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    Politique

    Guelmim-Oued Noun: Les premiers chantiers de Bouaida

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5552 Le 09/07/2019 | Partager
    Elle veut entamer une nouvelle phase constructive après des mois de blocage du Conseil
    Investissements, emploi, infrastructures… les dossiers prioritaires
    La secrétaire d’Etat dispose de 60 jours pour se conformer à la réglementation sur les incompatibilités
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    Depuis quelques mois, le nom de Mbarka Bouaida était avancé comme faisant l’objet d’un consensus pour remplacer le président suspendu et débloquer la situation. Aujourd’hui, après son élection à la tête de la région de Guelmim Oued Noun, la secrétaire d’Etat doit régulariser sa situation, en conformité avec les incompatibilités prévues par la loi organique sur le fonctionnement du gouvernement.

    Avec son élection à la tête du Conseil régional de Guelmim-Oued Noun, Mbarka Bouaida devient la première femme à accéder à ce poste au Maroc. La secrétaire d’Etat en charge de la pêche maritime a décroché 33 voix sur 39, avec 2 absences et 4 abstentions de membres PJD, pourtant alliés du RNI au gouvernement. Juste après l’élection de la présidente, les membres du Conseil ont procédé au renouvellement du bureau. Dans la nouvelle composition, outre le RNI, l’Istiqlal et le MP, trois membres sont issus de l’USFP. Il faut dire que les difficultés de l’ex-président, Abderrahim Benbouaida, sont essentiellement liées à ses conflits avec l’opposition conduite par l’Usfpéiste Abdelouahab Belfkih (voir notre édition du 17 juin dernier). Aujourd’hui, Mbarka Bouaida veut tourner cette page et relancer la dynamique du Conseil régional. Juste après son élection, elle a exprimé le souhait que «le Conseil entame une nouvelle phase constructive». Elle a dit être consciente que «la région de Guelmim Oued Noun a besoin de grands chantiers et d’un certain nombre de moyens de travail, à la hauteur des attentes des citoyens». Il faut dire que l’idée est aussi de rattraper le retard, notamment après le blocage qui a duré plusieurs mois. Après que l’éclatement de la majorité confortable dont disposait l’ex-président, la machine a été bloquée, poussant le ministère de l’Intérieur à intervenir. Abderrahim Benbouaida a été suspendu en mai 2018. Une délégation spéciale a été nommée pour prendre en charge l’expédition des affaires courantes.

    En novembre 2018, l’Intérieur a décidé de prolonger la suspension pour une durée de 6 mois, «en l’absence de tout signe indiquant que les parties concernées cherchent à dépasser leurs différends, et que les raisons ayant motivé cette décision persistent toujours». L’intervention de la tutelle visait à assurer «la régularité du fonctionnement des services de la région durant la période de suspension.
    Aujourd’hui, Mbarka Bouaida est attendu sur plusieurs chantiers, notamment l’implémentation du nouveau modèle de développement des provinces du Sud, qui couvre également la région qu’elle dirige. La nouvelle présidente dispose de près de 2 ans avant la fin de l’actuel mandat pour faire ses preuves au niveau local. Ce qui permettra de renforcer les ambitions du RNI pour briguer une nouvelle période à la tête de cette région stratégique. Dès son élection, elle a précisé ses priorités. Elle a annoncé que le Conseil va se mobiliser pour la création de nouveaux postes d’emploi, l’attraction d’investisseurs dans la région et l’accélération d’un certain nombre de projets, dont la voie express Tiznit Laâyoune. Elle a également souligné que «le Conseil ne ménagera aucun effort pour exploiter les infrastructures déjà existantes, d’une manière plus effective». Bouaida veut également renforcer l’interaction avec les jeunes au niveau local et œuvrer pour trouver des solutions aux difficultés sociales.
    Cette 1re élection d’une femme à la tête d’une région a permis de mettre fin à un imbroglio juridico-politique. Elle devra également avoir des implications sur le gouvernement, dans la mesure où Bouaida devra sacrifier son portefeuille à la pêche maritime. Se dirige-t-on vers un remaniement ministériel? En tout cas, la loi organique sur le fonctionnement du gouvernement est on ne peut plus clair. Son article 32 explique clairement que la fonction gouvernementale est incompatible avec la présidence d’un Conseil de région. En vertu de l’article 35, Bouaida dispose d’un délai n’excédant pas 60 jours, à compter de la date d’investiture, pour régulariser sa situation.

    Bio express

    L'élection de Mbarka Bouaida à la tête du Conseil régional de Guelmim Oued Noun était pressentie depuis quelques mois. Un consensus sur son nom s’est dégagé pour remplacer l’ex-président et favoriser la relance de la dynamique au niveau de la région. Il faut dire qu’il s’agit d’un profil apprécié par les différents intervenants. Issue d’une famille sahraouie, Bouaida a fait ses preuves dans différents postes de responsabilité. D’abord en tant que député, présidente de la Commission des Affaires étrangères, avant d’intégrer le gouvernement Benkirane en tant que ministre déléguée aux Affaires étrangères. Elle figure également dans l’équipe d’El Othmani en tant que secrétaire d’Etat en charge de la pêche maritime, relevant du ministère de l’Agriculture, dirigé par Aziz Akhannouch, président du RNI.

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