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    Culture

    «Arabæsque», une synthèse subtile entre traditions musicales orientales et occidentales

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5517 Le 16/05/2019 | Partager
    Un projet mené par le concertiste Marouan Benabdallah et soutenu par l’Académie du Royaume du Maroc
    97 compositeurs arabes de musique classique mis à l’honneur
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    La diva libanaise Fadia Tomb El Hage, une des rares voix formées dans les deux cultures et techniques vocales orientale et occidentale, les virtuoses Jihad Al-Chemaly au oud et Pierre Rigopoulos à la percussion ainsi que le pianiste Marouan Benabdallah ont interprété «Zarani», une relecture de Mouwashahate.  Une œuvre du compositeur libanais Zad Moultaka (Ph. ARM)

    C’est un trio d’exception qu’a réussi à rassembler, autour de lui, le pianiste concertiste marocain à la carrière internationale, Marouan Benabdallah. La diva libanaise Fadia Tomb El Hage, une des rares voix formées dans les deux cultures et techniques vocales orientale et occidentale, accompagnée par les virtuoses Jihad Al-Chemaly au oud et Pierre Rigopoulos à la percussion.

    L’ensemble s’est retrouvé à l’Académie du Royaume du Maroc, en mars dernier, pour un concert de très grande facture. Le pianiste poursuit ainsi, en partenariat avec l’Académie, son projet «Arabæsque», initié en septembre 2014.

    Le projet a pour objectif de rechercher les compositeurs classiques arabes et de présenter leurs œuvres sur la scène de concert internationale. Contemporains, pour la plupart, ils sont quelque 97 compositeurs de musique classique dite «occidentale», méconnus du grand public, à avoir été répertoriés par le projet, suite à des recherches minutieuses dans différentes bibliothèques et collections privées.

    Des compositeurs ont eu des parcours différents: certains ont étudié aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Autriche, en Allemagne, en Ukraine, en Russie, et aujourd’hui, ils vivent en Amérique, en Europe, et certains sont rentrés dans leur pays d’origine. La particularité de ces artistes, bien  qu’écrivant dans la tradition, c’est-à-dire dans les formes et structures dites occidentales, est qu’ils intègrent toujours une touche rythmique ou mélodique  orientale. 

    Autrement dit,  ils créent une synthèse originale qui rend ce répertoire absolument unique. C’est le cas d’ailleurs de Zad Moultaka, l’artiste mis à l’honneur lors de cette édition. Compositeur libanais né à Beyrouth en 1967, ce dernier, à peine sorti du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, était destiné à une brillante carrière pianistique.

    Et pourtant, il décida de tout arrêter afin de se consacrer entièrement à la composition, hanté par les contradictions et l’impossible synthèse entre l’écriture savante occidentale et la tradition orale arabe. Il y parvient cependant après une longue période de recherches et d’expérimentations, pour notre plus grand bonheur… Il compose «Zarani» en 2002, une relecture de quelques Mouwashahate, traditionnellement interprétées par une voix accompagnée d’un ensemble instrumental, et auxquels s’ajoute le piano venu les contrarier ou les renforcer.

    Un chef-d’œuvre représentant l’esprit même d’Arabæsque, une synthèse subtile, où traditions musicales orientales et occidentales, quarts de ton de la voix ainsi que du oud et sonorités tempérées du clavier, écriture polyphonique occidentale et linéarité mélodique, se mêlent pour créer, à la lisière du sensuel et du spirituel, un langage nouveau, à la croisée des cultures.

    A.Bo

                                                                              

    Un Rbati au firmament

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    Marouan Benabdallah est incontestablement le principal représentant de son pays natal, le Maroc, sur la scène de concert internationale. Avec un héritage musical profondément enraciné dans la tradition hongroise, Benabdallah a reçu sa formation au Conservatoire Béla Bartók et à l’Académie Franz Liszt de Budapest, et en 2008, s’est vu décerner la médaille du Parlement hongrois «en reconnaissance de son talent exceptionnel et de ses accomplissements dans le domaine musical».
    Une distinction qu’il partage avec des artistes tels que Placido Domingo, José Cura et bien d’autres. Lauréat de nombreux concours internationaux (Naples, Hilton Head, Rubinstein), sa carrière internationale débute en 2003 après son succès triomphal au concours de la Radio hongroise et du Grand prix d’Andorre.  Depuis lors, l’artiste, natif de Rabat en 1967, est  régulièrement salué par la critique pour son «instinct lyrique» (New York Times), sa «virtuosité naturelle époustouflante» (Nice-Matin), son «style élégant et raffiné» (Cleveland Plain Dealer) ainsi que son «énergie rythmique et un sens irrésistible de la dynamique» (Washington Post). Les appréciations ne se limitent pas à la presse, puisque Marouan est décrit par le légendaire Ferenc Rados comme un «remarquable musicien», tandis que le célèbre pianiste Daniel Barenboim reconnaît sa «spontanéité» et son «jeu naturel».

     

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