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    Culture

    Musiques sacrées du monde: «Fès, mémoire du futur et patrimoine des cultures»

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5536 Le 17/06/2019 | Partager
    SAR la princesse Lalla Hasnaa à l’inauguration de la 25e édition
    Le festival célèbre le renouveau de la médina initié par le Roi
    Sami Yussuf, Marcel Khalifa, Marouane Hajji… pour célébrer Fès
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    Vendredi dernier, la princesse Lalla Hasnaa a inauguré officiellement la 25e édition du festival des Musiques sacrées de Fès en compagnie de Lalla Soumaya El Ouazzani, présidente de Special Olympics Maroc (SOM), pour le spectacle création «Fès, mémoire du futur» (Ph. YSA)

    Vendredi dernier, 20h00, une énorme foule se dirige vers Bab Makina. Amis, familles, jeunes et moins jeunes accèdent à cet endroit mythique, appelé aussi place Moulay El-Hassan, pour assister au concert d’ouverture de la 25e édition du festival des Musiques sacrées de Fès.

    «Fès, mémoire du futur», à l’affiche le 14 juin 2019, se produit à guichets fermés. En effet, ce sont plus de 4.000 personnes qui sont venues assister à ce spectacle inaugural, marqué par la présence de SAR la princesse Lalla Hasnaa et Lalla Soumaya El Ouazzani, présidente de Special Olympics Maroc (SOM).

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    Les spectacles immanquables de Bab Al Makina se suivent sans jamais se ressembler. Des moments précieux pour des invités de marque. Sur la photo de gauche, Josep Borrell, ministre espagnol des Affaires étrangères (au centre), et son épouse, ainsi que Ricardo Diez-Hochleitner Rodriguez, ambassadeur d’Espagne au Maroc. Sur la photo de droite, Mohamed Karim Mounir, nouveau PDG du groupe Banque Populaire, et Abderrafih Zouitene (au centre), patron du festival (Ph. YSA)

    Parmi les invités de cette soirée d’ouverture, Josep Borrell, ministre espagnol des Affaires étrangères, André Azoulay, conseiller du Roi, Jean-François Girault, ambassadeur de France au Maroc, Ricardo Diez-Hochleitner Rodriguez, ambassadeur d’Espagne au Maroc, Claudia Wiedey, ambassadrice chef de la délégation de l’UE au Maroc, François-Xavier Tilliette, consul général de France à Fès, et Jennifer Rasamimanana, consule générale des USA à Casablanca.

    Mohamed Kabbaj, Mostapha Bousmina, Amal Jallal, Mohand Laenser, Driss El Azami El Idrissi et Omar Fassi-Fehri étaient également de la partie, tout comme les ministres délégués de l’Intérieur, Noureddine Boutayeb, de la Culture et de la Communication, Mohamed Laâraj, du Tourisme, Mohamed Sajid, de l’Enseignement supérieur, Saïd Amzazi, des Affaires générales et de la Gouvernance, Lahcen Daoudi, outre le secrétaire d’Etat chargé du Développement rural et des Eaux et forêts, Hammou Ouhalli. L’on a noté aussi la présence de Khalid Safir, wali-directeur général des collectivités locales, Zineb El Adaoui, inspecteur général de l’administration territoriale, Nawal El Moutawakkil, membre du comité olympique international, et Abdeladim Lhafi, haut-commissaire aux eaux et forêts.

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    Du monde des affaires, Othman Benjelloun, président de BMCE Bank Of Africa, et également sponsor du festival, et ses invités de marque, comme Ghita Zniber, Mhamed Douiri, Fathallah Oualalou et bien d’autres sont venus savourer le spectacle-création «Fès, mémoire du futur». Réunissant plusieurs artistes du Maroc (Marouane Hajji, Saïda Charaf et Asmae Lamnaouar) et d’ailleurs, ce spectacle voulait conter cette humanité voyageuse qui offrait à Fès le statut de carrefour des civilisations.

    Moulay Idriss Al Azhar a imploré le Tout-Puissant en ces termes: «O Mon Dieu, fais que cette ville soit la demeure de la science et du Fikh, qu’elle soit le lieu où l’on récitera Ton Livre, où  se maintiendront Tes prescriptions. Fais que sa population soit fidèle à la Sunna tant que durera cette ville».

    «La plus ancienne des villes impériales du Maroc allait devenir l’une des prestigieuses cités de l’Islam et de rayonnement culturel et scientifique, grâce à sa célèbre mosquée-université, Al Quaraouiyine, à ses nombreuses médersas, drainant un grand nombre d’étudiants et d’éminents savants des trois confessions religieuses, judaïsme, christianisme et Islam», rappelle Hassan El Jaï, interprète du spectacle.

    Un spectacle qui mariait les tableaux folkloriques marocains et hassanis, aux chants des Mouaddines d’Al Qods, ou encore les «tristes» mélodies des Mouridates du Sénégal, et les derviches tourneurs, sur fond d’un mapping. Au final, les avis des uns et des autres étaient mitigés, certains, «un peu confus». Car, ouvrir le livre de «Fès, à la confluence des cultures» et conter son histoire en musique, en moins de 2 heures, n’est pas une mince affaire.

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    Sami Yussuf a donné, samedi, une belle prestation, puisée dans son nouveau répertoire soufi. Et le public était au rendez-vous du début à la fin. Pas moins de 6.000 festivaliers ont répondu à l’invitation de l’auteur, compositeur, interprète et poète britannique (Ph. YSA)

    S’agissant de la soirée du 15 juin, Sami Yussuf a assuré sa prestation en donnant une belle prestation, puisée dans son nouveau répertoire soufi. Et le public était au rendez-vous du début à la fin. Ainsi, pas moins de 6.000 festivaliers ont répondu à l’invitation de l’auteur, compositeur, interprète et poète britannique. Proclamé britannique musulman le plus populaire au monde, l’artiste natif de Téhéran a livré des chansons en relation avec l’Islam.

    A Fès, il a déclaré donner le vrai message de l’amour, la tolérance et la miséricorde de l’Islam à travers sa musique. Ce fut un grand moment de ce premier week-end du festival de Fès des Musiques sacrées du monde. La scène de Bab Makina devait accueillir hier, dimanche, un autre grand ténor de la chanson arabe, Marcel Khalifa… pour un spectacle annoncé à guichets fermés.

    Première destination culturelle du Royaume

    Fès fut fondée il y a plus de 12 siècles. «Ce 25e festival des Musiques sacrées est l’occasion de mettre en avant l’histoire de Fès, la renaissance de ses monuments grâce à l’initiative royale ainsi que sa culture d’ouverture et de tolérance», indique Abderrafih Zouitene, président de la Fondation Esprit de Fès, initiatrice du festival. Pour lui, «le but est d’esquisser le gisement culturel et historique afin de faire de la capitale spirituelle la première destination culturelle du Royaume». Le forum du festival invite à revisiter quelques-unes des pages glorieuses de l’histoire de la ville et son patrimoine culturel universel. Pour rappel, la cité idrisside était devenue une terre de rencontre, de tolérance, de paix et de savoir. L’histoire enseigne que le pape Sylvestre II a étudié à l’université Al Qaraouiyine, et que le penseur et philosophe juif Maimonide y a enseigné, faisant ainsi de Fès, un foyer spirituel où cohabitaient, dans la concorde, la symbiose et la communion, les trois religions révélées. «C’est ce Maroc qu’on voudrait faire découvrir, à travers l’art, la musique, et les tables rondes, aux festivaliers, touristes et visiteurs de Fès», conclut Zouitene.

    Youness SAAD ALAMI

     

     

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