atlas et le Moyen Atlas. Carrefour historique des axes routiers desservant les principales villes impériales du Royaume (Marrakech, Meknès et Fès), la région est bien plus qu’un point de passage et ambitionne de devenir une véritable destination de villégiature.

    Sa position géographique lui permet, en effet, d’apporter une contribution de premier ordre au secteur du tourisme, surtout qu’elle bénéficie d’atouts et de potentialités naturels reconnus. Cédraies, lacs, patrimoine cynégétique… offrent à la région la possibilité d’entrevoir un développement touristique durable et intégré.

    Afin de valoriser ses potentialités et atouts naturels et culturels, la région s’est engagée dans un vaste chantier de développement d’infrastructures de base et la mise en place de projets phares permettant de booster le tourisme régional. Cela à travers, notamment, le contrat-programme national de la mise en œuvre de la Vision 2020 pour le développement du secteur touristique et le programme du développement intégré du tourisme rural et de nature.

    D’ailleurs, autorités et élus ambitionnent de faire de Béni Mellal-Khénifra une destination touristique à part entière. Dans cette perspective, pas moins de 58 projets avaient déjà été retenus pour une enveloppe globale de 1,1 milliard de DH. Dans la foulée, a été intégré l’aménagement du territoire et le développement durable et les efforts ont été orientés, particulièrement, autour de la création d’une offre nature complémentaire.

    Cependant, malgré le nombre relativement important de lits dont dispose la région (5.456 lits), la capacité d’accueil reste faible, et ne constitue que 2,51% de la capacité litière nationale.

                                                                                 

    L'animation, le chaînon manquant

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    Le secteur touristique de Béni Mellal-Khénifra enregistre un flux important d’investissement, avec en moyenne 13 projets et 237 millions de DH d’investissements touristiques validés chaque année. Ces investissements concernent particulièrement les hôtels (3 et 4*) et les maisons d’hôtes.

    La région attire actuellement en moyenne 125.000 touristes par an. La Vision 2020 ambitionne d’augmenter ce chiffre à 500.000 à l’horizon 2020. Mais la durée moyenne de séjour est de seulement 1,5 nuitée. C’est très faible pour une région aux nombreux atouts. La cause principale en serait l’absence d’une animation adéquate. Et, surtout, le manque d’une véritable communication visant la promotion de la région tant auprès des nationaux que des marchés internationaux émetteurs.

    En effet, il n'existe pas de véritables produits qui permettent de retenir le touriste. Donc, plusieurs opportunités d’investissement se présentent, notamment, en matière d’animation, de loisirs et de divertissement.

    Jamal Eddine HERRADI

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