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    Economie

    Œufs et Ramadan: La grande spirale des prix et de la consommation

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5521 Le 22/05/2019 | Partager
    Des pics atteints en cette période de jeûne
    8,6 milliards de DH de chiffre d’affaires
    La demande largement satisfaite et l'excédent de la production exporté en Afrique
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    En omelette, brouillés, au plat ou à la coque? Rien de tout cela, les Marocains préfèrent les œufs durs particulièrement pour Ramadan. En effet, ils sont, chaque jour, à la rupture du jeûne, sur toutes les tables du f’tour. C’est en ce mois, d’ailleurs, que la demande sur ce produit atteint son pic annuel. Les prix aussi, surtout à Casablanca et Rabat où le plateau de 30 œufs est commercialisé entre 27 et 30 DH.

    Ailleurs, dans les autres villes et régions du pays, il coûte entre 25 et 28 DH. Lors des derniers jours de forte canicule, le prix est même descendu à 23 DH. Le produit est ainsi fragile et donc facilement périssable quand il n’est pas conservé à l’abri de la chaleur.

    Selon l’Association nationale des producteurs d’œufs de consommation (ANPO), la production a été de 6,6 milliards d’unités en 2018. Sur cette quantité, le secteur moderne a produit, à lui seul, 5,8 milliards d’œufs. C’est dire que l’offre couvre largement la demande.

    L’excédent de la production est exporté, principalement vers certains pays d’Afrique. C’est le cas du Maroc qui assure, depuis quelques années déjà, son autosuffisance en ce produit devenu incontournable particulièrement pendant le Ramadan.

    Vigilance toujours

    Cependant, la vigilance doit être constamment de mise en ayant toujours à l’esprit l’année 2014 lorsque le cheptel national a été touché par la grippe aviaire H9N2. Certes, sans incidence sur la santé humaine, mais cette contamination avait entraîné

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    Le poids moyen d’un œuf est de 60 g. Le jaune en constitue environ 30%, le blanc 60% et la coquille 10%. Le jaune compte environ 50% d’eau, alors que le blanc est constitué très majoritairement d’eau (90% environ)

    une baisse de 30% de la production d’œufs. Et, par conséquent, une augmentation des prix au détail dépassant parfois 1,50 DH l’unité. Le gouvernement a dû, d’ailleurs, faire appel aux importations pour répondre à la demande.

    Par un décret ministériel, les droits d’importation des œufs ont été baissés de 40% à 10%. En vertu de ce décret, les opérateurs de la filière ont ainsi été autorisés à importer 4.000 tonnes d’œufs (soit quelque 8 millions d’unités) principalement d’Espagne.

    Actuellement, la filière de production d’œufs de consommation est constituée de 3 couvoirs agréés de type ponte produisant 15 millions de poussins, 252 exploitations autorisées à exercer l’élevage de poules pondeuses, 5 centres agréés de conditionnement d’œufs et 3 unités de transformation d’œufs. En outre, les investissements cumulés consentis dans cette filière ont atteint 3,4 milliards de DH jusqu’en 2018 affichant un chiffre d’affaires estimé à 8,6 milliards de DH.

    Sans oublier que la filière offre 23.000 emplois directs permanents et quelque 34.000 emplois indirects dans les circuits de commercialisation et de distribution. Il faut rappeler que les œufs destinés à la consommation (et non à l’industrie des cosmétiques) sont produits par des poules pondeuses.

    Celles-ci sont élevées dans des fermes dédiées et conformes aux dispositions de la loi 49-99 relative à la protection sanitaire des élevages avicoles et au contrôle de la production et de la commercialisation des produits avicoles. Ces fermes sont agréées par les services vétérinaires de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa) et sont supervisées par un vétérinaire privé muni d’un mandat sanitaire dans le cadre d’une convention d’encadrement sanitaire.

    Leur alimentation est essentiellement constituée de grains, le maïs étant la principale denrée de l’aliment qui leur est servi. En plus de sous-produits de la trituration des graines oléagineuses (tourteaux de soja, de tournesol,…) et de compléments de vitamines et de minéraux et oligo-éléments pour prévenir les volailles contre les carences nutritionnelles.

    Source de protéines

    Essentielles pour construire et réparer les tissus corporels, les protéines contenues dans les œufs sont composées de 20 acides aminés dont 9 ne peuvent pas être fabriqués par le corps humain. Elles doivent donc provenir de l’alimentation, principalement des œufs qui sont «l’un des rares aliments à contenir des protéines complètes puisqu’ils contiennent chacun des neuf acides aminés essentiels». En outre, l'œuf est l'«un des rares aliments qui contient naturellement de la vitamine D».

                                                                         

    Consommation

    La consommation moyenne d’œufs par habitant/an a enregistré une hausse significative entre 2010 et 2018. Elle est, en effet, passée de 138 à 185 unités. Un niveau jugé encore très faible. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’Association nationale des producteurs d’œufs (ANPO) organise régulièrement une Journée nationale de l’œuf.

    Objectif: promouvoir la consommation à travers la sensibilisation du consommateur à l’intérêt de l’œuf en tant qu’aliment quotidien, sain, nutritif et équilibré. Selon les nutritionnistes, la ration moyenne consommée au Maroc en produits avicoles apporte, en matière de protéines, 2,14 gr/hab/jour, soit 9,2% de protéines d’origines animales. Cependant, il faut savoir que les œufs de gros calibre, les plus recherchés sur les marchés, présentent parfois des problèmes de qualité.

    En effet, le «blanc d’œuf» (ou albumen) peut perdre de sa consistance après cuisson. Il s’effrite, alors, au toucher et l’œuf devient difficile à éplucher. Selon un spécialiste de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV), «l’albumen devient fluide quand l’œuf est stocké dans des températures dépassant les 13 °C». Mais, cela ne présente aucun risque pour la santé.

    Jamal Eddine HERREADI

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