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    International

    Des pistes pour repenser les politiques agricoles

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5547 Le 02/07/2019 | Partager
    L’accès aux technologies peut redessiner le secteur, selon l'OCDE
    Des formes de soutien engendrent des distorsions

    La réforme des politiques de soutien à l’agriculture n’a avancé qu’à pas comptés ces dix dernières années. Bon nombre des mesures continuent de fausser les décisions des entreprises agricoles en matière de production et d’échanges et ne servent pas de manière efficace les objectifs affichés par les pouvoirs publics. C’est ce que fait savoir l’OCDE dans son rapport «Politiques agricoles: suivi et évaluation 2019»(1).  
    Il en ressort que 54% du soutien est dispensé de telle sorte qu’il maintient artificiellement les prix agricoles intérieurs au-dessus des niveaux en vigueur sur les marchés internationaux. Ces formes de soutien portent préjudice aux consommateurs tout en creusant l’écart de revenus entre les petits et les grands exploitants et en écornant la compétitivité de l’industrie agroalimentaire. Globalement, la politique agricole s’est traduite par le versement d’un soutien direct aux producteurs de 528 milliards de dollars par an en moyenne sur la période 2016-2018. Sur la même période, les pays qui ont implicitement taxé leurs producteurs agricoles en appliquant des mesures ayant fait baisser les prix ont réduit les recettes agricoles de 83 milliards de dollars par an. 
    Peu de mesures visent la croissance de la productivité agricole et l’utilisation durable des terres, de l’eau et de la biodiversité. La grande hétérogénéité du soutien selon les produits, tant au sein d’un même pays que d’un pays à l’autre est mise en lumière. Certains produits peuvent donc bénéficier d’un soutien des prix important tandis que d’autres voient leurs prix minorés artificiellement. Ce qui contribue à accentuer les distorsions sur les marchés internationaux. 
    «Les pouvoirs publics peuvent venir en aide aux ménages agricoles et aux populations rurales sans porter atteinte au fonctionnement des marchés mondiaux», a indiqué Ken Ash, directeur des échanges et de l’agriculture de l’OCDE. «En dissociant le soutien des décisions de production agricole pour investir plutôt dans les services publics nécessaires, les gouvernements peuvent créer des conditions favorables dans lesquelles les exploitants sont libres de faire leurs choix en fonction de l’évolution des débouchés sur les marchés intérieur et étranger», note-t-il. Il est question aussi d’envisager tous les instruments économiques possibles pour atteindre les objectifs dans le domaine de l’environnement, de l’atténuation du changement climatique et de l’adaptation à celui-ci.

    Impact des ALE

    LA politique agricole doit agir de manière plus ciblée en améliorant l’accès aux technologies propices aussi bien à la croissance de la productivité qu’à l’utilisation durable des ressources. La volonté de conclure de nouveaux accords de libre échange (ALE) plus ambitieux est aussi une façon pragmatique d’aller de l’avant. 
    Les espoirs d'un apaisement des tensions commerciales (USA/Chine) ont été relancés le week-end dernier après l’accord entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping en marge du sommet du G20 à Osaka (Japon).

    Le rapport présente des estimations actualisées du soutien public à l’agriculture consenti par tous les pays de l’OCDE et l’Union européenne, ainsi que par des économies émergentes clés. L’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, la Colombie, le Costa Rica, le Kazakhstan, les Philippines, la Russie, l’Ukraine et le Viet Nam figurent notamment dans l’édition 2019, de même que, pour la première fois, l’Inde et l’Argentine. 

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