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    Le Crédit agricole mise sur la digitalisation

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5557 Le 16/07/2019 | Partager
    Objectif: favoriser une meilleure inclusion financière des agriculteurs
    Un programme d’appui aux startups innovantes
    Réduire le contact physique avec les agences en misant sur les mobiles

    LA Commission du contrôle des finances publiques de la Chambre des représentants n’a pas dérogé à la règle. Elle a fait salle comble dernièrement avec le président du directoire du groupe du Crédit agricole du Maroc (CAM) Tarik Sijilmassi, qui était accompagné de son ministre de tutelle, Aziz Akhannouch. Ce dernier a clairement affiché son soutien, tout en exprimant sa «fierté des exploits réalisés par cette grande banque qui finance 
    les agriculteurs et le Plan Maroc vert». Elle aurait pu pencher vers d’autres secteurs plus rentables mais elle est restée fidèle à son ADN qui est le financement du monde rural et agricole à plus de 50%. «C’est un virage bien négocié entre l’agriculture et les autres secteurs où il y a plus de bénéfices», a indiqué le ministre, avant de laisser le patron 
    du CAM faire sa présentation, sachant que le débat était programmé pour un autre jour. Visiblement, Tarik Sijilmassi privilégie l’approche participative. 
    En effet, il est venu à la Chambre des représentants accompagné de ses 
    collaborateurs dont certains, à sa demande, ont pris la parole comme notamment Hanane Aajli, directeur du pôle accompagnement du développement agricole.
    En tout cas, les députés ont été attirés par le plan stratégique 2019-2023 du groupe qui prévoit notamment de renforcer son positionnement de leader dans le secteur bancaire au niveau du monde rural. Outre l’amélioration des capacités financières, sa place sur le marché et les secteurs à haute valeur ajoutée, le patron du groupe veut exploiter les possibilités offertes par la digitalisation. Il s’agit de faire de la transformation numérique, le principal moteur de croissance à travers le renforcement de la culture d’innovation, tout en s’orientant sur le client. Sur ce chapitre, Tarik Sijilmassi affiche l’ambition de transformer sa banque en mettant en place un data center, avec l’émergence d’un système d’agriculture numérique avec une meilleure inclusion financière à travers l’utilisation du digital. En matière de flexibilité et d’innovation, le CAM lance un programme d’appui aux startups innovantes pour répondre aux attentes du marché et à la simplification de la vie quotidienne des citoyens. Il s’agit aussi de se concentrer sur les questions liées aux changements d’habitudes de la clientèle. Le but est de réduire le contact physique avec les agences pour s’orienter davantage vers le téléphone portable.

    2,5 millions de comptes

    Via son réseau, le groupe contribue à l’accompagnement des différentes composantes du monde agricole et rural, particulièrement les plus fragiles. Et cela à travers des mécanismes innovants et conformes à l’amélioration de l’inclusion financière des citoyens et leur niveau de vie. Le groupe dispose de 2,5 millions de comptes dont 55% dans le monde rural.
    Le portefeuille des crédits est ainsi essentiellement absorbé par le secteur agricole et les industries alimentaires à hauteur de 55%. Ils sont suivis de loin par les particuliers et les professionnels  pour 16%, les crédits immobiliers 9% et autant pour le commerce et les services. Les autres secteurs s’accaparent le reste.
    A fin décembre dernier, le groupe était classé à la 4e position au niveau des dépôts (8%), sachant que la 1re place revenait à la BP (26,2%), suivie par l’AWB (25,3%) et la BMCE (13,4%). Au niveau des parts de marché pour les crédits octroyés, le groupe est également à la 4e place avec 9,3% de parts de marché. La tête du podium revient à l’AWB (25,3%), suivie de la BP (24%) et la BMCE (13,7%). 

    Le système de l’agriculture digitale est présenté sous forme d’un schéma englobant l’ensemble des parties prenantes. Son axe principal vise les activités qui gravitent autour du couple incontournable, composé de l’agriculteur et du client. Seront concernés également les fournisseurs (semences, engrais et équipements), les services connexes comme la main d’œuvre, le transport, la logistique et la location des engins. Idem pour les services financiers comme l’assurance et le financement. Le secteur public est présent dans ce système par l’appui, les aides et les impôts.


    En réponse à la Cour des comptes....

    Dans son exposé, le président du groupe n’a pas cherché à évacuer le rapport de la Cour des comptes. Pour lui, ses recommandations sont classées en quatre groupes. L’un comporte 11 recommandations, qui ont été mises en œuvre juste après la fin de la mission des magistrats. A cela s’ajoutent deux recommandations du 2e groupe,  actuellement en cours d’exécution. La 3e catégorie a mis en avant des attributions qui relèvent de celles de l’Etat comme le contrat programme et le tour de table du Crédit agricole du Maroc. Sur le dernier lot de 3 recommandations, le management ne partage pas l’avis de la Cour. L’un des points porte sur la réévaluation uniquement de 6 actifs. La Banque estime que rien ne l’obligeait à tout réévaluer. Pour Tarik Sijilmassi, ce n’est pas un point noir puisqu’on s’est limité à ces 6 propriétés. Le portefeuille de la Banque est beaucoup plus important, surtout que plusieurs réserves foncières se situent dans le périmètre urbain. L’autre critique de la Cour porte sur le non déclassement des dossiers des petits agriculteurs ayant des impayés. Pour la Banque, cela ne s'effectue pas automatiquement puisque cela risque de condamner des entreprises à la faillite. Tarik Sijilmassi  préfère accorder un délai aux clients pour régulariser leur situation, particulièrement en 2016 lorsqu’ils étaient victimes de la sécheresse. Il s’agit, selon lui, de la responsabilité sociale de la Banque. Après ce délai, si le client n’honore pas ses engagements, il tombera dans le dossier du contentieux.

     

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