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    Entreprises

    EnR: Comment réussir la mutation du secteur

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5540 Le 21/06/2019 | Partager
    L’accès au financement des projets, un levier majeur
    Des réformes pour booster l’investissement privé

    Le secteur des énergies vertes entame une deuxième vague plus subtile qui demande plus de sophistication. A ce titre, plusieurs leviers importants sont à déployer en vue de réussir cette mutation, notamment vaincre l’obstacle de l’intermittence, l’introduction d’autres technologies... Mais surtout, une gestion plus intelligente des réseaux et plus fine de la prédiction de production et de la consommation.

    Le pari est de réussir la décentralisation de la production qui aura pour effet de renforcer la productivité. A titre de comparaison, 50% de la capacité d’énergie renouvelable installée en Allemagne est décentralisée.

    En Espagne, on en est à environ 30%. Par contre, le Maroc reste à une proportion relativement faible. Or, ce volet est étroitement lié aux mécanismes de financement. «Il faut une forte attention sur le volet du financement. Les questions liées au financement vont être centrales pour réussir cette mutation vers le renforcement de la production décentralisée», souligne Said El Hadi, président de la Commission nouvelle économie Climat à la CGEM.

    C’est dans ce contexte que l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (Amee), le Cluster solaire et l’Association marocaine de l’industrie du solaire (Amisole) ont organisé une journée de sensibilisation sur les mécanismes de financement des projets dans les énergies renouvelables (EnR) et l'efficacité énergétique.

    L’évènement a attiré du monde le 20 juin à Casablanca et regroupé plus de 200 participants: ingénieurs, décideurs, entreprises de services, fournisseurs, financiers et institutionnels, bailleurs de fonds, chercheurs et experts de haut niveau.

    Au Maroc, la mise en place de la loi 13-09 a permis le développement de projets de production privés, avec des contrats de vente reliant directement le producteur et le consommateur. Mais la tutelle va plus loin en tendant vers la séparation de la distribution, du transport et la production. Le transport sera régalien et confié à l’ONEE.

    «Nous avons amendé la loi 13-09 à la demande du privé. La nouvelle loi permettra de produire dans les différentes zones, même de haute tension. Elle permettra de vendre également aux régies, de payer un tarif acceptable pour passer dans le réseau. La production sera donnée au privé à travers des contrats. Avec le ministère de l'Intérieur, nous sommes en train de préparer les distributeurs régionaux. La loi est actuellement au niveau du Secrétariat général du gouvernement», annonce Aziz Rabbah, ministre de l'Energie.

    La tutelle prépare également la loi sur l’autoproduction, en ce sens que les particuliers pourront produire pour leur propre consommation. Le verrou de la réglementation a sauté, à travers la «loi 52», qui permet l’autoproduction par ses propres moyens.

    Rappelons que l’autoproduction ne concerne pas uniquement les EnR, mais aussi la biomasse et la production fossile. Cependant, des contraintes surgissent, notamment le niveau d’autoproduction autorisé, la frontière avec la loi 13-09. A ce titre, la tutelle annonce la première version de la loi sur l’autoproduction avant fin juillet.

    28 entreprises labellisées Taqa pro

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    La journée a été ponctuée par des présentations de l’ensemble des mécanismes de financement verts existants ainsi que des rencontres BtoB dans les stands animés par plusieurs établissements financiers. La rencontre a, également, été marqué par la cérémonie de signature des conventions du projet Green Business Booster, le pôle de services visant à accélérer la mise sur le marché de produits et services  adressé aux entreprises développant des produits ou services innovants et opérant dans le secteur des énergies vertes. Par ailleurs, la cérémonie a été l’occasion pour la remise des certificats Taqa pro à 28 entreprises labellisées. «Le label constitue un gage de sécurisation des investissements dans le secteur», fait valoir Fatima Zahra El Khalifa, DG du Cluster solaire.

    M.Ko.

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