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    Congrès panafricain des professions comptables: Le secteur public au cœur des débats

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5540 Le 21/06/2019 | Partager
    1.200 délégués prennent part à la 5e messe de l’ACOA, jusqu'au 21 juin à Marrakech
    Les experts décortiquent le secteur en termes d’efficacité, d’efficience et d’économie
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    Pour l’ex DG du FMI, Dominique Strauss Khan, une des guest-stars de ce 5e congrès, la priorité en Afrique est la lutte contre la corruption (Ph. AFP)

    Les projecteurs sont orientés vers Marrakech qui accueille depuis mercredi dernier le 5e congrès panafricain de la profession comptable dont le groupe Eco-Médias est partenaire. Plus de 1.200 délégués de 45 pays (Côte d’Ivoire, South Africa, Mozambique, Nigéria, Tanzanie, Tunisie, France, Albanie, Belgique, Canada, Congo Brazzaville, USA …), et 65 organisations professionnelles et internationales décortiquent les performances du secteur public en termes d’efficacité, d’efficience et d’économie. Et ce, pour identifier les moyens pour stimuler la performance du secteur public en Afrique.

    «L’intégration d’indicateurs relatifs à l’efficacité, l’efficience, la gouvernance et la performance dans le secteur public est aujourd’hui une nécessité», indique d’emblée Issam  El Maguiri, président de l’Ordre des Experts-Comptables. «Le continent doit impérativement accélérer plusieurs chantiers dont ceux relatifs à la bonne gouvernance du secteur public. Et la profession comptable a un rôle significatif à jouer dans la gestion des finances publiques et locales car la corporation contribue indirectement dans la collecte des impôts et taxes et dispose d’une expertise avérée dans la budgétisation, la comptabilité, le contrôle interne, le reporting financier et l’audit», indique El Maguiri.

    Tout comme il rappelle que la profession est outillée pour apporter sa contribution aux trois composantes du secteur public: État, collectivités territoriales et au climat des affaires. Car, l’Afrique a besoin d’institutions fortes très difficiles à construire dans des pays qui ont subi trois freins importants: un lourd héritage colonial, la guerre froide et les conflits armés, souligne Dominique Strauss Khan. Le nombre de conflits armés internes a doublé entre 2007 er 2017 et on en compte aujourd’hui plus de 50 à cause de la désertification du Sahel,  l’écroulement de la Libye…. «et tout cela nuit à la création d’institutions fortes dans les Etats africains», estime DSK.

    Pour l’ex directeur du FMI, s’il devait exister une première priorité pour construire des institutions fortes, elle devrait être la lutte contre la corruption où l’Afrique est encore très loin. Et les comptables ont un rôle crucial dans cette lutte. «Il existe une forte corrélation entre le pourcentage de comptables et les scores en matière de transparence».

    Avoir des institutions fortes, c’est un combat qui nécessite une volonté politique certes, mais aussi des gardiens qui veilleront à la mise en œuvre d’une gestion financière publique aux normes. Dans ce domaine, justement, le Maroc est en avance, indique de son côté Zouhaïr Chorfi, secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances.

    «L’une des avancées majeures est sans conteste l’adoption par le Maroc, en 2015, de la Loi organique des Finances. L’objectif de cette loi est de doter notre pays d’un cadre de gestion financière performant et transparent. Il s’agit d’une réforme budgétaire axée sur les résultats, la performance et la reddition des comptes. Elle s’articule autour de plusieurs points dont notamment l’amélioration de la programmation budgétaire».

    C’est autour du thème de la performance du secteur public en Afrique que se sont focalisés les premiers débats de cette 5e messe de la profession comptable, avec un accent particulier sur les solutions pour une Afrique intégrée, prospère et en paix, animée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale. Ce sont les défis que doit relever le continent.

    Parmi eux, celui des infrastructures (voir encadré). Malgré des avancées remarquables de certains pays du continent, les infrastructures constituent encore un frein à la dynamique enclenchée et demeurent son plus grand défi. Un chantier impératif lorsqu’on sait que les taux d’accès à l’eau et à l’électricité en Afrique subsaharienne sont encore très faibles et que des millions d’habitants en sont privés. Mais c’est aussi un impératif économique pour une Afrique dans un monde globalisé.

    La bataille de l’infrastructure

    La Fédération internationale des comptables (IFAC) et l’association des experts-comptables agréés du Royaume-Uni (ACCA) viennent de présenter les premiers résultats d’une étude portant sur l’ampleur du déficit en infrastructures en Afrique. L’étude révèle que le continent représente un écart important de 39% entre ce qui est fait maintenant et ce qui devrait être fait, alors qu’au niveau mondial ce taux ne représente que 19%. Ce déficit en infrastructures touche principalement les secteurs de l’énergie, le transport, les services publics, la santé et l’éducation. Les initiateurs de cette étude, qui se sont basés sur un sondage réalisé auprès de 3.600 décideurs dans le monde, imputent ce retard à un manque de leadership politique, un manque de financement et la prolifération de la corruption et de la bureaucratie qui caractérisent le continent africain.

    Badra BERRISSOULE

     

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