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    International

    Que dire de la politique étrangère de Trump

    Par L'Economiste | Edition N°:5523 Le 24/05/2019 | Partager
    Elle traverse une mauvaise passe, de l’avis de certains observateurs
    Les dossiers qui fâchent ne manquent pas

    Donald Trump et les démocrates américains sont entrés dans une véritable guerre ouverte. Plusieurs élus réclament le lancement d’une procédure de destitution du président sur la base du rapport Mueller. Mais les leaders du parti sont restés prudents jusqu’ici. Ils savent que la procédure est longue et risque de monopoliser le débat, au détriment des sujets de fond de la campagne présidentielle de 2020. D’autre part, la politique étrangère de Trump traverse une mauvaise passe.

    ■ Iran, l’escalade: En claquant la porte, en mai 2018, de l’accord sur le nucléaire iranien, Donald Trump tenait son engagement contre ce texte jugé insuffisant pour empêcher Téhéran de fabriquer la bombe atomique et surtout endiguer son influence au Moyen-Orient. Mais un an plus tard, malgré des sanctions, la République islamique n’a rempli aucune des douze conditions émises par Washington pour renouer le dialogue. Et les alliés européens des Etats-Unis continuent de contester la décision du président américain. Le face-à-face s’est en outre tendu début mai, lorsque la confrontation s’est déplacée sur le terrain militaire. Pour contrer une présumée menace imminente en lien direct avec l’Iran, le Pentagone a multiplié les déploiements dans le Golfe…

    ■ Corée du Nord, l’impasse: L’Iran risque de reprendre la prolifération nucléaire. Et la Corée du Nord produit tous les deux mois suffisamment de matière pour une nouvelle bombe. C’est un échec: «Le bilan de Trump, ce sera la Corée du Nord qui continue à proliférer et l’Iran qui se remet à proliférer». Ce constat au vitriol vient d’un diplomate européen. La relation avec Pyongyang était pourtant la principale «success story» de son début de mandat. Priorité des priorités à son arrivée au pouvoir, le dossier nucléaire nord-coréen a fait l’objet d’une embellie spectaculaire après l’escalade vertigineuse de 2017. Pour la première fois, un président des Etats-Unis a rencontré un numéro un de la Corée du Nord, et Donald Trump n’a depuis cessé de vanter son amitié pour Kim Jong Un. Mais sans aucun progrès concret à ce stade sur la dénucléarisation, et les négociations sont désormais dans une impasse.

    ■ Venezuela, la frustration: Très hostile aux politiques visant à provoquer des changements de régime à l’étranger, chères aux républicains néoconservateurs du début des années 2000, Trump s’est laissé convaincre par plusieurs membres de son camp de faire une exception pour le Venezuela de Nicolas Maduro. Depuis janvier, son administration reconnaît ainsi l’opposant Juan Guaido comme président par intérim et tente de pousser le dirigeant socialiste vers la sortie à coups de sanctions économiques, isolement diplomatique et menace militaire. Mais la promesse d’une campagne éclair a cédé la place à l’enlisement. Et là aussi, la frustration du président à l’égard de son entourage commence à percer.

    Chine, le bras de fer continue…

    Promesse phare du candidat Trump, plusieurs fois annoncé comme imminent, l’accord commercial avec Pékin peine à se concrétiser. Entre-temps, la guerre à coups de taxes douanières ne cesse de s’envenimer entre les deux premières puissances économiques mondiales, frappant les éleveurs et agriculteurs américains (autant d’électeurs dont le républicain a besoin pour s’assurer un second mandat en 2020). Convaincu que seul le rapport de forces fonctionne, le président américain vient de déplacer le conflit sur le terrain technologique pour tenter de neutraliser Huawei, géant chinois des télécoms, sans que l’on sache si cette carte jouera en sa faveur dans des négociations commerciales qui font du surplace.

    F. Z. T. avec agences

     

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