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    Régions

    Marrakech: Arnaque à Jemaa El Fna

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5534 Le 13/06/2019 | Partager
    Harcèlement des touristes, escroqueries, les points noirs de la destination
    Les réclamations de plus en plus nombreuses
    La brigade touristique aux abonnés absents
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    Des touristes ont reçu une facture de 5.000 DH pour un repas dans les étalages où l’arnaque est très souvent le mot d’ordre (Ph. L’Economiste)

    Si 2018  a été l’année de la reprise pour Marrakech, il ne faut pas oublier les points noirs de la ville. Il ne suffit plus d’offrir un bon hôtel pour briguer une place dans le top 10 des meilleures destinations touristiques, comme l’espèrent ses professionnels.

    Le produit est intimement lié à son environnement puisque le touriste juge la destination par son hôtel, mais aussi ses trottoirs de plus en plus occupés, ses taxis où règne l’anarchie et surtout le service. Et dans la place mythique de Jemaa El Fna particulièrement.

    Plusieurs témoignages dénoncent le harcèlement agressif des mendiants, charmeurs de serpents et autres marchands ambulants, ce qui nourrit un sentiment d’insécurité. Aujourd’hui, ce sont les restaurateurs de la place qu’ils dénoncent. Un groupe de touristes a été victime d’une arnaque sur la place qu’ils ont d’ailleurs filmée et diffusée sur les réseaux sociaux: une facture pour un dîner de 5.000 DH, négocié ensuite à 3.000 DH.

    «On paye plus cher à Marrakech qu’à Venise», s’est exclamé le touriste escroqué. Sur la place, l’arnaque est d’ailleurs le mot d’ordre et ce n’est pas la première fois qu’elle est dénoncée. L’Economiste avait d’ailleurs déjà donné l’alerte (cf. L’Economiste du 30 avril 2018) concernant ces restos improvisés (la plupart portent des numéros) à ciel ouvert de la place où le risque d’escroquerie est presque au vu et au su de tout le monde.

    Sans que les autorités ou la brigade touristique n’interviennent. Chaque fin de journée voit le ballet des restaurateurs ambulants prendre leurs quartiers sur cette place mythique, chassant les conteurs et autres dresseurs de serpents, suscitant d’ailleurs l’ire des défenseurs de Marrakech et de sa place.

    Autres mauvaises expériences que subissent les touristes et les marrakchis dans la médina, l’anarchie au niveau du stationnement avec des parkings sauvages où les prix peuvent atteindre 100 DH par voiture. Ce sont des «effets collatéraux» de la croissance des flux du tourisme international dans la ville ocre, exacerbant aussi les professionnels qui ont listé 10 points noirs de la ville.

    Parmi eux, ces attitudes, celles des restaurateurs de la place, le harcèlement des touristes par les  taximen, les occupations des trottoirs… Ce sont des détails qui font mal à la destination qui a dépassé la barre de 2 millions en arrivées et 7 millions en nuitées, mais qui n’a pas encore l’offre produit adéquate pour rivaliser avec des destinations comme Barcelone. Le levier d’action marketing est donc d’améliorer l’expérience du touriste. Encore faut-il que l’environnement suive.

     

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