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    Festival de la culture amazighe à Fès: Coup d’envoi à Bab Makina ce vendredi

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5555 Le 12/07/2019 | Partager
    «Les nouveaux défis de la migration» du 12 au 14 juillet
    Réflexions, expositions, chants… au menu de la 15e édition
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    Et  de quinze pour le festival international de la culture amazighe à Fès (FICAF). La nouvelle édition s’ouvre ce vendredi 12 juillet 2019, sous le thème: «Les nouveaux défis de la migration dans la région euro-méditerranéenne: Amazighité, femme, échange culturel et développement». Organisé par l’Association Fès-Saiss, le Centre Sud-Nord, avec l’appui de la Fondation BMCE et le ministère de la Culture et de la communication, ce 15e festival «s’inscrit dans le cadre des hautes directives royales exprimées lors du discours d’Ajdir (2005) et relatives à la promotion de la culture amazighe», indique son initiateur Moha Ennaji. Selon lui, «le forum du FICAF permettra aux experts, chercheurs et acteurs de la société civile de débattre des problèmes actuels liés à la migration, à l'amazighité, à la femme et aux échanges culturels ainsi que leur rôle dans le développement. Il ambitionne également de promouvoir une culture de dialogue, de coexistence, de tolérance et de solidarité». 
    Durant trois jours, le festival se focalisera sur les nouveaux défis de l’exode du sud vers le nord et sur le rôle de la culture amazighe dans le processus d’intégration des migrants. 

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    «Le 15e festival de la culture amazighe sera riche et varié et constituera une belle occasion pour les habitants de la région Fès-Meknès de profiter d’un week-end passionnant au cours duquel musique et culture se mêleront au cœur de la ville historique de Fès», promettent Hassan Slighoua (à gauche) et Moha Ennaji (à droite), respectivement le président de l’Association Fès-Saïss er l’initiateur du festival 

     «Il s’agit d’échanger, penser et établir des stratégies cohérentes, permettant de consolider le dialogue interculturel, le dialogue entre religions, la cohésion sociale et la culture démocratique dans toute la région, avec la participation d’une trentaine d’experts venant de 12 pays», explique Ennaji. «Lors de cette nouvelle édition, le festival réunira des artistes et des intellectuels de pays africains et méditerranéens, notamment de France, Suisse, Pays-Bas et Italie, afin de créer une synergie autour des arts et de la culture, facteurs de dialogue, de communication et de paix», renchérit-il. 

    D’un budget de 570.000 DH, le FICAF entend fédérer le plus grand nombre d’intervenants qui œuvrent pour les valeurs humanistes de liberté, de fraternité et de paix pour réfléchir ensemble dans un moment aussi crucial pour la région euro-méditerranéenne. En ce sens, Hassan Slighoua, président de l’Association Fès-Saïss (bureau de Fès) «appelle les sponsors ainsi que les autorités locales et élues à soutenir ce festival qui est organisé sous le haut patronage de SM le Roi». En plus du congrès qui se déroulera à l’hôtel «Les Mérinides», le festival proposera un volet consacré à la chanson et à la poésie amazighe et populaire. Des artistes de renom y participeront à l’instar de Khadija Atlas, Najat Tazi, Lhoussein Ait Baamran, Nass El Ghiwane, et les danses d'Ahidous de Lakabab et Kalaat Mgouna, ainsi que le groupe Ahidous de feu Moha Oulhoussain Achibane et le groupe Ahwash de Tata. «Bref, notre événement accueille des troupes folkloriques représentant les différentes régions du Maroc. Celles-ci se donnent rendez-vous à la place Bab Makina», résume Ennaji. A noter que les organisateurs rendront hommage au grand écrivain marocain Mohamed Ndali et à l'académicienne  marocaine Amina El Mghari, en signe de reconnaissance de leur contribution à l'écriture, à la recherche et au développement culturel.Le festival prévoit également des ateliers de conte, de dessin et de l’alphabet tifinagh, ainsi qu'une exposition de livres et de tableaux d’art.

     

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