×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Roman de l'été

    Episode 28 Jésus, une grande figure biblique du Coran: Le christianisme aujourd’hui

    Par L'Economiste | Edition N°:5540 Le 21/06/2019 | Partager

    Les chrétiens, toutes tendances confondues, représentent aujourd’hui un peu plus de deux milliards de personnes (2,419 milliards exactement selon une estimation faite dans le courant de l’année 2015), soit le tiers de la population mondiale, dont les catholiques pour 1,272 milliard, suivis des protestants pour 863,9 millions et les orthodoxes pour 283,1 millions. Ces chiffres sont, évidemment, approximatifs et ne permettent pas de connaître le degré de croyance réelle et celui de la véritable pratique religieuse.
    En outre, depuis la fin du XIXe siècle, le paysage chrétien a complètement changé, en ce sens que les chrétiens d’Europe et des États-Unis ne représentent aujourd’hui qu’une minorité par rapport aux chrétiens d’Amérique latine (Brésil et Mexique), d’Asie (Chine, Inde, Philippines et Timor oriental) et d’Afrique. Dans tous les cas, les chrétiens, quel que soit le lieu où ils se trouvent, appartiennent à l’une des trois Églises : catholique, protestante et orthodoxe.

    leglise_orthodoxe_040.jpg

    L’Église orthodoxe, qui signifie «l’enseignement juste», se compose de  près de 300 millions de fidèles, dont la moitié se trouve en Russie et en Ukraine. Contrairement à l’Église catholique avec son organisation pyramidale, l’Église orthodoxe se répartit entre des confessions complètement autonomes. Chacune de ces Églises est dirigée par un patriarche, ici le patriarche copte orthodoxe d’Alexandrie et de toute l’Afrique Theodoros II (Tawadros)

    L’Église catholique

    L’Église catholique est la plus grande Église chrétienne avec plus d’un milliard de baptisés. Elle est composée de 24 Églises autonomes, 1 occidentale (située à Rome) et 23 orientales, qui suivent un rite oriental.
    C’est la plus grande ramification de la foi chrétienne, à travers des Églises qui se trouvent sur les cinq continents et qui sont sous l’autorité du pape; celui-ci réside au Vatican, à Rome, en Italie. L’autorité est assez partagée, l’Église catholique a une structure pyramidale, sous l’autorité suprême du pape.
    Les membres du clergé qui sont chargés de l’administration de l’Église font partie de cette structure pyramidale qui se présente de la manière suivante:
    - Le pape: c’est l’évêque de Rome et le chef suprême de l’Eglise.
    - Les cardinaux, au nombre de cent vingt, choisis par le pape dans le collège des évêques. Ils sont répartis à travers le monde entier. Ils sont chargés d’élire le pape dont ils sont tous ses conseillers. Certains cardinaux travaillent étroitement avec le pape pour la direction de L’Église.
    - Les évêques gèrent les diocèses locaux des régions administratives de l’Église catholique incluant les paroisses locales. Il existe aussi une catégorie spéciale d’évêques, que l’on appelle les «archevêques» qui ont la charge d’archidiocèses plus grands que les diocèses, avec un territoire et une population plus importants.
    - Les vicaires généraux: ce sont des prêtres qui assistent les évêques dans leurs tâches.
    - Les curés de paroisses, qui ont la charge d’administrer des paroisses, constituées de communautés de faible importance d’habitants et de territoire. Ils sont souvent assistés de vicaires.

    L’Église protestante

    L’origine de cette Église est la Réforme, menée par certains théologiens contre des orientations prises par le catholicisme pendant le Moyen Âge. C’est Martin Luther, un moine catholique allemand, né à la fin du XVe siècle, qui est à l’origine de la naissance de l’Église protestante. Tout commence quand Luther remarque les différences qui existent entre ce que recommande Paul dans ses Épîtres, notamment l’Épître aux Romains, et certains enseignements et pratiques de l’Église, en particulier en ce qui concerne les moyens pour obtenir la grâce de Dieu.

