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    Economie

    Loi-cadre sur l’enseignement: Fin du blocage

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5558 Le 17/07/2019 | Partager
    Le texte adopté par les membres de la Commission de la culture et de l’éducation
    Le PJD et l’Istiqlal s’abstiennent lors du vote des articles sur les langues d’enseignement
    Le texte devra quitter la 1re Chambre avant la fin de la session

    Le projet de loi-cadre sur l’enseignement vient de passer le cap de la Commission de la culture et de l’éducation de la Chambre des représentants. Après plusieurs mois de blocage et de confrontations autour des articles sur les langues d’enseignement, ce texte a été approuvé par les députés. Il sera bientôt soumis à l’examen en séance plénière.

    L’adoption de ce projet de loi n’est pas passée sans heurts. Surtout que des groupes parlementaires, notamment le PJD et l’Istiqlal, se sont accrochés à leurs positions. Ils se sont abstenus lors du vote de certains articles, notamment ceux liés à l’utilisation des langues étrangères.

    Certains députés, dont Abou Zaid Idrissi, membre du PJD, n’ont pas hésité à voter contre, bravant la position adoptée par leur groupe parlementaire. En face, les autres formations, majorité et opposition, ont voté pour ce texte.

    Le projet soumis au vote est le résultat du compromis entre groupes parlementaires en avril dernier. Dans les détails, la version approuvée de l’article 2, qui introduit l’alternance linguistique, la définit comme une approche pédagogique et un choix éducatif qui sera appliqué graduellement, en vue de diversifier les langues d’enseignement, parallèlement aux 2 langues officielles.

    L’objectif est de les utiliser dans l’enseignement de certaines matières, notamment scientifiques et techniques. L’article 31, également concerné par ce bras de fer, précise que l’architecture linguistique doit donner la priorité au rôle fonctionnel des langues, notamment en matière de consécration de l’identité nationale, mais également d’ouverture et de garantie de l’intégration économique et sociale. Cet article insiste également sur l’importance de l’équité et de l’égalité des chances dans le domaine de la maîtrise des langues officielles et étrangères. Les bacheliers devront maîtriser l’arabe et l’amazighe, ainsi que  deux langues étrangères au moins.  

    Quoi qu’il en soit, l’adoption en commission de cette réforme stratégique, basée sur la Vision élaborée par le Conseil supérieur de l’éducation et de la formation, devra accélérer le processus. Lors de la dernière session de cette instance, tenue la semaine dernière, son président, Omar Azziman, a insisté sur l’urgence de l’implémentation de cette réforme.

    Celle-ci «ne laisse place à aucune hésitation, comme elle ne tolère aucun retard, même si elle se heurte à des vents contraires et à des résistances adverses, ouvertes ou masquées», a-t-il souligné.

    L’examen de ce texte en séance plénière devra être marqué par des débats tendus, surtout face aux positions non tranchées de certains groupes, particulièrement le PJD. Mais certains parlementaires restent confiants de l’adoption du projet avant la fin de cette session. Il devra par la suite être transféré à la Chambre des conseillers, pour être examiné à la rentrée parlementaire. Les conseillers attendent de pied ferme cette réforme. Il y a quelques semaines, Saïd Amzazi a été interpellé par les membres de la 2e Chambre sur ce dossier.

    Des conseillers proches du PJD, notamment Abdelilah Hallouti, SG de l’UNTM, avaient critiqué «la généralisation de l’utilisation du français dans l’enseignement des matières scientifiques. Ce qui porte préjudice aux élèves qui ne sont pas préparés à cette transformation».

    Quoi qu’il en soit, si aucun compromis n’est trouvé, le même scénario de blocage devra se reproduire au niveau de la 2e Chambre, même si le PJD reste minoritaire, contrairement à son poids au niveau de la Chambre des représentants.

    Qu’est-ce qui fait courir le PJD?

    Les membres PJD, parti qui conduit le gouvernement, se sont abstenus de voter le projet de réforme introduit par un ministre du même gouvernement. Pendant des mois, les positions hésitantes de cette formation autour de ce projet de loi-cadre avaient conduit au blocage. Plusieurs observateurs ont critiqué les volte-face des députés pjdistes. L’influence idéologique, notamment suite aux appels lancés par l’ex-chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, semble avoir pris le pas. Le chef du groupe n’avait pas réussi à imposer une ligne de conduite depuis l’éclatement de cette crise.

    M.A.M.

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