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    Entreprises

    Al-Barid Bank veut monter en charge

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5524 Le 27/05/2019 | Partager
    La banque souhaite s’attaquer à de nouveaux segments
    Elle va solliciter une extension de son agrément
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    Après neuf ans d’activité, la banque compte près de 7 millions de clients et en recrute environ 500.000 chaque année. Focalisée sur le retail low income, la banque souhaite avoir plus de marge de manœuvre pour développer son activité (Ph. L’Economiste)

    Neuf ans après sa création, Al-Barid Bank pèse 56 milliards de DH de total bilan et se compare à Crédit du Maroc sur cet indicateur. Sauf que la filiale de la Poste s’adresse essentiellement à une population à faible revenu et ne dispose pas de la panoplie de l’offre des autres établissements.

    En revanche, elle couvre des zones où les banques ne vont pas forcément s’aventurer. Malgré sa jeunesse, Al-Barid Bank compte près de 7 millions de clients. La reconversion des usagers de la Poste a permis d’atteindre rapidement ce seuil. En même temps, la banque continue de recruter massivement, environ 500.000 clients par an.

    Ce dynamisme se retrouve au niveau des dépôts, l’établissement revendiquant la quatrième position sur le marché des particuliers. Pour accroître son bilan, Al-Barid Bank doit accélérer la cadence au niveau de l’offre de financement. L’activité d’octroi de crédit a été lancée en 2012, mais reste peu développée.

    Contrairement à la concurrence, le ratio de transformation (rapport entre les crédits et les dépôts) est très faible chez Al-Barid Bank (10,2%). Le passage de la Poste à la banque a nécessité des ajustements et surtout un investissement important dans la formation des équipes. La banque poursuit son action en matière de renforcement des expertises sur les différents métiers.

    «Le changement de culture est l’un des challenges les plus difficiles», reconnaît M’hamed El Moussaoui, membre du directoire de Al-Barid Bank. Ceci dit, la nature de l’agrément  de la banque limite aussi son champ d’intervention. 

    Opérant sur un segment de marché très peu rentable, Al-Barid Bank est obligé d’investir dans des modèles de distribution agiles, simples et moins coûteux, d’où l’offensive sur le digital. Elle se positionne parmi les acteurs les plus dynamiques du secteur. L’application mobile compte plus de 700.000 utilisateurs actifs, assurent les dirigeants.

    Au total 16% (contre 2% en 2016) des transactions réalisées par la banque ont été initiées depuis son application mobile. Sa solution de paiement mobile est déjà opérationnelle et interopérable avec celle de plusieurs autres acteurs du marché.

    Tout en étant très compétitive sur la tarification, la banque ne veut pas sacrifier la qualité de service. L’amélioration de l’équipement des clients et la création de Barid Cash ont permis de désengorger quelque peu l’affluence au sein des agences.

    Indicateurs 2018 (en millions de DH)

    Produit net bancaire:                1.592

    Résultat brut d’exploitation:    314

    Coût du risque:                         -65    
     
    Résultat net:                               123

    F.Fa

                                                                            

    «Nous voulons sortir du mono-segment»

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     (Ph. Al-Barid Bank)

    - L’Economiste: Quel bilan faites-vous après neuf ans d’activité?
    - Redouane Najm-Eddine:
    Il est très positif, partant du principe que nous avions pour principal objectif d’améliorer la bancarisation et l’inclusion financière. Nous avons près de 7 millions de clients aujourd’hui. Le taux de bancarisation a pratiquement doublé depuis la création de la banque. Ce résultat est le fruit du travail de Al-Barid Bank mais aussi de tous les autres acteurs du secteur. Maintenant, nous avons dépassé le stade de la bancarisation pour aller vers l’inclusion financière qui est un niveau plus avancé. Il s’agit d’inclure les personnes bancarisées dans l’écosystème financier et économique en leur facilitant l’accès à tous les services financiers. Cette accessibilité passe par la densification du réseau. La banque a le réseau le plus large du pays. C’est une situation historique qui a été héritée de la Poste et qui a été accentuée par les ouvertures des dernières années. Par ailleurs, nous avons toujours veillé à ce que nos offres soient très compétitives parce que notre cœur de cible a un revenu modeste et a besoin de produits et services simples et innovants. Al-Barid Bank a été pionnière dans le digital et notre offre de mobile banking détient une part de marché significative. Nous ne voulons pas nous comparer aux autres banques, mais sur notre segment, nous devons être la locomotive.

    - Sur quels aspects le business modèle actuel peut-il évoluer?
    - Nous allons fêter nos dix ans l’année prochaine. Nous sommes une banque rentable, qui se développe. Nous recrutons 500.000 clients par an. Mais, nous sommes mono-segment puisque nous n’intervenons que sur le retail low income. Nous avons démontré que nous pouvions relever des défis. Nous allons engager des discussions avec la Banque centrale pour solliciter une extension d’agrément pour pouvoir accompagner d’autres segments. La banque a par exemple une part de marché conséquente sur les auto-entrepreneurs et nous devons être en mesure de leur offrir une gamme complète de produits et services. Nous avons des échanges permanents avec le régulateur bancaire. Nous sommes conscients de l’importance de renforcer les moyens techniques et humains pour pouvoir rassurer la Banque centrale quant à notre capacité à prendre en charge de nouveaux segments.

    Propos recueillis par Franck FAGNON

     

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