    jesus_012.jpg

    Au début, Luther ne cherche pas à se séparer de l’Église catholique, mais demande des changements sauf que, avec le temps, les premiers réformateurs décident de créer leur propre Église que Luther appelle l’Église protestante «celle qui proteste» et qui va se développer, à travers quatre mouvements:
    - Les luthériens, ceux des chrétiens qui soutiennent les réformes prônées par Luther et qui se développent rapidement en Allemagne, en Scandinavie et dans les pays de l’Europe du Nord. Le luthéranisme devient religion d’État en Suède en 1529, puis au Danemark, en 1536.
    - L’Église réformée, enseignée par le Français Jean Calvin qui développe son Église essentiellement à Genève en Suisse.
    - Les anabaptistes «les rebaptiseurs» qui militent pour une séparation complète entre l’Église et l’État.
    - L’Église anglicane, dont la naissance n’est pas due à des différences d’idées et de croyances, mais au refus du pape d’autoriser le roi Henri VIII à divorcer. Par rapport aux catholiques, les protestants se réfèrent uniquement à la Bible et ne cachent pas leur désaccord sur de nouveaux dogmes promulgués par l’Église catholique, tels que l’Immaculée Conception en 1854, l’infaillibilité pontificale en 1870, ou l’Assomption de Marie en 1950 . Ils n’accordent pas à leur clergé un rôle de prêtres. Les pasteurs sont avant tout des savants et des conseillers chargés de former les croyants, n’accordant aucune absolution. Ils ne reconnaissent pas l’autorité du pape, ni des cardinaux et ne reconnaissent que deux sacrements : le baptême et l’eucharistie, contre sept chez les catholiques. Ils n’admettent pas les concepts de purgatoire, de canonisation ou d’indulgence. Tout en reconnaissant la naissance virginale de Jésus, ils ne croient pas à l’Immaculée Conception de Marie. Les pasteurs ont le droit de se marier et les femmes peuvent être pasteurs.

    L’Église orthodoxe

    L’Église orthodoxe, qui signifie «l’enseignement juste», se compose de 283,1 millions de fidèles, dont la moitié se trouve en Russie et en Ukraine.  Contrairement à l’Église catholique avec son organisation pyramidale, l’Église orthodoxe se répartit entre des confessions complètement autonomes qui ne partagent aucune activité organisée. En effet, il existe une quinzaine d’Églises orthodoxes qui se gèrent elles-mêmes, mais qui sont unies par leur histoire et leurs croyances communes.
    En fait, les Églises orthodoxes sont regroupées historiquement par ethnies: il y a l’Église grecque orthodoxe, l’Église russe orthodoxe, l’Eglise serbe orthodoxe, etc. Chacune de ces Églises est dirigée par un patriarche, un évêque qui supervise des évêques. Ainsi, le patriarche de Constantinople dirige l’Église orthodoxe grecque, celui de Moscou celle de Russie, au même titre que ceux d’Alexandrie, d’Antioche, ou de Jérusalem.
    Remarquons qu’aujourd’hui, la plupart des Églises orthodoxes sont dirigées par un synode, un conseil d’évêques et de laïcs, dont le patriarche joue le rôle de modérateur.
    Par rapport aux autres Églises chrétiennes, il est admis que les prêtres se marient, mais s’ils sont veufs, ils n’ont pas le droit de se remarier.
    Des points communs existent entre les Églises orthodoxes et catholiques. Ainsi, Marie est mère de Dieu et inspire de nombreuses fêtes et célébrations. De même, pour un catholique comme pour un orthodoxe, l’évènement pascal (Passion, mort et résurrection du Christ) est fondamental. La Trinité est une croyance commune entre les chrétiens orthodoxes et catholiques. Enfin, les catholiques et les orthodoxes ont pour référence les sept sacrements (baptême, confirmation, eucharistie, réconciliation, onction des malades, ordre, mariage).
    En revanche, les orthodoxes ne considèrent pas l’Immaculée Conception comme un dogme mais reconnaissent la maternité divine de la Vierge. De même, si pour les catholiques le pape est vicaire du Christ, les orthodoxes ne lui reconnaissent qu’une fonction honorifique et n’admettent aucune infaillibilité pontificale. Enfin, l’Église catholique utilise le calendrier grégorien, contrairement aux orthodoxes qui utilisent le calendrier julien, celui introduit par l’empereur Jules César en 46 av. J.-C.

    Jésus, une grande
    figure biblique du Coran
    Rachid Lazrak
    La Croisée des Chemins,
    L’Harmattan, 2019

    rachid_lazrak.jpg

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc