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    Managem négocie un nouveau virage en Afrique

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5543 Le 26/06/2019 | Partager
    A terme, l’activité aurifère augmentera de 50% le chiffre d’affaires global du groupe
    Dès 2020, l’opérateur minier entame son redimensionnement

    Managem négocie un nouveau virage africain, avec la concrétisation du projet Tri-K, son 2e projet aurifère. Après près d’une dizaine d’années de recherche et de travaux d’exploration, le groupe minier rentre dans une phase de concrétisation de ses grands projets africains. C’est dans ce contexte que la filiale du groupe Al Mada a annoncé, la semaine dernière, sa prise de participation de 85% dans le tour de table de la société SMM (Sociétés minières de Mandiana), titulaire du permis d’exploitation de Tri-K, en République de Guinée. La prise de contrôle intervient suite à l’acquisition des 30% restants du capital de la JV auprès de son partenaire Avocet Mining pour un montant de 21 millions de dollars. Les 15% restants sont propriété de la Soguipami (Société guinéenne du patrimoine minier). «Lorsque Tri-K sera opérationnel et quand le site de Gabgaba (Soudan) aura atteint son rythme de croisière, l’activité aurifère du groupe augmentera de 50% le chiffre d’affaires global», explique Imad Toumi, président-directeur général de Managem. Tri-K est un projet stratégique pour l’activité aurifère du groupe. Il représente également un gros investissement (près de 200 millions de dollars). Le projet d’exploitation s’étend sur 24 km² et a fait l'objet d’une étude de faisabilité bancable qui a certifié plus de 1,1 million onces d’or de réserves. L’étude de faisabilité, qui présente un potentiel de développement important, table sur une durée de vie de 9 ans.
    Le début des travaux de construction est programmé pour ce 3e trimestre 2019, afin de démarrer la production à fin 2020. Le financement du projet de construction, qui mobilisera une enveloppe de 176 millions de dollars, sera assuré par un consortium de banques marocaines et internationales. Des pourparlers sont en cours à ce sujet. «Ces travaux bénéficieront de l’expertise de prestataires internationaux reconnus, bénéficiant de track record dans l’industrie minière», souligne le management.
    Dès 2020, l’opérateur minier commencera à se redimensionner. A ce titre, Managem a lancé depuis 2016 une stratégie de développement axée sur la consolidation et le renforcement des opérations actuelles mais également sur le développement de nouveaux projets de taille importante, sur le continent africain afin de doubler de taille à terme. Cette stratégie repose fortement sur le développement des activités aurifères en Afrique sub-saharienne. Le groupe a par ailleurs investi de façon soutenue (plus de 100 millions de dollars américains au Soudan depuis le début) et près de 200 millions de dollars américains en Guinée. L’opérateur minier a déjà concrétisé cette année un jalon important dans cette stratégie avec le développement, la construction et le lancement de l’usine de Gabgaba (1re unité industrielle du Soudan). Un site avec un rythme de production de 2 tonnes d’or/an. Cependant, la production sur le 1er semestre de l’année a été perturbée avec la tension politique à Khartoum. S’y ajoutent des difficultés techniques dues à la complexité du terrain et à des aspects logistiques. Mais le groupe assure maintenir le cap de ses activités industrielles et minières et continuer à produire et à assurer ses engagements avec ses clients.

    Equilibrage du portefeuille

    Aujourd’hui, le groupe Managem a réussi à équilibrer son portefeuille de métaux et à diminuer son exposition aux fluctuations de certains cours de métaux, en augmentant la part de contribution des activités cuivre, cobalt et zinc dans son EBE. «Nous développons 3 grands projets dont 2 sur l’activité or et Pumpi en RDC pour l’activité cuivre/cobalt avec notre partenaire Wanbao Mining», précise Imad Toumi, PDG de Managem. Au-delà de la recherche d’actifs miniers à potentiel de croissance intéressant, la filiale du groupe Al Mada s’oriente également vers l’étude d’opportunités de diversification afin d’avancer sur la chaîne de valeur minière et intégrer des activités à forte valeur ajoutée. L’enjeu est de réduire l’exposition au risque, notamment les «cours» de matières premières et d'avancer sur la chaîne de valeurs.

     

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