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    L’après-G20: L’Opep prête à prolonger sa baisse de production

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5547 Le 02/07/2019 | Partager
    Impact de l’accord Russie-Arabie saoudite
    Les cours du pétrole orientés à la hausse
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    L'annonce de l'accord russo-saoudien a permis au cours du baril de pétrole WTI de dépasser les 60 dollars hier lundi, pour la première fois depuis mai. Le budget saoudien nécessiterait un cours du baril d'environ 85 dollars, tandis que Moscou se dit satisfait du niveau actuel du Brent à 60-65 dollars

    Hier lundi en début d’après-midi, les cours du pétrole étaient orientés en nette hausse (le baril de Brent évoluait à plus de 65 dollars et le WTI a dépassé les 60 dollars). Une situation qui fait suite aux décisions du sommet du G20 tenu les 28 et 29 juin au Japon. La trêve commerciale entre les Etats-Unis et la Chine y est aussi pour quelque chose.
    Réunis lundi à Vienne, l’Opep et ses alliés ont fait bloc derrière la proposition russo-saoudienne de prolonger de neuf mois les baisses de production en vigueur pour soutenir les cours.  «Les quatorze pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs dix alliés (emmenés par la Russie) soutiennent tous la proposition de garder le cap des limitations de production», a annoncé le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak, cité par AFP.
    Destinée à soutenir les cours du brut, la prolongation de cet effort sur les niveaux de production avait déjà été annoncée vendredi dernier par le président russe Vladimir Poutine. Les 24 pays de l'alliance Opep+ avaient décidé en décembre d'abaisser leur offre cumulée de 1,2 million de barils par jour pour soutenir les cours. Alors que ceux-ci restent sous contrôle malgré la recrudescence des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
    A son arrivée à Vienne, le ministre iranien du Pétrole Bijan Namdar Zanganeh a dénoncé le caractère, selon lui, «unilatéral de l'entente entre Moscou et Riyad». Tout en assurant que «l'Opep va mourir avec un tel processus de décision piloté en solo par son rival régional saoudien». Une analyse vigoureusement contestée notamment par le Nigeria, selon lequel l'Opep reste «une coopération d'Etats souverains». «Je ne suis pas d'accord avec l'idée que l'Opep se meurt!» a protesté la représentante du Nigeria Folasade Yemi-Esan. L'Iran s'est également dit opposé à ce stade à tout accord de coopération à long terme visant à pérenniser le partenariat entre l'Opep et ses alliés, regroupés sous l'appellation Opep+.
    Pour autant, Téhéran soutient le renouvellement des plafonds de production, dont le pays est jusqu'ici exempté compte tenu du retour des sanctions américaines. Lesquelles étranglent ses exportations de brut, dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, de morosité de la demande et d'offre abondante.

    Paramètres géopolitiques

    LES paramètres à prendre en compte par les producteurs de pétrole sont nombreux. Côté offre, la récente intensification des tensions dans le Golfe (attaques de tankers, drone américain abattu par l'Iran...) ravive les craintes pour la sécurité de l'approvisionnement, mais sans provoquer à ce stade de flambée des prix. Les risques géopolitiques semblent éclipsés par une demande énergétique morose, sur fond de guerre commerciale sino-américaine et de ralentissement de la conjoncture mondiale. L'Agence internationale de l'énergie a sabré, par deux fois récemment, sa prévision de demande mondiale de brut pour 2019. Face à cette demande affaiblie, l'offre de brut reste abondante. La production américaine de pétrole de schiste ne cesse de grimper, concurrençant l'Opep et gonflant des stocks mondiaux déjà élevés. 

     

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