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    Entreprises

    Les mesures de sauvegarde divisent les métallurgistes

    Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:5555 Le 12/07/2019 | Partager
    Maghreb Steel se plaint des «importations massives»
    La Fimme conteste le bien- fondé de la protection de la tôle
    Le Commerce extérieur enquête

    La Fédération des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (Fimme) s’est réunie en séance plénière jeudi 11 juillet à Casablanca. «IMME au Maroc: Performance économique entre challenge et opportunité» est au menu. L’intitulé de la rencontre ne fera pas l’impasse sur le dossier qui divise les métallurgistes. 
    Maghreb Steel a réclamé en mai 2019 une mesure de sauvegarde contre «les importations massives». L’entreprise basée à Tit Mellil est l’unique producteur d’acier plat, plus précisément la tôle produite à partir de ferraille ou de minerai de fer. La plaignante a eu déjà droit à une protection douanière de 5 ans ciblant la tôle européenne et turque. La levée de l’antidumping est prévue pour le 25 septembre 2019. Face à l’approche de cette échéance, le ministère de l’Industrie a déjà émis une alerte pour que le demandeur d’une reconduction de l’antidumping se manifeste. Maghreb Steel est donc concernée. Parallèlement, l’aciériste du groupe Sekkat bénéficiait d’une seconde protection douanière. Cette fois-ci, c’est une mesure de sauvegarde de 4 ans portant sur un autre type de tôle. La mesure a été couplée à un contingent de 36.000 tonnes libéré de droit de douane. Les clauses de sauvegarde ont été levées fin décembre 2018. Maghreb Steel souhaite la renouveler en la considérant «légitime» pour contrer la présumée concurrence déloyale des importateurs. 

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    La fédération se fait l’avocat des opérateurs en aval du secteur métallurgique. Maghreb Steel l’accuse de vouloir en finir avec un fleuron industriel

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    La Fimme ne l’entend pas de cette oreille, même si la plaignante est l’un de ses membres via l’Association des sidérurgistes du Maroc. Sa posture tranche avec celle de son ancien président. Abdelhamid Souiri a tenté de tenir le bâton par le milieu pour satisfaire relativement les intérêts divergents des membres de sa fédération. Désormais, c’est le jeune Tarik Aitri qui a repris les commandes le 20 septembre 2018. Fini le temps des compromis douloureux. 
    Au nom d’autres filières regroupées dans la Fimme, comme les chaudronniers et les constructeurs navals, la corporation considère la requête de Maghreb Steel «irrecevable». Parmi ses arguments, «l’absence de conditions» justifiant l’accroissement massif des importations. Elle juge aussi «très discutable l’appréciation» du dommage grave qui découlerait des importations de tôle. La fédération se fait ainsi l’avocat des industriels en aval du secteur métallurgique. Ceux-là mêmes qui «utilisent l’acier brut, semi-fini ou tubes» dans leur production. La Fimme met en avant «les risques incidents sur l’emploi et la souveraineté industrielle du Royaume». 
    Son argumentaire, daté du 4 juillet 2019, a été remis aux enquêteurs du  Commerce extérieur. En tant que partie concernée, la Fimme -qui se prévaut de représenter 1.600 entreprises- «s’interroge sur le bien-fondé et les conditions de l’octroi possible» des mesures de sauvegarde. Non sans mettre en doute les 3 milliards d’investissement de Maghreb Steel, sa compétitivité, sa gestion... Au point de réclamer auprès du Commerce extérieur «davantage de transparence sur les chiffres avancés» et une «expertise indépendante». Maghreb Steel, du temps de son ex-top management, Ammar Drissi, était scandalisée par la position de la Fimme. Sa posture «vise à en finir avec un fleuron industriel national». La fédération «se départit de sa neutralité d’arbitre». Telle est l’ambiance tendue où baigne le secteur métallurgique. 
    La mission du ministère de l’Industrie s’annonce encore plus délicate cette saison II des mesures de défense commerciale. Un vrai challenge politico-économique. 

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