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    Mostapha Terrab devant les députés après le Ramadan

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5527 Le 30/05/2019 | Partager
    La Commission de contrôle des finances publiques veut plus de données sur l’OCP
    Driss Jettou va élaborer un rapport de 50 pages pour le Parlement
    Après les mines, la Cour des comptes se penchera sur les autres activités du groupe
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    «La Cour des comptes n’a pas encore terminé le contrôle du groupe OCP. Après la première mission liée à l’activité minière, les prochaines vont s’attaquer à l’industrie et la transformation des phosphates et à l’activité commerciale» (Ph. Bziouat)

    «C’est la première fois que la Cour des comptes nous laisse sur notre faim. Elle nous a habitués à une profusion de documents et de données qui nous aident à nous acquitter de notre mission de contrôle du gouvernement et des finances publiques».

    Fatiha Sadesse, députée du groupe parlementaire de l’USFP, résume le sentiment partagé par les députés de la Commission du contrôle des finances publiques de la Chambre des représentants lors d’une réunion mardi consacrée au rapport de la Cour des comptes sur le groupe OCP. Or, en plantant le décor, Driss Jettou a tenu à mettre les points sur les «i».

    En effet, le rapport détaillé de cette mission a été adressé au DG de l’Office pour qu’il puisse prendre les mesures qui s’imposent. Selon le premier président, Mustapha Terrab a «réagi de manière positive, en s’engageant à mettre en œuvre les recommandations de la Cour en vue d’améliorer la gouvernance du groupe». Cependant, vu la sensibilité du sujet et la concurrence internationale dans le secteur, Jettou a préféré s’abstenir de rendre publique l’intégralité du document, en se limitant à un résumé succinct de 12 pages.

    Toutefois, devant la déception exprimée par les parlementaires, il a promis d’élaborer un autre rapport de 40 à 50 pages, contenant les informations essentielles pour comprendre les enjeux de ce dossier et satisfaire leur curiosité. «Le document déjà publié a été confectionné pour le grand public et les médias», a précisé Jettou. En dépit de cette promesse, les députés comptent se rattraper avec le patron de l’OCP qui doit venir à la Commission après le mois de Ramadan.  Terrab sera accompagné du ministre de l’Energie et des Mines.

    Une précision de taille, la Cour des comptes n’a pas encore terminé le contrôle du groupe. Selon son premier président, cet exercice comprend d’autres missions. Après la première liée à l’activité minière, les magistrats de la Cour vont s’attaquer à l’industrie et la transformation des phosphates et à l’activité commerciale. Une dernière mission se penchera sur la politique d’investissement du groupe. Ce qui fait dire à  Jettou que «c’est une mission qui va durer entre 3 et 4 ans».

    D’ailleurs, au cours de cette réunion, des chiffres ont été avancés comme le programme d’investissement de l’OCP pour la période 2019-2027 qui s’élève à 100 milliards de DH. Depuis 2008-2016, le groupe a investi 85 milliards de DH. Son chiffre d’affaires en 2018 est estimé à 56 milliards de DH.

    Une occasion de rappeler que les phosphates représentent 18,8% des exportations marocaines et génèrent 22% des réserves en devises. En outre, le groupe dispose de 160 clients dans le monde et des représentations industrielles et commerciales à travers 81 pays. L’OCP est le premier producteur mondial et à fin 2018, il employait 21.000 personnes.

    Quant aux réserves en phosphates, elles sont réparties sur trois sites: 53% à Khouribga, 45% à Gantour et 2% à Boucraâ. La capacité de production est concentrée à Khouribga à hauteur de 65%, à Gantour (25%) et à Boucraâ (10%). Le traitement des phosphates  en vue d’améliorer sa qualité passe par l’étape de lavage. Sur ce registre, le groupe a augmenté les capacités de ses unités de lavage qui sont passées de 10 millions en 2008 à 34 millions de tonnes en 2017.

    Par ailleurs, même si légalement les parlementaires n’ont pas le droit d’interpeller le premier président de la Cour des comptes, ils ont pu exprimer brièvement leurs réactions. Et cela par le biais d’une astuce du président de la Commission Driss Skalli Adaoui qui a ouvert cette fenêtre.

    Ainsi, pour Noureddine Médiane, chef du groupe parlementaire de l’Istiqlal, «l’OCP n’est plus un sujet tabou. Nous pouvons désormais discuter ouvertement du secteur des phosphates qui est important pour le Maroc. Cette transformation de taille est positive», a-t-il souligné. Le député de l’Istiqlal s’est toutefois interrogé sur les compétences de la Cour lorsqu’elle aborde des aspects techniques comme c’est le cas pour l’OCP. Driss Jettou, ancien DG de l’OCP et président de son conseil d’administration lorsqu’il était Premier ministre, l’a immédiatement rassuré.

    La Cour des comptes dispose de plusieurs ingénieurs. En plus, après le Ramadan, une cinquantaine d’ingénieurs, dans les différentes spécialités, seront recrutés et formés pour devenir magistrats. Lorsque la Cour exprime le besoin de recourir à des expertises extérieures, elle n’éprouve aucune gêne à le faire.

    Mohamed CHAOUI

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