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    Exclusif: Managem s’exprime sur le Soudan

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5518 Le 17/05/2019 | Partager
    «Un simple malentendu» selon Imad Toumi, PDG du groupe
    «Managem est un atout pour une croissance inclusive en Afrique»
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    Imad Toumi, PDG de Managem: «Nos clients et partenaires nous connaissent et savent que nous travaillons toujours dans le respect le plus strict de la réglementation. Nous avons clarifié la situation auprès des autorités soudanaises compétentes» (Ph. privée)

    Présent au Soudan depuis plus de dix ans, le groupe Managem a enregistré un couac il y a quelques jours après le blocage de la livraison d’une cargaison d’or.  «C’est un simple malentendu. Nos clients et partenaires nous connaissent et savent que nous travaillons toujours dans le respect le plus strict de la réglementation. Nous avons clarifié la situation auprès des autorités soudanaises compétentes», assure Imad Toumi, PDG de Managem. Le groupe a investi 120 millions de dollars depuis le début de ses activités au Soudan et y emploie plus de 900 personnes. Le PDG de Managem revient sur l’évolution de ce dossier, des activités au Soudan et de sa stratégie africaine.

    - L’Economiste: Une de vos expéditions d’or a été récemment bloquée au Soudan. Pourquoi et où en est ce dossier?
    - Imad Toumi:
    C’est un simple malentendu. Un blocage administratif inattendu a provoqué le gel d’une expédition et nécessité une due diligence complémentaire. Nos clients et partenaires nous connaissent et savent que nous travaillons toujours dans le respect le plus strict de la réglementation. Nous avons clarifié la situation auprès des autorités soudanaises compétentes. Nous sommes confiants et cette expédition devrait être exportée très prochainement vers notre client.

    - Dans le contexte soudanais actuel, comment évoluent vos activités?
    - Nous sommes un opérateur privé et un acteur minier de référence qui investit toujours dans la durée et de façon responsable. Nous sommes respectés et reconnus pour notre expertise métier, notre sérieux et notre engagement à contribuer à un développement bénéfique des territoires et des populations auprès desquels nous opérons. Depuis le début de nos activités au Soudan, il y a plus de 10 ans, Managem entretient des partenariats stratégiques et se réjouit des relations durables liant le groupe avec les institutions soudanaises et ses instances sectorielles.
    Le groupe a développé cette capacité à évoluer dans des terrains comme le Soudan qui requièrent un haut degré de maîtrise opérationnelle et logistique.
    Ainsi, grâce à son expertise et à la mobilisation de ses équipes, Managem a réussi à construire une usine «state-of-the-art», l’une des premières unités industrielles du pays. Depuis le début de ses activités au Soudan, il a investi 120 millions de dollars et a créé plus de 900 emplois et envisage de continuer à en créer d’autres dans l’avenir.

    - Ce fort développement au Soudan concrétise-t-il votre stratégie de développement en Afrique?
    - La stratégie africaine de Managem repose sur le développement des activités aurifères à la fois en Afrique de l’Ouest et au Soudan.
    Dans les pays africains où nous opérons, nous veillons à développer des projets de taille importante, aux normes internationales, et à exporter notre savoir-faire, acquis depuis près de 90 ans sur toute la chaîne de valeur minière. Ainsi, en tant qu’acteur industriel, nous participons au développement économique et social local des régions où nous opérons – toujours avec une attention particulière pour les enjeux sociétaux et environnementaux. Aujourd’hui, le groupe commence à concrétiser sa croissance africaine et rentre dans une phase de livraison de ses projets. Au-delà du lancement de notre nouvelle usine au Soudan, nous avons deux projets en construction: Pumpi et Tri-K. En RDC, Pumpi est un projet de taille très importante et qui nécessite un investissement de 580 millions de dollars pour produire du cuivre et cobalt. Ce projet est développé en partenariat avec Wanbao mining, un opérateur international de renom qui a la capacité de financer et de construire de tels projets. La construction de la mine a démarré et nous projetons de lancer la production dès début 2021. En Guinée, nous avons bouclé cette année l’étude de faisabilité bancable du projet aurifère Tri-K, une étude aux normes internationales reconnue comme modèle pour sa qualité sur les projets or dans le pays.

    - Au-delà d’un développement à l’international, le groupe envisage-t-il d’autres perspectives?
    - La diversification de nos métiers et l’innovation en matière de produits sont aujourd’hui une nécessité pour notre développement. Nous travaillons notamment sur la possibilité d’aller plus loin sur la chaîne de valeur minière afin de développer des activités à plus forte valeur ajoutée, moins exposées aux fluctuations des cours des métaux, comme le recyclage ou la production de précurseurs.
    Aujourd’hui, nous avons déjà investi dans nos installations à Guemassa pour être capables de transformer des dérivés d’hydroxyde de cobalt, provenant de nos clients, en cathodes de cobalt. Cette transformation industrielle et notre expertise en recherche et développement sont un moteur pour créer de la valeur dans nos métiers et développer des activités industrielles à forte valeur ajoutée.
    A cet égard, notre diversification et notre innovation sont un atout pour une croissance inclusive en Afrique. La création de valeur durable demeure notre raison d’être. C’est ce qui explique, partout où nous intervenons, la mobilisation de nos équipes.

    Propos recueillis par Franck FAGNON

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